Compagnie Virginie Brunelle
@ Place des Arts

CRITIQUE
[ Danse ]

Élie Castiel

★★★ ½

 

SANS QUOI NOUS CRÈVERONS

 

IMPULSIONS

Ce qui suscite l’admiration d’une bonne partie des artistes de la scène, c’est bel et bien ce rapport au monde, cette actualisation du présent en tant que celui-ci nous échappe. Qu’il s’agisse de ces créateurs et créatrices dans le domaine du théâtre, surtout, de la danse, souvent et autres disciplines.

C’est le cas de la Compagnie Virginie Brunelle qui, dans notre cas, nous avait été révélée il y a quatre ans avec Fables, spectacle, comme toujours, à Danse Danse.

Crédit
Compagnie Virginie Brunelle

Les liens qui unissent la musique et le geste sont, dans ce nouveau spectacle, sorte d’avertissement, Sans quoi nous crèverons, des rapports de force en même temps que des mouvements de résistance, de soummmission aussi paradoxalement que cela puisse paraître. Une pulsation venant du cœur et de l’esprit qui anime la scène et provoque chez les spectateurs, du moins un questionnement sur ce qu’il se passe sur scène.

Jeu de lumière, de corps qui s’unissent, se séparent et n’occupent qu’un simple espace, avant d’explorer d’autres lieux. Car l’espace scénique est réservé tout entier pour elles et eux, trois danseurs et deux danseuses qui s’accusent mutuellement, se trouvent soudainement un chemin d’entente. C’est dans ce déchirement humain que l’espace est traversé.

Crédit : David Wong

C’est de l’état artérielle de haute pression de la société que Brunelle parle le plus. Mais la danse, comme la musique, adoucit les mœurs, les habitudes, deviennent non pas des palliatifs, mais des modes de vie, du moins métaphoriquement, pour inciter à la prise de conscience, au questionnement.

Une musique mythique, l’incontournable Adagio d’Albinoni, tel qu’arrangé par son biographe Remo Giazotto (enfin, ça c’est une autre histoire) soulève nos sens et notre regard sur la danse ; car impossible de séparer les deux disciplines dans le spectacle en question.

Dans une dernière partie frénétique, la musique originale de Laurier Rajotte convoque le présent dans toute sa fureur, ses impulsions incontrôlables comme si, du coup, tout devrait disparaître. Et ce n’est pas un message désespéré, mais un d’ouvrir de nouvelles possibilités.

C’est de l’état artérielle de haute pression de la société que Brunelle parle le plus. Mais la danse, comme la musique, adoucit les mœurs, les habitudes, deviennent non pas des palliatifs, mais des modes de vie, du moins métaphoriquement, pour inciter à la prise de conscience, au questionnement.

FICHE ARTISTIQUE PARTIELLE

Chorégraphie : Virginie Brunelle
Interprètes
Sophie Breton, Alexandew Carlos
Yelda del Carmen, José Flores,
Émile de Vasconselos-Taillefer

Scénographie : Jonathan Saucier
Éclairage : Chantal Labonté
Musique : Laurier Rajotte

Durée
1 h
(sans entracte)
Diffusion & Billets
PdA
Jusqu’au 18 avril 2026
20 h

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]