Entwined

SUCCINCTEMENT
Pour des fins humanitaires, Panos, médecin urbain, déménage dans un petit village perdu de la Grèce, depuis longtemps, sans services médicaux. Il rencontre Danae, une étrange jeune femme qui changera à jamais sa vie. 

CRITIQUE.
[ EN LIGNE ]

texte
Élie Castiel

★★★ ½

Après cinq courts sujets entre 2003 et 2011, le Grec Minos Nikolakakis signe finalement son premier long métrage, poursuivant sa thématique autour de l’imprévisible, d’où surgit, en filigrane, le thème éternel de l’amour inconditionnel.

Car malgré les apparences, Entwined, que l’on pourrait traduire en français, dans ce contexte-ci, par « Enlacé », est un film sur l’affect, sur ces zones grises qui unissent un être à l’autre. Et lorsque le récit se transforme en quelque chose de surnaturel, le cinéaste a recours aux anciens mythes fondateurs de l’Antiquité, là où déités, sorcellerie, envoûtements, émerveillements et tout particulièrement la nature ont droit de cité, gouvernent la mouvance sociale et nul n’est protégé contre ces lois dictées.Suite

Different Stars : A Reckoning with Time, Trauma and Circumstance

SUCCINCTEMENT
En quarantaine dû à la COVID-19, un homme gai se souvient de sa première rupture et revoit les fantômes d’un passé pas très lointain, mais qui parfois, traverse les époques.

CRITIQUE.
[ Théâtre musical confiné ]

texte
Élie Castiel

★★★ ½

La traduction simple, facile du mot « Reckoning » en français est « calcul », mais dans le contexte de la création de Karl Saint Lucy, artiste de la scène LGBT new-yorkaise, le terme s’applique à la notion de bilan; justement, faire le compte-rendu d’une vie suite à une peine amoureuse. Comment suivre la mouvance quotidienne sans se faire mal? Comment altérer ses journées pour faire en sorte qu’elles ne deviennent pas des enclaves de souffrance, d’aliénation et de détresse psychologique.

La création semble être le remède à tout. Ils sont deux, Saint Lucy lui-même et James Jackson Jr., accompagnés de deux comédiennes, Victoria Huston-Elem et Danielle Buonaiuto. Tous des artistes de ce qu’on pourrait appeler la nouvelle « movida new-yorkaise LGBT ». Un dénominateur commun à toutes les tendances théâtrales émergentes dans le monde occidental – et New York, comme Montréal ou ailleurs, ne sont pas épargnés – la nouvelle norme est de parler de soi, de faire ressortir ses angoisses, d’inventer des trucs pour finalement se libérer sans l’aide de psychologues à l’ancienne.

Braver la tempête

                  en temps de criseSuite

Le doublage à la Cinémathèque québécoise

TRIBUNE LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

Je suis allé voir mercredi (19 août 2020) à la Cinémathèque québécoise (CQ) le film de Mikhaïl Kalatozov, Quand passent les cigognes (Letiat jouravli (1957)1, Palme d’or à Cannes, que j’avais vu il y a longtemps au petit écran. Je m’attendais à voir la version sous-titrée en français, mais quelle ne fut ma surprise de constater qu’il s’agissait de la version doublée, dans laquelle l’actrice principale y est doublée par Nadine Alari2, une voix merveilleuse.Suite

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