Woman in Car.

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 25 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Anne, veuve et mère d’une fillette de 7 ans, est sur le point de se remarier. Quelques jours avant la cérémonie, elle passe par sa maison de campagne dans le but d’assister à l’anniversaire de la sœur de Fraser, son défunt conjoint. Mais…

CRITIQUE.

★★ ½

texte
Élie Castiel

Passé (re)composé

Il s’agit d’un film désincarné et c’est d’autant plus désolant que ça paraît intentionnel, comme si la Montréalaise Vanya Rose – plusieurs courts sujets, dont la trilogie Montreal Stories –  qui signe ici son premier long métrage. Un geste qui lui permettrait de subjuguer l’instant pour y déceler ses menues grandeurs. Pourtant, les intentions sont là, fort louables, celles de bien faire, de saisir les moments, une certaine temporalité, en plus de saisir les contours d’une relation familiale compliquée, un abandon des sens pour des raisons difficiles à comprendre. Des relations compliquées dont on n’arrive pas à saisir les rouages, ce qui pousse tel ou tel personnage à éviter la confrontation, renoncer à prendre la vie dans son envol, en passant, justement, par quatre chemins.

Comme si seul comptait l’objectif de la caméra.

D’où une mise en scène bancale, se dirigeant un peu partout comme si au bout du chemin, le miracle finirait par s’accomplir. Mais il y a une direction photo signée Glauco Bermudez. Même dans les moments d’érotisme (brefs, même si parfois poussés vers une exaltation du plaisir charnel) séparant l’amour de la sexualité. On comprend dans ces laps de temps que la frontière entre le désir et les liens affectifs sont parfois entortillés.

Et si après tout, la mise en scène discontinue, sa forme byzantine, son manque de cohésion ne serait après tout qu’à l’image même de son anti-héroïne, Anne, campée par une Hélène Joy qui semble avoir très bien compris son personnage; parfois présente, le plus souvent fantomatique; portée par une sorte d’abandon qui ne s’explique pas; par miracle passager, vouée à se reprendre en main et du coup, retombant volontairement en abyme.

Et si après tout, la mise en scène discontinue, sa forme byzantine, son manque de cohésion ne serait après tout qu’à l’image même de son anti-héroïne…

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Vanya Rose

Scénario
Vanya Rose

Direction photo
Glauco Bermudez

Montage
Jacquelyn Mills

Lucas Villegas

Musique
Erika Engell

Simon Engell

Vanya Rose

Genre(s)
Drame

Origine(s)
Canada

Année : 2020 – Durée : 1 h 50 min

Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.

Femme. Voiture.

Dist. [ Contact ] @
EyeSteelFilm

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

[ Érotisme ]

Diffusion @
Cinéma du Musée

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]