À l’époque, le joual, non pas comme un acte de provocation envers une bourgeoisie canadienne-française qui joint les rangs des beaux-quartiers et qui suit surtout une littérature française et les classiques de la scène, mais comme la revendication d’un peuple, mieux encore, la voix intérieure d’une partie de l’âme collective, rebaptisée par la suite québécoise, prête à s’affirmer ouvertement, sans fard, mais à coups de proses quasi poétiques, d’accents musicaux qui rythment le quotidien ; en quelque sorte, un réquisitoire dans lequel il n’existe ni plaignants ni accusés.
Car tout se passe dans la chaleur de la langue qui, avec Tremblay, à travers le temps, s’établit, résiste et emporte l’adhésion de la majorité de ceux et celles de la scène culturelle et littéraire.
Encore une fois si vous permettez, une œuvre à part ; dans ce titre, comme si l’auteur nous demandait l’autorisation de parler de lui, de justifier la fusion ambiguë qu’il entretient avec sa mère, dans un sens, pilier de la Nation qu’est le Québec.Suite
S’ils sont mis en vigueur, les droits de douane de 100 % souhaités par le président Donald Trump « sur tous les films entrant dans [le] pays et produits à l’étranger »[1] feront beaucoup de mal à notre industrie du cinéma. Car l’objectif de cet énième possible décret est de rapatrier la production cinématographique aux États-Unis, où les films coûtent plus cher à tourner que dans certains autres pays, dont le Canada.
Je ne sais pas ce que compte faire le Canada de Mark Carney, mais je ne m’explique toujours pas pourquoi le Québec de François Legault n’a pas réagi à cette annonce en arrêtant, pour commencer, de subventionner le doublage des films hollywoodiens[2].