Avatar: Fire and Ash

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
L’irruption d’une tribu antagoniste change le rapport de forces sur Pandora.

ANGLE
| CRITIQUE |

Luc Chaput

★★ ½

Peu de neuf

dans la boîte

de Pandora 

Dans un étrange tribunal sur l’eau, Lo’ak défend avec passion son ami, Payakan la baleine, qui a été exclue de son groupe. C’est là un des nombreux moments dans lesquels les adolescents ou jeunes adultes tels Spider et Kiri prennent leur place dans le discours et la vie communautaire dans cette troisième mouture d’Avatar. Celle-ci aurait été scénarisée et tournée, semble-t-il, en même temps que le numéro 2 (The Way of Water) et cela perce plusieurs fois.

L’introduction des Mangkwan, dirigés par la chamane Varang à laquelle Oona Chaplin donne une allure physique et psychologique qui fait froid dans le dos au sein de cette tribu volcanique, oppose aux sociétés déjà connues une autre force ennemie symbolisée par la force du feu et des cendres de produits psychotropes. Se profile la jonction de ces combattants aigris avec les organisations humaines dévastant l’environnement de Pandora. Jake Sully qui tente encore de protéger la diversité de cette planète, y a trouvé sa place changeante chez ces Na’vis comme naguère John J. Dunbar dans Dances with Wolves.

Comme une sensation de déjà-vu.

Le scénario de Cameron et acolytes reprend encore les motifs de westerns intersidéraux avec arrivée de la cavalerie maintenant héliportée ou sous-marine. L’emploi des prises de vues à haut débit (jusqu’à 60 images seconde) si elle rajoute des couches à l’expérience 3D et à ces fresques se succédant à profusion, devient étrange à certains moments dans sa jonction avec des séquences à prises de vue à vitesse plus habituelle.

À la fin de ce trop long métrage au rythme incertain dans son montage et aux multiples sous-intrigues, le spectateur est en droit de se demander comment l’équipe dirigée par James Cameron retrouvera la boussole et le gouvernail nécessaires pour arriver à meilleur port dans les épisodes 4 et 5 prévus.

Cette pléthore d’effets spéciaux ne réussit pas à masquer le côté répétitif de certaines séquences de batailles. La dernière, après avoir ajouté des troupes concertées d’animaux marins ou ailés à d’autres tribus enrégimentées venues en renfort, se termine par un autre duel similaire à celui du deuxième.

À la fin de ce trop long métrage au rythme incertain dans son montage et aux multiples sous-intrigues, le spectateur est en droit de se demander comment l’équipe dirigée par James Cameron retrouvera la boussole et le gouvernail nécessaires pour arriver à meilleur port dans les épisodes 4 et 5 prévus.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
James Cameron

Scénario : James Cameron, Rick Jaffa, Amanda Silver; d’après des personnages créés par James Cameron. Direction photo : Russell Carpenter. Montage : David Brenner, James Cameron, Nicolas De Toth, Jason Gaudio, John Refoua, Stephen E. Rivkin. Musique : Simon Franglen.

Genre(s)
Aventures de science-fiction
Origine(s)
États-Unis|Année : 2025 – Durée : 3 h 17 min
Langue(s)
V.o. : français & Version française
Avatar : Feu et cendre

James Cameron (… et ses créatures).

Dist.
Buena Vista Canada
Contact / Prod.
[ 20th Century Studios ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

David

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
David est un jeune berger drôle et pétillant, dont la voix envoutante émerveille sa famille et le roi Saül. Lorsque le géant Goliath vient terroriser son peuple, David, armé uniquement d’une fronde, de quelques pierres et d’une foi inébranlable, s’avance.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Phil Cunningham
Brent Dawes

Genre(s)
Animation
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 55 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
David

Brent Dawes (gauche) & Phil Cunningham

Dist.
SCA Inc.
Contact / Prod.
[ Angel Studios ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

Des preuves d’amour

P R I M E U R
Sortie
Jeudi 25 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans trois mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité.

 

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★

 

Famille (re)composée

 

Plus composée que son contraire. Long débat autour des relations queer, dans le cas présent entre deux femmes, proposition d’autant plus lucide qu’il est question de maternité, de transmission, de volonté de vivre pour qui on est. Mais aussi de confrontation avec la famille qui, dans la plupart des cas, se transforme en accrochages parfois démesurés – vous verrez dans le film des moments de purs échanges inégalés qui forcent l’admiration dans l’art d’interprétation.

La célèbre Loi-Taubira est la pierre angulaire du film, reposant entre une fiction traditionnelle bien menée par Alice Douard, qui signe ici son premier long métrage solo, après l’également lesbien Upon Her Lips: Hold Me Tight, coréalisé et coproduit.

S’aimer sans parfois le dire.

Des deux conjointes, qui croire le plus, Céline ou Nadia (Ella Rumpf et Monia Chokri, magnifiquement efficaces) ? Qu’importe ce détail narratif ; tous les couples se disputent. Le film, néanmoins, précise ouvertement que la France n’est pas encore prête avec ces changements sociaux. L’Hexagone (comme d’autres pays occidentaux) est farouchement hétérosexiste, qu’on le veuille ou pas, presqu’aussi homophobe qu’elle l’était avant les lois gouvernementales sur la queeritude et les combats menés par la communauté LGBTQ+.

Étrange que ce film sorte au même temps que Juste Xavier, toujours à l’affiche. Une autre lutte que mène Douard, même si le film se déroule il y a dix ans, donc en 2015 – autres combats, autres discours, autres manigances.

On retiendra la bande-sonore de Raphaël Hamburger, selon nos recherches, fils de Michel Berger et de France Gall. Entre la musique et la fiction, une correspondance qui marque le rapport social, notamment en territoire urbain et qui, par extension, remplace les mots qui peuvent être difficilement exprimés.

Somme toute, un film divertissant, pédagogique même dans ses codes ouvertement affranchis.

La comédie plutôt que le drame. Un choix qui exprime probablement que certaines causes, si dites dans la rage et le désespoir, finissent par causer plus d’obstacles.

Somme toute, un film divertissant, pédagogique même dans ses codes ouvertement affranchis.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Alice Douard

Scénario : Alice Douard, avec la collaboration de Julie Debiton, Laurentte Polmanss. Direction photo : Jacques Girault, Evgeni Rodin. Montage : Pierre Deschamps. Musique : Raphaël Hamburger.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 37 min
Langue(s)
V.o. : français
Des preuves d’amour

Alice Douard

Dist.
Immina Films
Contact / Prod.
[ Apsara Films]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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