Obsession

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 15 mai 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide folle de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale.  

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★½

Après un film de 62 minutes, dans sa durée, frontière entre le moyen et le long, sorti presqu’exclusivement en ligne, l’acteur-réalisateur Curry Barker persiste et signe un premier long métrage auréolé par plusieurs bonzes de la critique et de la production.

 

Vœux pieux

et

frustrations

 

Excercice auquel se livrent plusieurs réalisateurs puisque chez nos voisins du Sud, tout en matière de cinéma est affaire d’argent, de deal, de promesses qu’il faut tenir, même pour les petits budgets : c’est-à-dire atteindre le plus possible aux guichets. Faut-il quand même rappeler que le film a coûté moins qu’un million à faire.

Disons-le sans ambages, Obsession devrait atteindre ses objectifs, non seulement pour la folie meurtrière et intentionnellement gratuite qu’il exhibe avec un sens démesuré et souvent clownesque de la dérision et de la folie, mais aussi parce qu’il est réalisé par un jeune, né en 1999, bien au courant des attentes de ceux et celles de sa génération. D’où un casting qui assume totalement son identité. Rien n’est laissé au hasard sur ce plan – Quelques personnes d’autres générations apparaissent dans de très brèves scènes, pas plus.

Personne ne connaît mes véritables désirs.

Bear (rôle tenu par Michael Johnston le plus naturellement du monde, ne sachant pas ce qui lui arrive, allant même jusqu’à…). Il est secondé par son copain de travail, Ian (excellent Cooper Tomlinson). Et l’amour de sa vie, Nikki, dont le rôle est campé par Inde Navarette (d’une mère australienne et d’un père mexicain), d’où sa pugnacité excessive et constants revirements de comportement.

Entre s’aimer et se détruire, quelques pas, quelques situations (très) embarrassantes, de l’hémoglobine par défaut et une finale qu’on ne révélera pas. Car voyez-vous, Obsession nous paraît avant tout comme un regard percutant sur les frustrations sexuelles d’une certaine Amérique contemporaine.

C’est rocambolesque, tonitruant et complètement centré sur soi. Encore une fois, le film aura sans doute du succès. En attendant de voir une de ses prochaines réalisations, Texas Chainsaw Massacre, actuellement en préproduction.

Lorsque le générique de fin s’installe, on a droit à une chanson qui évoque une époque vintage du cinéma américain, hommage sans doute de Barker à tous ces vieux films qu’il a sans toute visionnés.

Le scénario, bancal, volontairement maladroit : comment croire à cette boîte magique qui se vend si librement et qui permet qu’un vœu se matérialise, mais avec des conditions bien spécifiques ?

C’est rocambolesque, tonitruant et complètement centré sur soi. Encore une fois, le film aura sans doute du succès. En attendant de voir une de ses prochaines réalisations, Texas Chainsaw Massacre, actuellement en préproduction.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Curry Barker

Scénario : Curry Barker. Direction photo : Taylor Clemons. Montage : Curry Barker. Musique : Rock Burwell.

Genre(s)
Suspense psychopathologique
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 48 min
Langue(s)
V.o. : anglais, s.-t.f. & Version française
Obsession

Curry Barker

Dist.
Universal Pictures Canada
Contact/Prod.
[ Focus Features ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc ]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 16 ans
[ Violence / Horreur ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]