Festival du cinéma israélien de Montréal 2020

ÉVÈNEMENT
[ Programmation numérique ]

texte
Luc Chaput

The End of Love

(À cœur battant)

Un couple avec un jeune garçon vit dans deux pays différents. Il communique par le biais de téléphones cellulaires et de portable ou tablette. La caméra intégrée par le biais de Skype leur permet de dialoguer et de faire participer l’autre à des activités plus ou moins intimes. Chacun se sent ainsi encore partie du couple même au loin et ces plans plus ou moins larges et même très serrés rendent compte de l’évolution de leur relation dans la mesure où l’hors-champ devient de plus en plus important. Le film d’ouverture de ce festival (http://fcim.ca/), The End of Love (Sof Ha-Ahava / À cœur battant, titre en français) de la réalisatrice Keren Ben Rafael, d’ailleurs peut-être en première mondiale puisqu’inédit en France et en Israël, soutenu par une belle interprétation des deux acteurs principaux Judith Chemla et Arieh Worthalter, rendait ainsi compte de l’évolution de ce monde et ses passages en dialogues-caméras avaient un surplus de sens en ces temps incertains de pandémie.

L’hors-champ

des manèges humainsSuite

C’est ça le paradis?

SORTIE
EN LIGNE
Vendredi 12 juin 2020

SUCCINCTEMENT
Elia Suleiman quitte la Pale
stine (en fait, Nazareth, en Israël, à majorité musulmane et environ 30% de Chrétiens), à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde.

INÉDIT
EN SALLE

texte
Élie Castiel

★★★ ½

Son militantisme pacifique, son engagement intérieur, l’amour de sa Terre, inconsolable, l’admiration pour son peuple, encore sans état et qui se bat, toutes ces prises de position forment, pour le plus apaisé des cinéastes (israélo-)palestiniens du siècle dernier et d’aujourd’hui, autant de matériaux de construction qui forgent son œuvre, une série de films axés sur un même thème, le sujet d’une vie.

Est-ce le paradis, ou plutôt le Paradis, avec un grand P?; si l’on en juge par la séquence-plan finale, un champ/contrechamp entre le visage de Suleiman admirant une nouvelle jeunesse pré-palestinienne dansant dans une discothèque (de Nazareth) au son d’une chanson locale au rythme arabo-occidental, on peut se faire une idée. Belle constatation voulant que la Palestine est prête, une fois libérée, à se confondre à l’Occident, non pas pour le calquer mais afin qu’elle appartienne au statut de Nation. Le message est indicible et il appartient à ceux imbus de la sémantique cinématographique de percer ce message.

Le regard d’UlysseSuite

J’accuse

INÉDIT
[ DVD ]

SUCCINCTEMENT
Du point de vue du Colonel Picquart, nommé à la tête du contre-espionnage, l’Affaire Dreyfus qui déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. 

CRITIQUE.

texte
Élie Castiel

★★★★ ½

Nul doute que le titre de cet article est chargé de signification, notamment tenant compte de tout le scandale causé par la sortie, en salles, dans quelques pays en dehors des États-Unis et du Canada, sans compter les 12 nominations aux César, dont 3 Prix – réalisateur, adaptation, costumes – Nous savions que le film ne passerait pas au Québec pour des raisons sociales locales évidentes n’ayant aucun rapport avec le sujet. Nous l’avons quand même visionné en support DVD (disponible sur Amazon, en Europe, et sur Amazon.ca à un prix exorbitant). Notre curiosité dépassait la teneur du phénomène public.

Leur mea culpa?Suite

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