Déconstruire au cinéma

IN-FOLIO
| Cinéma |

texte
Élie Castiel

 

Ironie du sort : au moment de rédiger ces lignes, la pandémie du COVID-19 sévit à travers le monde ; pour nous, êtres sensibles malgré souvent les apparences, nous partageons quotidiennement un cauchemar qui a du mal à se dissiper. D’où l’importance annonciatrice, en quelque sorte prophétique, de l’ouvrage de Michel Arouimi, auteur, entre autres, de La métaphysique au cinéma (2016) ; écrit qui utilisait la même approche que le livre présent pour illustrer, par le choix des films (de genre) abordés, la fin d’un monde et sans doute le début d’un autre en devenir.Suite

Festival international du film sur l’art de Montréal 2020

ÉVÉNEMENT

texte
Luc Chaput

Un bouquet d’œuvres d’art pendant la crise

Après des épisodes difficiles dans les dernières années, le Festival du film sur l’art de Montréal ou FIFA pour les fidèles / https://www.artfifa.com/fr a réussi dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons en ce moment à présenter de nombreuses œuvres diversifiées en visionnement sur Internet et a ainsi réussi à rejoindre un public dans de nombreux autres lieux. Nous vous proposons un florilège de ces films et vidéos.

Une jeune cinéaste américaine découvre dans les nombreuses boîtes d’archives de sa famille que son arrière-grand père né en Russie, Jacques Bogopolsky dit Boolsky, puis Bolsey, est l’inventeur de la Bolex, ciné-caméra majeure du XXe siècle. Wim Wenders et d’autres collègues parlent de sa facilité d’utilisation et en donnent des exemples. Le chemin qu’emprunte Alyssa Bolsey est plein de détours en Suisse et dans les conflits familiaux. Le portrait des derniers cent ans est à la fois distrayant et informatif par le choix des intervenants, historiens, amateurs et l’intégration des archives photographiques et d’animations qui permettent d’évaluer le parcours complexe de certaines personnes. Beyond The Bolex aurait mérité le prix d’histoire de l’art comme il devrait en exister un dans ce festival.Suite

Counter Offence

CRITIQUE
Scène

texte
Élie Castiel

★★★ ½

En 1995, lorsque la pièce est présentée pour la première fois, les choses sont différentes – le racisme ordinaire se fait sentir de façon plus ou moins palpable au sein des pouvoirs publics. Avec les années, les nouvelles technologies, une génération montante s’abreuve des libertés qu’offrent les réseaux sociaux en matière de résistance et de lutte.

En 2020, la reprise de Counter Offence paraît encore plus essentielle, migrants, injustices et autres maladresses dues à un racisme enraciné et, dans quelques cas, inconscients (ou l’est-ce vraiment?) – les cas Kanata et Slāv en sont des exemples édifiants.

Crédit photo @ Svetla Atanasova

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