2021 revue et corrigée

CRITIQUE.
[ SCÈNE ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Du renouveau…

après le confinement

Tout d’abord le rideau de scène, pas le vert traditionnel, mais en Or éclatant, comme dans les vieux théâtres où régnaient le burlesque, la comédie grivoise, le spectaculaire, le tape-à-l’œil. Annonçant pour ainsi dire ce qui se cache derrière le tissu et qu’on découvrira bientôt. Déjà, belle stratégie de mise en scène. Le public est déjà conquis. En fait, le « nouveau » public.

Mais dès le départ, contraste, puisque l’approche est évidente : se rapprocher d’une nouvelle génération en rajeunissant les protagonistes. Bonne idée, mais qui, pour les spectateurs de la première heure, un peu désolés de ne plus voir ceux et celles auxquel(les) ils étaient habitué(es). Le temps passe.

Peu importe en quelque sorte. Impossible de ne pas évoquer les wokes (ils sont partout), les Élections, Robitaille, Damien comme prénom… Fred Pellerin et ses contes immémoriaux (peu d’exclamations dans la salle). On se demande pourquoi. Rita Baga, la Drag Queen… oui, aux réaction mitigées – le public d’ici n’est pas très à l’aise dans ce domaine. Bizarre pour un territoire national qui semble le plus ouvert d’esprit. Mais bon, passons à autre chose.

L’équipe des comédiens.
Crédit : Théâtre du Rideau Vert

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Houda Rihani

ENTREVUE.
[ SCÈNE ]

proposée par
Élie Castiel

   Elle décroche finalement un rôle important, l’humilité nous empêche de dire « majeur », dans une création québécoise. Un texte (et mise en scène) de Simon Boudreault, le même concepteur de Comment je suis devenu musulman. Houda Rihani campe le personnage de Jihane (dont il faut prononcer le ‘h’ comme il faut), une immigrée marocaine qui, simplement, cherche sa place. C’est dans Je suis un produit (critique ici), titre on ne peut plus générique qui plus que rien, transforme la sphère du théâtre québécois, celui des nouvelles créations, en une aventure de l’inclusion. Cette démarche va-t-elle se transformer en un « grand remplacement ». Nullement, car les dits Québécois de souche seront toujours plus nombreux. D’autant plus que, parmi les groupes ethniques minoritaires, celles et ceux intéressé(es) par le milieu des arts et des médias peuvent se compter sur les doigts de la main. Nous avons rencontré Houda tout de suite après la représentation qui, en passant, elle tenait le rôle d’Amina, dans Les vieux chums, le film de Claude Gagnon. Comme quoi, les choses commencent à bouger.

Éviter les clichés

de la victimisation

Pour Houda Rihani… porter le voile ou pas… une question d’arbitrage personnel.
Crédit : Patrick Lamarche

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Image+Nation34.
Deuxième partie

ÉVÈNEMENT
[ Sphère LGBT ]

texte
Élie Castiel

   Dernier jour de l’événement, demain, le 28 novembre. Des problèmes techniques hors de notre contrôle nous ont empêché de faire paraître cette deuxième (et dernière) partie à temps. Mais bon, les impondérables sont incontournables. Il y a donc matière à couvrir des films, encore une fois « au masculin », qui confirment ce que nous pensions de l’état des lieux de la situation LGBT un peu partout.

Qu’il s’agisse dans leurs pays d’origine ou ailleurs dans le monde dit ouvert à la diversité sexuelle, où ils se sont installés, certains groupes ethniques ont encore du mal à s’adapter aux codes de la pensée libérable et des nouvelles lois régissant la communauté homosexuelle (pour éviter de redire LGBT).

État des lieux… entre prise de

conscience et revendicationSuite

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