Mon fils ne revint que sept jours

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 1er mai 2026

 

RÉSUMÉ SUCCINCT
Mathieu retourne à ses origines.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

 

Dans une forêt du Québec, une femme, à l’intérieur de sa demeure, aperçoit quelqu’un devant la porte extérieure munie d’une moustiquaire.

 

Coureur des bois 

 

Suzanne est chercheuse et vit dans cette partie de la Mauricie et récolte des champignons de tous types qu’elle répertorie et photographie avec un gros appareil approprié. Mathieu lui a envoyé depuis plusieurs années des lettres manuscrites, fruits de ses errances parmi les monts et vaux d’Amérique du Nord. Sa mère suit sur une très grande carte géographique ce périple sans but. La mise en scène du cinéaste décrit cette forêt qui est le lieu de travail de cette mycologue.

De nombreuses contre-plongées en diagonales avec ces objets vivants à l’avant-plan documentent cette quête quasi quotidienne. L’enfant prodigue demande à sa mère de l’amener à la tourbière. La cinématographie de Olivier Laberge en 4:3 détaille de grandes variétés de plantes rouges, vertes ou brunes dont une mouche se débattant dans la corolle d’une fleur rouge. Le thème de la relation symbiotique entre l’humain et la nature du roman éponyme de David Clerson est ainsi pris à bras-le-corps par le cinéaste.

Entre la terre et l’humain, l’engagement des origines.

Un effet de montage d’Alexis Viau relie un étang vu en plongé avec Suzanne dormant dans son lit. La relation familiale évolue au cours de ses pérégrinations agrémentées de cris de batraciens et autres animaux dans une bande sonore enveloppante.

Francis La Haye habite, de tout son corps perclus, cette variation plus désespérée d’Yves Boisvert, le protagoniste d’À tous ceux qui ne me lisent pas. Marie-France Marcotte trouve là un grand rôle de premier plan à sa mesure, investie qu’elle est dans ce personnage d’une femme, veuve et mère qui a dans sa passion scientifique un moyen de touiller encore mieux cette nature qui l’enserre et la nourrit. Yan Giroux méritait assurément sa mention spéciale au dernier FNC pour cette œuvre qui constitue une autre étape dans son sillon.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Yan Giroux

Scénario : Yan Giroux, d’après le roman de David Clerson, My Son Came Back to Disappear. Image : Olivier Laberge. Montage : Alexis Viaux. Musique : Marc Antoine Barbier.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 20 min
Langue(s)
V.o. : français
Mon fils ne revint que sept jours

Yan Giroux

Dist.
Les Films du 3 mars
Contact/Prod.
[ Van Beuren Studios ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]