Le Point |.| 35
du Ven 28 août au Jeu 03 sept 2026

EN TOUTE
| PERSPECTIVE |

Élie Castiel
Rédacteur en chef

 

Tarifs douaniers : qu’en est-il du cinéma ?

 

Depuis qu’on le connaît, Donald Trump est tellement imprévisible qu’on ne sait plus à quel saint se vouer.

Toujours est-il qu’en matière d’envoi de marchandises entre nous et nos voisins du sud, tout va de mal en pis au moment d’écrire ces lignes. Mal pour les Canadiens aussi bien que les Américains. Trump est comme une bombe à retardement qui ne sait pas ce qu’il fera d’une seconde à l’autre.

Achetez Canadien, consommez Québécois. C’est clair. Reste tout de même un autre produit « de consommation » : le cinéma.

Le cinéma dans les tarifs, une mésentente
causée par un intrépide irresponsable.

Sujet tabou autant pour les distributeurs, les exploitants et les consommateurs, eux totalement convaincus depuis toujours que les productions américaines sont les meilleures. Pour les films dits « artistiques » aussi, où il y a Sundance et ces distributeurs indépendants qui proposent souvent des films d’exception.

Nous sommes donc confrontés à une véritable foire aux illusions qui, en ces moments difficiles, qu’on souhaite provisoires, pourraient nous pousser à prendre une décision désagréable, toutefois elle aussi temporaire : ne pas voir les films américains jusqu’à ce que la situation se tasse.

À mon humble avis, tâtant les différents terrains, peine perdue : ni les distributeurs, ni les exploitants, et surtout pas le public, le grand comme l’averti, ne céderons à leurs habitudes, les uns sur le plan économique et les autres, s’en fichant peut-être inconsciemment sur ce qui se passe en dehors de leur vie. Autrement dit, que ceux qui dirigent l’économie se débrouillent entre eux.