RÉSUMÉ SUCCINCT Rafiki raconte à la jeune lionne Kiara – la fille de Simba et Nala – la légende de Mufasa. Il est aidé en cela par Timon et Pumbaa, dont les formules choc sont désormais bien connues.
S A N S COMMENTAIRES
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Barry Jenkins
Genre(s) Animation Aventures Origine(s) États-Unis / Italie Année : 2024 – Durée : 1 h 58 min Langue(s) V.o. : anglais & Version française Mufasa le roi lion
Barry Jenkins
Dist. [ Contact ] @ Walt Disney Pictures [ Fairview Entertainment ]
RÉSUMÉ SUCCINCT Nosferatu est une fable gothique, l’histoire d’une obsession entre une jeune femme tourmentée et le terrifiant vampire qui s’en est épris, avec toute l’horreur qu’elle va répandre dans son sillage.
COUP de ❤️ de la semaine
CRITIQUE Élie Castiel
★★★★ ½
Chair de
ton sang
S’il est un des films de Robert Eggers dont on se souviendra, c’est bel et bien The Lighthouse / Le phare (2019), où déjà le composition du procédé noir et blanc annonce ce Nosferatu tout à fait personnel, même si tiré du Dracula de Bram Stoker et, principalement, du chef-d’œuvre du muet, Nosferatu : A Symphony of the Horror / Nosferatu, eine Symphonie de Grauens (1922), du grand F.W. Murnau.
Loin en tout cas du tout de même remarquable Nosferatu, fantôme de la nuit / Nosferatu – Phantom der Nacht (1972) de Werner Herzog, œuvre ambitieuse qui touche plusieurs fronts.
En quoi cette énième version est-elle nécessaire ? Essentielle, peut-on ajouter, puisqu’elle aborde, principalement, le désir féminin, les fantasmes enfouis, l’obsession de l’interdit, d’aller au-delà du terrestre pour, soudain, entrer dans un monde hors-norme qui nous dépasse.
Comme l’une des premières séquences, remarquable, confirme par les mots que prononce Nosferatu (le prince Orlok) face à Ellen, impuissante, se donnant : « Viens à moi ». Pour des raisons qu’elle doit comprendre : accéder à un autre monde, éternel, puissant, là où le sang, élixir de vie est ce qui compte le plus.
Eggers, cette fois-ci, souligne à coups de séquences magnifiques qu’il possède une imagination fertile. Parfois, pour calmer les spectateurs, il s’adonne à des (très) petits intermèdes d’humour particulier, certes, mais qui se démarquent du récit principal : l’histoire d’amour évidente et indivisible entre un Vampire et une Belle femme.
« Viens à moi… tu n’appartiens pas à ce monde »
Mais le vampire en question soulève bien des interrogations dans le scénario de Eggers. Il est question de honte, de péché, de rapports aux Saintes écritures que l’on confirme par le port, surtout dans le cas des femmes, de la croix au cou. C’est un film Chrétien, en fait, oscillant entre la pureté des Écrits et ce que les autorités ecclésiastiques en ont fait.
Visiblement, un film faussement biblique entre l’Ancien et le Nouveau testament ; lorsque Ellen (excellente Lily-Rose Depp, fille de l’autre D.) et Anna Hardin (très émouvante Emma Corrin) se consolent par des mots d’amitié et de courage, étendues dans le lit comme de vraies amies, elles fixent la croix de l’une (celle d’Anna), comme le signe d’un profond désir d’échapper à la mort par la volonté divine.
Ces attouchements provocateurs entre la divinité et les forces du mal ne cessent d’obtempérer le film. Ce constat peut être confirmé par la volonté du réalisateur de remettre en question les fondements même de notre civilisation.
Reste alors un grand film sur Nosferatu (pour d’autres, Dracula). Ellen, pour laver sa honte, se donnera-t-elle à Orlok ? Dans la séquence la plus puissante du film, la plus érotique également, Eggers donne son consentement et filme, grâce à l’objectif audacieusement voyeur de Jarin Blaschke, l’une des scènes érotiques du cinéma occidental des plus troublantes et sexy.
Et puis, un terrain, certes sensible, mais pas tant que cela par les temps qui courent, dont personne n’a jamais parlé. Le vampire sanguinaire n’agit pas dans une perspective uniquement hétéronormative ; il avale le sang des femmes (de préférence puisqu’elles résistent plus facilement, hypnotisées par le charisme séducteur du monstre), mais aussi celui des hommes, qu’il prend plus brutalement pour les amadouer, d’égal à égal. Cette bisexualité innée n’a jamais été débattue et mérite une attention.
Reste alors un grand film sur Nosferatu (pour d’autres, Dracula). Ellen, pour laver sa honte, se donnera-t-elle à Orlok ? Dans la séquence la plus puissante du film, la plus érotique également, Eggers donne son consentement et filme, grâce à l’objectif audacieusement voyeur de Jarin Blaschke, l’une des scènes érotiques du cinéma occidental des plus troublantes et sexy.
Entre la chair et le sang, entre la Belle (farouchement Femme) et la Bête (visage brutal d’Homme, mais corps de…, une affection spirituelle et une association de corps et d’esprit indivisibles, poignantes.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Robert Eggers
Scénario : Robert Eggers; inspiré du scénario original
du film Nosferatu et du livre Dracula, de Bram Stoker Direction photo : Jarin Blaschke Montage : Louise Ford Musique : Robin Carolan
Genre(s) Drame d’épouvante Origine(s) États-Unis / République tchèque Année : 2024 – Durée : 2 h 12 min Langue(s) V.o. : anglais; s.-t.f. & Version française Nosferatu
RÉSUMÉ SUCCINCT Claire et Jeanne, jumelles pianistes virtuoses, sont admises dans une prestigieuse université de musique dirigée par l’intraitable professeur Klaus Lenhardt. Mais une maladie orpheline fragilise peu à peu leurs mains et compromet brusquement leur ascension.
Une autre façon de composer ensemble.
B R E F S APERÇUS
| Après un court solo en 2007, Tony Zoreil, signé Valentin Potier, Frédéric P. rejoint son frère pour le second sujet court, 216 mois (2013) ; dix ans plus tard, ils signent ce premier long, tiré d’un fait vécu ;
| Les bonnes intentions se sentent tout au long de ce récit dont le traitement hésite entre le drame de ces jeunes virtuoses du piano et les conflits internes, à la fois familiaux et professionnels ;
| On soulignera le peu de ressemblance entre les deux comédiennes, du moins très agiles dans leur jeu, et les véritables sœurs, Audrey et Diane Pleynet. Un documentaire aurait-il était plus conséquent ?
| La mise en scène, intentionnellement soigné, jusqu’à susciter notre intérêt pour un univers peu connu, est amplifiée par le commentaire musical tiré de pièces classiques ;
| Force est de relever la présence émouvante de Franck Dubocs dans un rôle sérieux qui lui va comme un gant ; ce qui le libère de ses nombreux tics archi-usés ;
| La séquence de prestation « à deux pianos » est vraiment réussie. En cette période festive, à voir si le cœur vous en dit. Le film pourrait vraiment vous ravir.
Scénario : Frédéric Potier, Valentin Potier ;
avec la collaboration de Claire
Lemaréchal et Jean-André Yerlès Direction photo : Danny Elsen Montage : Sylvie Landra Musique : Dan Levy
Genre(s) Drame Origine(s) France Année : 2024 – Durée : 1 h 49 min Langue(s) V.o. : français; s.-t.a. Prodigies