La bataille de Gaulle – Partie 1
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 14 août 2026
En juin 1940, un homme déclare que la France n’a pas perdu la guerre.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
Dans un bureau à Londres, quelques hommes se réunissent. L’officier le plus haut gradé dit en englobant par le geste le groupe : Nous sommes la France, vous, nous !
La solitude du
coureur de fond
Commencée de manière endiablée par la bataille de Montcornet, ce drame biographique passe rapidement à Londres et omet le fait que Charles de Gaulle a été sous-secrétaire d’Etat de la Défense nationale et de la Guerre dans le bref gouvernement de Paul Reynaud et a alors croisé Churchill. Il était de plus un auteur à succès. L’emploi d’archives filmiques et radio élargit le contexte et établit l’opposition fondamentale entre de Gaulle et Pétain face à l’envahisseur nazi.
Le scénario du cinéaste et de Bérénice Vila est basé en partie sur De Gaulle : une certaine idée de la France de l’historien britannique Julian T. Jackson. Il rend compte des étapes ardues et des coups du sort qui ont permis l’établissement d’unités combattantes, de moyens de communication (Radio Londres) et autres services regroupés dans une administration très réduite. Plusieurs personnalités apparaissent et s’insèrent dans ce regroupement.

Un début à tout.
Les épisodes pour la plupart courts se multiplient et il manque parfois d’indications pour bien suivre le déroulement. L’opposition entre Londres et Vichy se conjugue en alternance entre des faits militaires et des rencontres en petit comité. Le réalisateur joue sur la différence physique entre Winston, rondouillard habile à asseoir son autorité de premier ministre et le grand Charles, surtout connétable d’une armée en devenir. Les coups de gueule, les pointes d’humour et les épisodes plus sombres permettent d’humaniser encore plus ces deux dirigeants qui s’apprécient l’un l’autre.
Le chef d’orchestre a battu la mesure et d’autres personnes plus ou moins anonymes sortent des coulisses de l’Histoire et prendront de diverses manières leurs places dans ce concert entre Résistance intérieure et armée de Libération dans la deuxième partie que nous attendons donc avec un intérêt renouvelé.
La mise en scène d’Antonin Baudry table un peu sur l’exotisme dans les opérations quasi clandestines lors de la prise en charge de certaines colonies africaines. Elle trouve son point culminant dans la bataille de Bir Hakeim où Benoît Magimel étonne en général Koenig. Simon Russell Beale incarne avec aisance les multiples facettes de Churchill.
Simon Abkarian, par sa prestance, réussit à rendre également la démarche et le phrasé si particulier de cette voix gaullienne porteuse d’envolées si saisissantes. Le chef d’orchestre a battu la mesure et d’autres personnes plus ou moins anonymes sortent des coulisses de l’Histoire et prendront de diverses manières leurs places dans ce concert entre Résistance intérieure et armée de Libération dans la deuxième partie que nous attendons donc avec un intérêt renouvelé.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Antonin Baudry
Scénario : Antonin Baudry; d’après le livre de Julian T. Jackson, A Certain Idea of France. Direction photo : Giora Bejach. Montage : Pierre Cottereau. Musique : Volker Bertelmann.
Genre(s)
Chronique historique
Origine(s)
France / Belgique
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 2 h 38 min
Langue(s)
V.o. : mixte; s.-t.f & s.-t.a.
La bataille de Gaulle – Partie 1
Distributeur
Immina Films
Contact info.
[ Pathé ]

Antonin Baudry
Crédit : @ IMDb
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
