La bataille de Gaulle : Liberté
P R I M E U R
Sortie
officielle
Vendredi 11 septembre 2026
En attente.
ANGLE
| CRITIQUE |
texte : Luc Chaput
★★★ ½
Sortant brusquement d’une réunion, un général s’arrête dans le couloir et comprend dans tout son être l’ampleur de la perte de ce collaborateur précieux.
Une attaque à l’emporte-pièce d’un fortin italien en Lybie rend visible l’épopée depuis 1941 du colonel puis général Leclerc et de sa Force L à l’effectif fort diversifié. Le scénario du couple Antonin Baudry et Bérénice Vila replace le dirigeant de la France libre dans ses affrontements avec les Alliés à la conférence de Casablanca.
Sur tous les fronts
Les inimitiés entre les vichystes représentés par Peyrouton et les gaullistes sont décrites dans des formules frappantes. Pendant ce temps entre en scène Jean Moulin et sa petite équipe dans son labeur quotidien pour rassembler les divers mouvements de la Résistance intérieure. Dans ce cas, la clandestinité avec ses alias prime et l’image y est habituellement plus sombre à comparer au soleil d’Afrique lors de la bataille de Ksar Ghilane qui confirme l’importance de ce qui deviendra la 2e DB.

Une attitude de victoire et d’autorité.
Le montage alterne avec brio les discours de chef de la France libre à Alger et de Leclerc devant ses soldats. La mise en scène de Baudry cadre la distance qui sépare le général et le président Roosevelt dans leurs visions du monde d’après la Victoire. Le rappel à point nommé de l’AMGOT en étonnera plus d’un. Les conflits de personnalité entre Henri Giraud et le grand Charles sont traités sur le mode de la comédie de mœurs avec ces nombreux échanges de mémorandums. Le résultat final, dans une courte séquence, en illustre l’importance stratégique.
L’emploi judicieux d’archives connues ou plus rares se marie avec des séquences de combat et de cavalcade automobile qui culminent à la fin août 44. La voix de Paul Éluard déclamant le poème qui donne son titre à ce deuxième volet rajoute un supplément d’âme à ce débordant film historique. Un nécessaire rappel des idéaux et des lignes de force encore plus en jeu aujourd’hui en était le centre.
Félix Kysyl réussit en peu de scènes à incarner Moulin, jeune préfet à la tâche incommensurable et les scènes de rencontre à Londres avec son chef sont nimbées d’un respect mutuel. Niels Schneider rend vibrant le charisme et la droiture de ce paladin qu’est Leclerc, capable de coups de génie.
Annamaria Vartolomei, en Livia, trace le fil incessant de ces héroïnes de ce combat intérieur qu’elles soient célèbres ou anonymes. Son implication constante au cours de cette deuxième partie trouve son apogée dans sa participation directe à la Libération de Paris.
L’emploi judicieux d’archives connues ou plus rares se marie avec des séquences de combat et de cavalcade automobile qui culminent à la fin août 44. La voix de Paul Éluard déclamant le poème qui donne son titre à ce deuxième volet rajoute un supplément d’âme à ce débordant film historique. Un nécessaire rappel des idéaux et des lignes de force encore plus en jeu aujourd’hui en était le centre.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Antonin Baudry
Scénario : Antonin Baudry; d’après le livre de Julian T. Jackson, A Certain Idea of France. Direction photo : Pierre Cottereau. Montage : Rehman Nizar Ali. Musique : Théo Cascio.
Genre(s)
Chronique historique
Origine(s)
France / Belgique
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 2 h 40 min
Langue(s)
V.o. : mixte ; s.-t.f. & s.-t.a.
De Gaulle: The Sovereign Edge
Distributeur
Immina Films
Contact info.
[ Pathé ]

Antonin Baudry
Crédit : @ IMDb
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien / du Musée ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
