Meilleurs films de long métrage 2020

Une année cinématographique 2020 imprévisible, déconcertante, réinventant notre aventure du regard; en commençant par autre chose, beaucoup plus près de la réalité, la pandémie qu’on n’a pas besoin de rappeler puisqu’elle sévit toujours et que nous souhaitons voir disparaître pour retrouver le confort des salles et surtout du Grand Écran. Et pourquoi pas, socialiser, se rapprocher sainement des autres, sentir que nous faisons partie des vivants.

Les films, c’est en ligne que nous les avons visionnés, certains, en format DVD, d’autres dans des plateformes comme Netflix ou autres succédanés. Ou dans des festivals d’ici et d’ailleurs en ligne.

Notre palmarès, étant donné que nous ne sommes que deux à rédiger des textes critiques, nous le présentons dans sa forme la plus simple. Chaque catégorie réunit par ordre alphabétique les cinq meilleurs films (ou moins, si tel est le cas) avec, en caractères gras, celui qui, individuellement, nous a semblé le plus intéressant en termes narratifs et/ou esthétiques.

Dans mon cas, du moins, en tenant compte des films abordant des enjeux sociaux importants ou traitant d’un genre cinématographique singulièrement. Pour ainsi dire, un acte conscient qui me permet d’échapper à cette «guerre de clochers » qui sévit parfois dans le milieu de la critique, certes sourde, mais aussi insidieuse que discordante. J’aime le cinéma tout court.

Élie Castiel
Éditeur / Rédacteur en chefSuite

Draw with me

PRIMEUR
Numérique
[ Court métrage ]

SUCCINCTEMENT
Le parcours, au sein de sa famille, et par le biais de l’art, d’un jeune qui s’identifie comme trans.

CRITIQUE.
[ Sphères LGBT ]

texte
Élie Castiel

★★★Suite

Possessor

PRIMEUR
Sortie
[ En ligne ]

Vendredi 8 janvier 2021

SUCCINCTEMENT
Agente au sein d’une organisation secrète, Tasya Vos se retrouve coincée dans le corps d’un suspect involontaire dont l’appétit pour le meurtre et la violence dépasse le sien de très loin.

CRITIQUE.

texte
Élie Castiel

★★★

La proposition est claire, l’emprise de la technologie sur l’individu, nous le savons déjà depuis longtemps, peut atteindre des niveaux hallucinants, effrayants, hors de la réalité. Nous le savons trop ces derniers temps où la pandémie et la situation chez nos voisins du Sud ont pris des proportions surréalistes. Et lorsque cette dépendance permet de réaliser un film d’épouvante, disons mieux « de genre », et que le signataire n’est nul autre que le fiston (apparemment déjà intronisé par une certaine critique, notamment la milléniale) de David Cronenberg, l’intouchable du cinéma canadien, et faut-il l’admette, souvent à juste titre, force est de souligner que l’héritier a su apprendre à merveille les leçons de son père. On peut prétendre que les trois enfants de David Cronenberg ont grandi dans une atmosphère cinématographique hors du commun; et que grâce soit rendue à ce père qui n’a reculé devant rien pour que sa vision du monde et du cinéma se perpétue dans sa descendance. Tradition oblige.

Mutations

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