The Invite
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 juillet 2026
Deux couples au bord de l’implosion, le temps d’un dîner qui dérape.
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★ ½
Olivia Wilde a vraiment le sens du flair dans le choix des comédiens et dans celui de la direction photo. Pour le spectateur, quelque chose de paré à toute éventualité.
Adultes consentants
D’une part, se donnant le rôle de Angela, qu’elle campe avec cet air de fausse ingénue avec autant de naïveté que d’emprise sur les trois autres concurrents. Puis Joe, à qui Seth Rogen pourvoit cette allure de guy-next-door (le gars-d’à-côté) avec une volonté sans pareille, jusqu’à ce laisser séduire par une extravagante proposition. Et puis, les voisins d’en haut, Pina, personnage magnifiquement peint par une Penélope Cruz qui n’a rien perdu de son allant ; finalement Hawk, (en français ‘faucon’) à qui le convaincant (et rare en ce moment) Edward Norton incube à ce rapace diurne ce comportement assidu de chasseur sournois.
Et finalement donner au Grec Yorgos Mavropsaridis le travail de la direction photo. On notera que depuis que Yorgos Lanthimos a atteint un niveau international, même si en Grèce, il a tourné de très bons films, les Grecs du monde du cinéma, notamment les techniciens, font partie des génériques dans le cinéma occidental. C’est très bien ainsi.

Comme s’ils avaient déjà l’habitude.
Et une proposition comme fil conducteur à cette satire sur le couple, dépassé la quarantaine, mais chacun, chacune toujours conservé.e physiquement et moralement encore poussé.e par ce qu’on devine.
Sauf Joe, le plus vieux, mais pas si vieux que ça, qui doit se laisser convaincre après de nombreux efforts, de s’allier aux trois autres.
Justement, Seth Rogen, à notre avis, celui qui vole de haut la vedette, s’adaptant aux divers registres d’interprétation avec une aisance particulière.
Oui, bien sûr, inévitablement, quelques longueurs se glissent dans l’ensemble, mais l’écriture de Will McCormack et Rashida Jones atteint quand même un niveau de compréhension salutaire, avec comme résultat, un film qui assume sa mainmise sur un sujet inépuisable.
Justement, encore une fois, la caméra de Mavropsaridis le capte de profil en un gros plan d’une émotion particulière. Car The Invite est aussi une comédie dramatique qui renvoit à un certain cinéma des sentiments qu’on avait perdu de vue.
Et s’il s’agissait, de la part de Wilde, d’un film politique? Dans un monde en colère, va-t’en-guerre comme jamais auparavant, sursautant à chaque prise de bec de tel ou tel dirigeant, quoi de meilleur comme antidote que de se laisser emporter par l’amour charnel et raviver le couple en nous.
Oui, bien sûr, inévitablement, quelques longueurs se glissent dans l’ensemble, mais l’écriture de Will McCormack et Rashida Jones atteint quand même un niveau de compréhension salutaire, avec comme résultat, un film qui assume sa mainmise sur un sujet inépuisable.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Olivia Wilde
Scénario : Will McCormack, Rashida Jones; d’après le film de Cesc Gay, Sentimental. Direction photo : Adam Newport-Berra. Montage : Anthony Boy, Yorgos Mavropsaridis. Musique : Devonté Hynes.
Genre(s)
Comédie dramatique
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 47 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f. & Version française
L’invitation
Distribution
V V S Films
Contact/Production
[ A24 / FilmNation
Entertaiment ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Olivia Wilde
Crédit : @ Gage Skidmore
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Langage vulgaire ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Oui, bien sûr, inévitablement, quelques longueurs se glissent dans l’ensemble, mais l’écriture de Will McCormack et Rashida Jones atteint quand même un niveau de compréhension salutaire, avec comme résultat, un film qui assume sa mainmise sur un sujet inépuisable.