La danse des renards

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur.

 

Le Film 
| de la semaine ]

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Élie Castiel

★★★ ½

 

C’est bien dommage de la part de Valéry Carnoy, pourtant ouvertement gai. Comme si, en voulant éviter les clichés associés aux films LGBT, il s’abstenait d’explorer les possibilités quant aux rapports qu’entretiennent les gais, y compris ceux qui ne sont pas totalement conscients de leur orientation et vivent dans une réalité hétéronormative. C’est d’autant plus regrettable qu’il s’agit ici d’adolescents qui cherchent leur véritable voie, malgré les apparences véhiculées par le récit.

 

Nier ce qui se cache vraiment

 

Justement, en parlant de la narration, les attitudes entre garçons relèvent d’un machisme déluré, décomplexé – après tout, nous sommes dans un internat sportif où l’on pratique la boxe. Et peu importe si la photographie tout de même intrusive d’Arnaud Quez sculpte comme il se doit les corps qui se battent, peut-être à l’insu du réalisateur. C’est comme si, soudain, le directeur de la photographie retenait quelque chose de particulier de la coscénarisation de Carnoy et de Jacques Ackchoty, se rappelant aussi qu’il avait cadré le court du même Carnoy, Titan (2021), un autre film sur l’adolescence endolorie.

Un regroupement opportun prétexte à effleurer le corps.

Il est pertinent de se pencher sur cet aspect du film, puisqu’il devient lui-même « récit », tandis que le reste bifurque vers des déconnades, des trahisons, des amitiés précocement viriles et des rapprochements qu’on voudrait inconsciemment éviter. C’est de cela que le film de Carnoy est fait : un matériau narratif qui, faute de pouvoir articuler totalement sa véritable proposition, se résout à un film sympa, bien interprété par une pléiade de jeunes comédiens qui s’en donnent à cœur joie, sans la moindre hésitation.

C’est dans [une] multitude d’enjeux comportementaux (combats de boxe, scènes de vestiaires, plans-contreplans lors de discussions intimes, refus occasionnels de l’autorité) que La Danse des renards organise sa mise en scène. Et malgré nos légères réserves, le film de Valéry Carnoy demeure un premier long métrage sincèrement prometteur.

Parfois, dans quelques brefs moments, comme celui montrant deux des protagonistes voyageant en autobus, l’esprit de corps se dévoile entre eux, mais sans arrière-pensée, ou alors avec la conscience mutuelle que cela veut dire quelque chose, sans savoir vraiment quoi. C’est l’âge des possibles, l’âge où les compromis commencent à se faire, le temps de se poser des questions sur sa propre réalité et sur l’âge adulte qui se rapproche à un rythme effréné.

C’est dans cette multitude d’enjeux comportementaux (combats de boxe, scènes de vestiaires, plans-contreplans lors de discussions intimes, refus occasionnels de l’autorité) que La Danse des renards organise sa mise en scène. Et malgré nos légères réserves, le film de Valéry Carnoy demeure un premier long métrage sincèrement prometteur.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Valery Carnoy

Scénario : Valéry Carnoy; avec la collaboration de Jacques Akchoti. Direction photo : Arnaud Guez. Montage : Suzana Pedro. Musique : Pierre Desprats.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France / Belgique
Année : 2025 – Durée : 1 h 32 min
Langue(s)
V.o. : français
La danse des renards

Distribution
Maison 4:3

Contact info.
[ The Party Film Sales ]

Valery Carnoy
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Rédemptions

P R I M E U R
Sortie
Mercredi 29 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un double meurtre à Montréal a des conséquences lointaines inattendues.

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Luc Chaput

★★★ ½

 

Pendant une tempête de neige, un automobiliste et son fils adolescent offrent d’aider deux hommes à dégager leur auto prise dans un banc de neige. Le plus vieux refuse l’assistance.

 

Le prix du sang

 

Marcel est un tireur à gages retiré des affaires mais ses automatismes reprennent quand un ami lui ordonne presque de l’aider à régler un problème urgent. Le scénario du cinéaste se déroule donc en 24 heures. Apparaissent à l’écran à plusieurs reprises des infos précises jouant sur le décalage de six heures entre Montréal et Paris et le montage de Jean-François Bergeron orchestre de nombreux flash-back. La première séquence en noir et blanc et dans un cadre carré s’intéresse tout d’abord à un homme et une femme assis à deux tables différentes dans un restaurant de quartier.

Le récit construit comme une tragédie chorale nous amène vers le point d’impact des balles tirées par Marcel et le silence de sidération qui s’en suit. À Paris, le ton est plus léger dans ce monde de la réalisation en studio d’une séquence similaire pour ce qui semble un téléfilm.

Cela permet au cinéaste de varier les points de vue sur ce mode de travail, ses hiérarchies et les relations qui s’y créent au moins pour un instant. D’autres personnes, impliquées dans les effets des actes violents sur des proches, s’inscrivent dans les fils de l’écheveau de ce long métrage.

Que s’est-il vraiment passé entre hier et aujourd’hui ?

Luc Picard incarne avec une adresse naturelle ce Marcel qui pourrait être un collègue du Gérard Gallant de son précédent Confessions. Le lien sémantique entre les deux titres en est un autre indice. Kelly Depeault et Henri Picard forment un couple moderne crédible.

S’inscrivant bien après Rafales d’André Melançon dans ces films québécois de suspense hivernal, cette œuvre de Luc Picard, bien loin de glorifier les actes violents trop présents dans notre monde, en rappelle directement les conséquences immédiates et souligne les manifestations d’entraide qui pourraient en sortir.

Gérard Lanvin apporte un côté flamboyant nécessaire à cet acteur qui en a vu d’autres et est capable de s’occuper de son pré carré. Les autres éléments de la troupe souvent dans de courts rôles renforcent le réalisme de l’ensemble. La cinématographie de François Dutil participe solidement à mettre en valeur les différences et similitudes de ces deux métropoles.

S’inscrivant bien après Rafales d’André Melançon dans ces films québécois de suspense hivernal, cette œuvre de Luc Picard, bien loin de glorifier les actes violents trop présents dans notre monde, en rappelle directement les conséquences immédiates et souligne les manifestations d’entraide qui pourraient en sortir.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Luc Picard

Scénario : Luc Picard. Direction photo : François Dutil. Montage : Jean-François Bergeron. Musique : Alex Nevsky.

Genre(s)
Suspense psychologique
Origine(s)
Canada [Québec]
France / Belgique
Année : 2025 – Durée : 1 h 35 min
Langue(s)
V.o. : français; s.-t.a.
Redemptions

Distribution
Entract Films

Les Films Opale
Contact info.
[ Christal Films Productions ]

Luc Picard
Crédit : @ Andréanne Gauthier

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

The Outer Threat

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après avoir fait une découverte inquiétante, un astrophysicien est contraint de fuir sa maison avec sa famille.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
William Woods

Genre(s)
Suspense de science-fiction
Origine(s)
Canada / États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 35 min
Langue(s)
V.o. : anglais
The Outer Threat

Distribution
V V S Films

Contact info.
[ The Coven ]

William Woods
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

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