The Weight

P R I M E U R
Sortie
officielle
Vendredi 18 septembre 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Oregon, 1933. Après la mort de sa femme, Samuel Murphy est arraché à sa fille et envoyé dans un camp de travail. Lorsqu’un surveillant sans scrupule lui promet la liberté contre une périlleuse mission de contrebande d’or, il saisit sa seule chance de rentrer chez lui.

 

Le Film
| de la semaine |

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Élie Castiel

★★★ ½

Dans ce premier long, Padraic McKinley n’invente pas le genre. En effet, de nombreux cinéastes se sont penchés sur le sujet. On peut penser plus ou moins au Salaire de la peur, la très virile proposition d’Henri-Georges Clouzot ou encore son remake Sorcerer (Le convoi de la peur), alors que William Friedkin met en avant un énoncé politique au goût du jour.

 

Une idée très

personnelle du cinéma

 

Si certains critiques ont souligné la froideur de la mise en scène du McKinley, force est de souligner qu’elle se situe en accord aux intentions inhabituelles du cinéaste. Il me semble que McKinley, intentionnellement, procède d’une atmosphère et d’une mise en image, ainsi qu’une direction d’acteurs où règne une tension, disons, diaphane où chaque geste, dans toute sa tension paraît léger, comme voilé par une sorte d’empêchement qui régirait son tempo.

Comme une rivière sans retour.

Et que le montage d’une fébrilité contrôlée de Matteo Coco vient renforcer. Le film s’apprécie davantage si on tient compte que l’Américain McKinley, apparemment aux origines irlandaises, est le produit d’une idée du cinéma, d’un regard autre qui ne limiterait pas à mimer les films dont il s’inspire, puisque c’est de loin qu’il le fait. Ces films, les mentionnés et autres ne sont, pour lui, que des références passives qui n’auraient aucun lien avec sa principale thèse, une idée originale qui rompt avec les autres.

Mais il y a surtout deux têtes d’affiche, celle d’un Ethan Hawke, exemplaire, se donnant corps et âme à un film qui tranche avec ses précédents. Ici, il doit s’ajuster à de nombreux défis : père veuf, s’occupant de sa petite fille alors que sévit dans cette Amérique, la Grande dépression de 1933, et qu’il doit trouver le moyen de s’en sortir. Il finira en prison pour une raison que vous découvrirez. Et là, changement de cap en ce qui a trait à son jeu. Un changement qui s’opère jusqu’à la conclusion, dont on ne vous dira rien non plus.

Deux grands acteurs, de générations différentes, et qui se complètent dans un film original, assez littéraires, parfois vu comme un western, aux sources multiples. Et surtout qui s’apprécie davantage si on est prêt à comprendre l’idée derrière la tête du réalisateur.

L’autre tête d’affiche, Russell Crowe, un acteur exemplaire, qui s’accroche à tous les rôles qu’on lui propose, parfois même lorsqu’il s’agit d’un film médiocre, puisqu’il se débrouille pour se tirer d’affaire. Crowe est ici un corrompu et par sa présence, nous sommes prêts à lui pardonner ses offenses qu’on ne découvrira que vers la fin, bien que nous ayons deviné plus tôt, lorsqu’il prend contact avec Samuel/Murphy (Hawke, lui aussi a plus d’un tour dans son sac).

Deux grands acteurs, de générations différentes, et qui se complètent dans un film original, assez littéraires, parfois vu comme un western, aux sources multiples. Et surtout qui s’apprécie davantage si on est prêt à comprendre l’idée derrière la tête du réalisateur.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Padraic McKinley

Scénario : Matthew Booi, Shelby Gaines, Matthew Chapman. Direction photo : Matteo Coco. Montage : Padraic McKinley, Matthew Wooley. Musique : Latham Gines, Shelby Gaines.

Genre(s)
Suspense
Origine(s)
États-Unis / Allemagne
Année : 2026 – Durée : 1 h 53 min
Langue(s)
V.o. : anglais ; s.-t.f.
Les contrebandiers

Distributeur
H264

Contact info.
[ Game Theory Films ]

Padraic McKinley
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]