Couture
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 26 juin 2026
A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise aussi le chemin d’Ada, une jeune mannequin sud‐soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle, une maquilleuse française aspirant à une autre vie.
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★
La mode est la principale victime de ce beau film, j’ose bien le dire, ‘beau film’, en dépit d’une critique, essentiellement négative, face au film de la française Alice Winocour. L’industrie de la haute couture, avec ses afféteries et ses superficialités, ne peut remplacer la vie qui, contre toute attente, reprend ses droits, quelle que soit ce qu’elle cache.
La foire
aux vanités
Il y a, dans le regard d’Angelina Jolie, quelque chose de fuyant, de résistant. Une partie d’elle-même qu’elle administre à son personnage de Maxine Walker, réalisatrice américaine, invitée à Paris pour la prochaine Fashion Week, afin de créer une œuvre artistique.
Jusqu’ici, un scénario plutôt banal. La grande question : pourquoi faire jouer une actrice américaine dans un film français ? Pour Winocour, un caprice, un rêve à accomplir, quelque chose qu’on n’explique pas, et pourquoi pas ? Prendre les premiers pas et laisser les choses aller, quitte à se casser la gueule.
On explique le comportement de Maxine/Jolie lorsqu’elle apprend être atteinte d’un cancer du sein. S’établit entre elle et le personnage incarné une extraordinaire mise en abyme qui exprime autant la peur, la souffrance, la dignité perdue et la vie qui semble ne rien pardonner.

Ces moments qui détournent.
Ces éléments narratifs, Alice Winocour, également scénariste, les gère avec un sens où ces fausses notes qui paraissent au cours du récit ne sont en fait que le bouleversement qui s’opère chez un individu lorsque sa vie bascule à un moment donné.
Mais en pleine activité et se prouver à elle-même qu’elle vaincra sa maladie, Maxine/Jolie continue son chemin pour atteindre le défilé d’ouverture de la Fashion Week. Le film est tout le long, une perpétuelle mise en abyme où deux vies, celle extérieure et celle inventée s’affrontent dans un formidable effet miroir où tout est permis.
Le film est tout le long, une perpétuelle mise en abyme où deux vies, celle extérieure et celle inventée s’affrontent dans un formidable effet miroir où tout est permis.
Avec Angelina Jolie, en double emploi (la vie/le cinéma), un mirage qui se transmet à travers les rencontres. Si le film affiche trois histoires parallèles à travers le ‘destin’ de trois personnages différents, c’est plus par souci de correspondances que tout autre chose.
Dans le cas d’Angelina Jolie, comme antidote, garder un certain sang-froid, un niveau de neutralité ne serait-ce que pour atteindre un semblant de vérité.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Alice Winocour
Scénario : Alice Winocour. Direction photo : André Chemetoff. Montage : Lilian Corbeille, Julien Lacheray. Musique : Filip Leyman, Anna Von Hausswolf.
Genre(s)
Drame
Origine(s)
États-Unis / France
Année : 2025 – Durée : 1 h 44 min
Langue(s)
V.o. : anglais, français; s.-t.f.
Coutures

Alice Winocour
Crédit : @ Lux Film Festival
Distribution
Studios h264
Contact/Production
[ Game Theory Films ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée ]
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Thèmes adultes ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Le film est tout le long, une perpétuelle mise en abyme où deux vies, celle extérieure et celle inventée s’affrontent dans un formidable effet miroir où tout est permis.