Those Who Wish Me Dead

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 14 mai 2021

SUCCINCTEMENT
Témoin du meurtre de son père, un adolescent de 12 est pourchassé par les meurtriers.

S A N S
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Taylor Sheridan

Scénario
Michael Karyta
Charles Leavitt
Taylor Sheridan

Photo
Ben Richardson

Montage
Chad Galster

Musique
Bryan Tyler

Genre(s)
Suspense

Origine(s)
États-Unis
Canada

Année : 2021 – Durée : 1 h 40 min

Langue(s)
V.o. : anglais

Those Who Wish Me Dead

Dist. [ Contact ] @
Warner Bros. Canada

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

En salle(s) @
Cineplex

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Enfant Terrible

P R I M E U R
Numérique

Sortie
Vendredi 14 mai 2021

SUCCINCTEMENT
Début des années 1960. À 22 ans, Rainer Werner Fassbinder est un metteur en scène qui ne rêve que de faire du cinéma, voire devenir l’un des plus grands réalisateurs, à l’instar d’Orson Welles, Douglas Sirk, John Ford, Jean Luc Godard. Il s’entoure  d’une troupe de  fidèles et sort en salle L’amour est plus froid que la mort / Liebe ist kälter als der Tod, dans l’esprit de la Nouvelle Vague. La suite, c’est son histoire.

CRITIQUE.
[ Sphères LGBT ]

texte
Élie Castiel

★★★★

« Each man kills the thing he loves »

[ Chaque homme tue la chose qu’il aime ]

Ce sont là quelques-unes des paroles de la chanson de Peer Raben, chantée par Jeanne Moreau dans Querelle, ultime magnifique film de Rainer Werner Fassbinder, l’un des cinéastes les plus influents de la « movida » cinématographique allemande des décennies 1960 et 1970, interrompue en 1982, avec le décès du cinéaste, à 37 ans. Quelque chose qui a à voir avec le destin, ce spectre de la mort qui dans Enfant Terrible, apparaît devant Fassbinder, comme dans le Don Giovanni de Mozart. Ce dernier, homme à plusieurs femmes; dans l’esprit d’Oskar Roehler, collectionneur d’hommes.

Warhol et Fassbinder dans Enfant Terrible. Deux icônes de la contre-culture.

Cinéaste prolifique, 43 réalisations en 16 ans de carrière. Homme de théâtre aussi, qu’il délaisse pour une vie de cinéma. Homme colérique, écorché, encore une fois, amoureux des hommes, mais bien plus de sa profession. Une façon de tourner propre à ces années de liberté artistique dans les pays libres occidentaux. Premiers pas rapides d’une libération en matière de sexualité, particulièrement en ce qui a trait à la communauté LGBT. Une explosion de consommation de drogues, de comportements sexuels délirants et des histoires d’amours impossibles. Et de rencontres avec d’autres icônes de la contre-culture permanente, comme Andy Warhol.

On accuse Fassbinder, dans certains médias, de chauvinisme, d’antisémitisme, d’être homophobe aussi, alors qu’il est lui-même gai. Un bilan que le cinéaste Roehler – entre autres, Les particules élémentaires / Elementarteilchen (2006), dresse avec une certaine retenue, préférant se concentrer sur d’autres aspects de la personnalité du réalisateur.

L’amour est plus fort que la mort. L‘esprit de la Nouvelle Vague.

Reste un film ambitieux – s’en prendre à une icône du cinéma allemand, grand créateur à une époque où l’appétit cinématographique en Occident atteint un apogée considérable. Dans le cas de Rainer Werner Fassbinder, quelle que soit son idéologie, disparate, éclatée, controversée, créer, c’est d’abord détruire, pour mieux recréer, si possible, davantage. Dans les films comme dans la vie.

La mise en abyme entre Roehler et Fassbinder s’inscrit dans une tentative du premier à iconiser le deuxième, parfois lui vouant une fascination délirante, quasi incestueuse. La réalisation se sert ainsi de cette prise de position idéologique pour jongler avec des films de la carrière fassbinderienne bien précis. Si Querelle domine, c’est bel et bien pour souligner l’apport du film dans la mouvance queer, mais dans le même temps sert de film testamentaire. Comme un chant du cygne.

À une vitesse inouïe, deux heures et quinze minutes, comment couvrir une vie, une carrière aussi troublante que vécue dans la folie, l’excès, les humeurs incontrôlables. Cela commence dans les années 60 et l’homme en question n’en peut plus du théâtre, préférant l’objectif de la caméra, capable de capter la vie, de l’enregistrer sans tricher.

À une cadence d’enfer si on a vécu cette  époque et particulièrement suivi la carrière du cinéaste. La critique s’éclate, admirative devant son œuvre aussi volumineuse que controversée. Les Cahiers et autres revues influentes révèlent tous les mérites du réalisateur avec des textes analytiques, des écrits de fonds.

Querelle. Entre la pesanteur des paradis artificiels et un rejet obsessionnel de la morale.

Suite

Cpx-Hebdo [20-05-2021]

UNE SÉLECTION D’ÉVÉNEMENTS MAJEURS
C I N E P L E X
Semaine du Vendredi 14 au Jeudi 20 mai 2021

 RÉTROMANIA.

THE BIRDCAGE

Réalisation
Mike Nichols

SUCCINCTEMENT
Armand dirige une boîte de travestis « The Birdcage » où Albert, son amant, est la star du spectacle. Quand Val, le fils d’Armand, annonce à ses « parents » qu’il se marie, Armand et Albert doivent se faire passer pour un couple hétérosexuel aux yeux de la belle-famille.

Genre(s)
Comédie

Avec
Robin Williams, Nathan Lane
Gene Hackman, Dianne Wiest

Langue(s)
V.o. : anglais

Durée
1 h 59 min

Classement
Tous publics

Diffusion @
Dès le vendredi 14 mai

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Les Évènements peuvent varier d’un jour à l’autre quant aux heures et lieux de diffusion ou être annulés sans préavis.
Voir informations la journée même avant de vous déplacer.

Informations détaillées
http://www.cineplex.com

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