Jean Valjean

P R I M E U R
Sortie
Jeudi 25 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Un homme, après de trop longues années de prison, trouve réconfort dans la maison d’un prêtre .

 

ANGLE
| CRITIQUE |

Luc Chaput

★★★

Un homme au tournant

 

Éconduit dans un village par deux aubergistes, un homme imposant et mal habillé va sonner au presbytère pour demander de l’aide. Il est un bagnard récemment sorti de prison et fort démuni. Son nom dans l’histoire de la littérature est assez connu pour qu’il puisse servir de titre à cette adaptation des Misérables de Victor Hugo. Le cinéaste se concentre sur les deux premiers livres de ce chef d’œuvre et redonne à l’évêque Myriel la place importante que plusieurs des versions précédentes avaient circonscrite.

Le bien prénommé Bienvenu reçoit le pauvre hère et lui offre repas, conversations et gîte. Bernard Campan réussit à incarner avec justesse dans un dispositif de retours en arrière à la fois le côté obséquieux du prélat et la version récente du prêtre frappé par la grâce. Ce personnage a d’ailleurs été inspiré à l’auteur par un véritable évêque de Digne au patronyme similaire maintenant en lent processus de béatification.

Un chemin vers des horizons incertains.

Le réalisateur introduit dans les séquences du travail ardu à la mine le forçat Claude Gueux un véritable détenu sur lequel l’écrivain avait produit un texte en 1834 sur ce cas emblématique contre la peine de mort. Malgré la présence d’Albert Dupontel, vibrant dans ce rôle, la séquence est trop courte et risque de ne pas être remarquée.

Grégory Gadebois, complice encore une fois d’Éric Besnard, fait de sa masse une assise essentielle de ce taiseux renfrogné qui trouve dans cet accueil, critiqué par la bonne Magloire interprétée avec finesse par Alexandra Lamy, une source complexe de changement.

De plus la narration explicative est trop présente tout au long de ce long métrage retrouvant, dans les contreforts du Vaucluse filmés par Laurent Dailland, des lieux encore pleins d’aspects dramatiques. Grégory Gadebois, complice encore une fois d’Éric Besnard, fait de sa masse une assise essentielle de ce taiseux renfrogné qui trouve dans cet accueil, critiqué par la bonne Magloire interprétée avec finesse par Alexandra Lamy, une source complexe de changement.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Éric Besnard

Scénario : Éric Besnard; d’après les deux premiers ouvrages des Misérables, de Victor Hugo. Direction photo : Laurent Daillant. Montage : Lydia Boukhrief. Musique : Christophe Julien.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 38 min
Langue(s)
V.o. : français
Jean Valjean

Éric Besnard

Dist.
A-Z Films
Contact / Prod.
[ Radar Films ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Le grand Noël des animaux

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Noël approche et l’impatience grandit dans la forêt : tout le monde s’apprête à vivre un moment féérique au cœur de l’hiver… Mais, catastrophe, il faut sauver le traineau du père Noël ! Les animaux se déchaînent.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Camille Alméras, Caroline Attia Larivière
Ceylan Beyoglu, Haruna Kiski
Natalia Chemysheva, Olesya Schukinq

Genre(s)
Animation
Origine(s)
France / Allemagne
Année : 2024 – Durée : 1 h 12 min
Langue(s)
V.o. : français
Le grand Noël des animaux

Dist.
Maison 4:3
Contact / Prod.
[ Les Valseurs ]

Diffusion 

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]

Classement
Visa GÉNÉRAL

Marty Supreme

P R I M E U R
Sortie
Mercredi 24 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Un jeune homme effronté et sûr de son talent sportif cherche par tous les moyens de sortir de sa condition sociale.

 

ANGLE
| CRITIQUE |

Luc Chaput

★★★ ½

 

Rebondissements

Un jeune homme s’est réfugié lors d’une mauvaise passe dans un hôtel miteux. Relaxant dans son bain, le poids de celui-ci rompt le plancher et le tout se retrouve dans la salle de bain de la chambre en-dessous mettant mal en point un homme tentant de nettoyer son chien. Voici une des nombreuses scènes étonnantes, frisant les histoires à dormir debout, de cette chronique picaresque se passant dans les années 50 entre autres à New York. Le cinéaste Josh Safdie et son collaborateur Ronald Brownstein ont concocté ce portrait en s’inspirant de la vie de Marty Reisman, flamboyant joueur de tennis de table qui affina son jeu dans un club sélect dirigé par l’Afro-américain Helward Lawrence.

Timothée Chalamet campe avec verve et brio ce Marty Mauser, qui, avec du front tout le tour de la tête, voit dans son habileté reconnue de pongiste le moyen de sortir de son quartier populaire de Manhattan et d’atteindre la célébrité et la richesse peut-être. Le scénario accumule, autour de ce personnage hâbleur, volubile et à la boussole morale souvent peu affinée, une succession de tournois, de rencontres, d’incidents quasi mafieux, de montées et de descentes dans les sphères sociales de ces conurbations que sont la métropole américaine, Londres et Tokyo.

Tout droit devant, sans s’arrêter, peu importe ce qui arrivera après.

La chorégraphie des matches de tennis de table soutient l’intérêt par les divers types de technique employés, par les moments de foire qui s’y rattachent, par les variétés de coups, d’émotions et de réactions des joueurs et des spectateurs spécialement dans l’épisode nippon et qui sont mises en valeur par le montage des deux scénaristes.

La cinématographie de Darius Khondji soutient dextrement la mise en scène à l’emporte-pièce du cinéaste, captant avec acuité les divers lieux mis en valeur par Jack Fisk (There Will Be Blood) et jouant des lumières et des ombres dans ces séquences au parfum de film noir ou de film sportif se déployant dans cette aventure biographique bien située dans le temps et l’espace.

Le scénario accumule, autour de ce personnage hâbleur, volubile et à la boussole morale souvent peu affinée, une succession de tournois, de rencontres, d’incidents quasi mafieux, de montées et de descentes dans les sphères sociales de ces conurbations que sont la métropole américaine, Londres et Tokyo.

Parmi les autres atouts de ce film aux allures de trajet en montagne russe de parc d’attraction, on doit signaler les interprétations magistrales d’Odessa A’zion qui, en Rachel, prend divers moyens pour montrer à Marty qu’elle peut être son égale partenaire, de Kevin O’Leary en financier très sûr de ses prérogatives, si proche pourtant de son image télévisuelle habituelle et surtout de Gwyneth Paltrow qui injecte, en Kay Stone, actrice effectuant un retour sur scène, un supplément d’humanité et d’empathie bien utile dans cette fresque au cynisme assumé jusqu’à sa dernière péripétie.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Josh Safdie

Scénario : Josh Safdie, Ronald Bronstein. Direction photo : Darius Khondji. Montage : Ronald Bronstein, Josh Safdie. Musique : Daniel Lopatin.

Genre(s)
Drame sportif
Origine(s)
États-Unis / Finlande
Année : 2025 – Durée : 2 h 29 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Marty suprême

Josh Safdie

Dist.
Entract Films
Contact / Prod.
[ Elevation Pictures ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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