Vues d’Afrique 2020

ÉVÈNEMENT
[ Programmation numérique ]

texte
Élie Castiel

Pandémie oblige, Vues d’Afrique adopte cette année une approche virtuelle, étalant sa programmation du 17 au 26 avril 2020, chaque film pouvant être vu à l’intérieur d’un maximum de 48 heures, selon les jours programmés.

Magnifique cuvée que celle de 2020. Imagination, créativité, intérêt accru pour les causes sociales et une position innovatrice, quoique prudente, en faveur de l’islam laïc émerge des films provenant du Maghreb. Ces territoires nationaux changent à un vitesse de croisière extraordinaire, dirigeant certains récits de fictions ou réalités documentaires vers des sphères à la fois poétiques ou revendicatrices. Une nouvelle génération de cinéastes hommes et femmes bouleversent sans gêne les mécanismes traditionnels pour donner libre cours à leurs interrogations. Les sujets courts et moyens dominent, laissant tout de même de la place à quelques longs métrages, si peu soient-ils, pour ne pas perdre les bonnes habitudes, pour que la tradition persiste.

Afrique(s)… ou

la tentation de l’altéritéSuite

They Call Us Warriors

BRÈVE
Sortie
21 avril 2020
[ iTunes ]

texte
Luc Chaput

★★ ½

Les jeunes gladiatrices

Des sportives s’entrainent sur un terrain de foot dans des conditions difficiles en vue de la conquête d’un titre et d’une gloire peut-être éphémère. Les coréalisateurs vénézuéliens Edwin Corona Ramos, Jennifer Socorro et David Alonso suivent leur équipe nationale féminine U-17 (moins de 17 ans) en préparation de la coupe du monde féminine de la FIFA en Jordanie en 2016.  La cinématographie de David Alonso alterne les plans de groupe, les visions d’ensemble de régions, villes, stades et quartiers pour illustrer le travail de groupe et individuel d’une équipe d’un pays où ce sport était il y a peu de temps réservé à la gent masculine.Suite

Le Coronavirus : une vérité mythique

TRIBUNE LIBRE.

texte
Michel Arouimi

Comme un film d’anticipation

Il y a trois ans à peine, certains films sortis en 2017 : The Girl with All the Gifts, de Colm McCarthy, ou It Comes at Night, de Trey Edward Shults, ou encore l’éblouissant film de zombies signé par Colin Miniha, It Stains the Sands Red [ou Bloody Sand, 2016], ces films méritent bien d’être définis comme des films « d’anticipation ». Beaucoup de spectateurs les ont vus, mais nul de signale aujourd’hui la valeur prémonitoire des scénarii (étudiés par moi-même dans un ouvrage, Déconstruire au cinéma : chapitres « Une pandémie sacralisée », p. 51-86, et « L’ennemi qui nous désire », p. 87-102). Il est vrai que la leçon de ces films concerne aussi l’absence de distance critique, si répandue, à laquelle nous condamnent le ou les systèmes qui limitent notre liberté. Quoi qu’il en soit, il est surtout question dans ces films de pandémies, fatales à la vie sociale, et dont les responsables, ou simplement les agents-vecteurs, sont de jeunes enfants ; pas seulement dans les deux premiers films ; dans It Stains the Sand Red, le zombie érotisé partage maints traits communs avec le très jeune fils de l’héroïne.Suite

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