RÉSUMÉ SUCCINCT
Toni, une jeune femme de 24 ans, sort de prison et doit retourner vivre chez sa mère Betty. Déterminée à renouer avec sa fille Anna, elle travaille dans la brasserie de son oncle. Mais de nouveau, elle se retrouve impliquée dans les affaires de contrebande de son amour d’enfance, Max, le père d’Anna.
ANGLE | CRITIQUE | Élie Castiel
★★ ½
Points
de
ruptures
De la Belge Vanja d’Alcantara, en ce qui nous concerne, une première incursion dans son univers cinématographique. Une proposition sur une thème déjà abordé, par exemple il y a longtemps par Jacques Audiard dans Le prophète, avec un Tahar Rahim impeccable. Ici, c’est le regard féminin qui s’impose ; d’une part, celui de la réalisatrice, donnant à sa principale actrice ce degré de latitude pour évaluer ses enjeux éthiques après sa sortie de prison ; de l’autre, la protagoniste elle-même, très consciente qu’il s’agit du regard d’une femme et que son jeu doit refléter les correspondances entre les deux.
Un récit intéressant comme plusieurs films sur le même thème, situé cependant dans un lieu pas trop souvent montré, un endroit portuaire, un phare où l’on voit l’horizon, deux décors servant de métaphore, et une drame personnel mené par une actrice juste, qui paraît quand même trop jeune pour ce rôle.
Tenir la main de ce qu’on a de plus cher.
Ses principaux enjeux ? Comment récupérer sa fille, élevée par sa grand-mère, qui n’a pas un bon souvenir d’elle ; et de quelle façon, revoir les personnes qui auraient dû être arrêtées, ceux d’un milieu marginal.
Si la mise en scène d’Alcantara, en général, emprunte une teinte mesurée, ne créant pas véritablement les conflits, les laissant venir à leur guise, soudain, elle transforme son film en quelque chose auquel on s’attend pas et qu’on ne pourra pas vous révéler.
Reste cette finale en zone grise qui donne à chacun de nous de créer sa propre conclusion, même si celle-ci paraît pour la plupart d’entre nous la plus humaniste.
On notera par ailleurs que dans cet étrange jeu que semble imposer la coproduction, des choix de casting entrent en jeu et malgré des interprétations prenantes, nous oblige à sérieusement les questionner.
Reste cette finale en zone grise qui donne à chacun de nous de créer sa propre conclusion, même si celle-ci paraît pour la plupart d’entre nous la plus humaniste.