Yves Boisset
< 1939-2025 >

un Hommage
de Pascal Grenier

Le cinéma

comme

une brûlure

Il y a dans le cinéma d’Yves Boisset une colère, une urgence, une nécessité qui le placent d’emblée dans la lignée des grands auteurs engagés. Fils spirituel du néoréalisme italien et héritier des fièvres transalpines, Boisset n’a pas seulement appris le métier aux côtés de De Sica, Leone et surtout Riccardo Freda, il en a tiré une manière de filmer la réalité avec une crudité stylisée, un sens du spectacle qui ne sacrifie jamais la pensée. Un pied dans le film populaire, l’autre dans le brûlot social : Boisset a toujours voulu parler au plus grand nombre tout en cognant là où ça fait mal.Suite

Festival International
du Film sur l’Art 2025

ÉVÈNEMENT
Cinéma ]

Luc Chaput

De la multiple

beauté des mondes

Dans une section du Louvre, un artiste autochtone costumé danse en recherchant une sculpture de son peuple, la trouve et lui rend hommage. C’est dans cette relation entre lieux éloignés et arts diversifiés que le 43e FIFA de Montréal nous a proposé une relecture de notre monde.

Chuna McIntyre est un membre de la nation Yup’ik de l’Alaska. Dans So Surreal, Behind the Masks, il prend part à la recherche de masques et autres objets d’arts de ces peuples qui ont été subtilisés puis vendus et qui ont été reconnus comme sources de beauté et de réflexion critique par les surréalistes. Le long métrage de Neil Diamond et Joanne Robertson nous convie à une visite chez ces nations de l’extrême ouest de l’Amérique du Nord pour comprendre le lien primordial de passeur de rêves que ces objets occupaient dans leurs sociétés et dans certaines cérémonies fondatrices. Les voyages ont dans leurs parties new-yorkaises et parisiennes un air de déjà vu qu’atténuent les réactions de ces créateurs en face de ces monuments retrouvés. Ce cours ludique dans sa manière, sur un pan peu connu d’histoire de l’art, s’est mérité la mention du Meilleur film canadien.Suite

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