Connemara
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 juillet 2026
Issue d’un milieu modeste, Hélène a quitté depuis longtemps les Vosges. À la quarantaine, un burn-out brutal l’oblige a quitter Paris, revenir là où elle a grandi. Un soir, sur le parking d’un restaurant franchisé, elle aperçoit un visage connu, Christophe Marchal, le bel Hockeyeur des années lycées.
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★
Tout bonnement, le sujet fait penser à certains films sentimentaux indiens, où danses, chansons et épreuves sportives (en Inde, c’est le cricket) font partie de l’équation.
Dans ce Connemara, ça sera, assez bizarrement, le hockey qu’a choisi Alex Lutz, plus comédien que réalisateur, à qui l’ont doit les réussis Le tableau volé et 5e set (preuves à l’appui, ici et ici). Serait-il fasciné par l’univers des compétitions sportives ? Après la Coupe mondiale qui bat son plein en ce moment ?
Ce lointain
objet du désir
Le roman éponyme de Nicolas Mathieu a résonné chez lui comme un beau sujet de film. À tel point que la production s’est retrouvée à Cannes dans la section ‘Cannes Première ». C’est quand même pas rien.
L’univers du hockey chez les jeunes en ville de province est bien reconstitué, le coach, ancien gloire de ce sport, incarné par le ténébreux et séduisant Bastien Bouillon, ser de fer de lance à cette histoire sentimentale où Hélène (comme toujours, Mélanie Thierry, qui obtient le plus d’attention) revoit son amour de jeunesse. Comme dans la mythologie grecque, la fille d’un certain Zeus, censée être la plus belle femme du monde, aux divers prétendants, ici par contre, un seul objet d’un ancien désir.

Et s’il était possible de tout recommencer ?
Si Connemara ne va pas aussi loin que les Grecs, puisqu’ici, c’est le monde réel, force est de souligner que la petite aventure amoureuse entre les deux anciens tourtereaux prend des allures de carte postale alors que Lutz tente par tous les moyens d’y échapper.
Peut-être bien que Connemara est bien plus du domaine de l’écrit que du visuel. En écriture, tout peut être inventé et on y croit. N’empêche que Lutz, prenant conscience, s’arrange pour que sa mis en scène, moyennant surtout ces rencontres familiales, parfois tendres, d’autre part, tendues, nous fassent penser à ces drames engageants d’où on ressort avec l’esprit apaisé et réconcilié, puisque la vie est faite de hauts et de beaucoup de bas.
Ce qui est d’autant plus déchirant que la revenue ne s’attendait pas à un tel revirement dans le domaine affectif. C’est une belle démarche scénaristique et le temps que ça dure on y croit.
[ … ] on a l’impression, finalement, que Lutz s’est contenté de tourner ce Connemara (dont on vous donne la très belle signification lors du générique final) dans une perspective personnelle où ses thèmes de prédilection, comme l’intimité partagée, sa vision du couple, la vie de famille, la possibilité de refaire sa parcours ou encore son art, sont autant de vérités qui valent la peine d’explorer.
Mais on a l’impression, finalement, que Lutz s’est contenté de tourner ce Connemara (dont on vous donne la très belle signification lors du générique final) dans une perspective personnelle où ses thèmes de prédilection, comme l’intimité partagée, sa vision du couple, la vie de famille, la possibilité de refaire sa parcours ou encore son art, sont autant de vérités qui valent la peine d’explorer.
On ne peut passer sous silence la très belle direction photo signée Éponine Momenceau (rappelez-vous de l’excellent Dheepan, de Jacques Audiard). Selon les lieux filmés, les tonalités chromatiques annoncent la nostalgie ou la mélancolie, ou encore, soulignent des notes d’espoir faussement lumineuses.
Il fut un temps où les petites histoires d’amour au lycée voulaient dire quelque chose et occupaient tout notre temps. Devenu adultes, la vie se charge de prendre le relais, pour le meilleur ou pour le pire.
Une fois n’est pas coutume, c’est du cinéma grand public de qualité.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Alex Lutz
Scénario : Alex Lutz, Amélie Guyader, Hadrien Bichet; d’après le roman éponyme de Nicolas Mathieu. Direction photo : Éponine Momenceau. Montage : Margot Meynier. Musique : Vincent Blanchard.
Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
France
Année : 2026 – Durée : 2 h 21 min
Langue(s)
V.o. : français.
Connemara
Distribution
TVA Films
Contact/Production
[ StudioCanal ]

Alex Lutz
Crédit : @ Kinorium
Diffusion
Cinéma-Cinéma</
[ @ Beaubien ]
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
