Kite Zo A
PRIMEUR
Sortie
Vendredi 3 novembre 2023
Film sensoriel sur les rituels en Haïti, réalisé en collaboration avec des poètes, des danseurs, des musiciens et autres acteurs de la vie, sur des poèmes de l’auteur haïtien Wood-Jerry Gabriel.
PRIMEUR
Sortie
Vendredi 3 novembre 2023
PRIMEUR
Sortie
Vendredi 3 novembre 2023

BREFS APERÇUS
< Une réalisation à l’eau de rose pour la réalisatrice du très beau
et persuasif Dalida;
< Interprétation parfois forcée, particulièrement de la part du jeune
Hugo Questel;
< Alexandra Lamy, convaincante, bien que par moments, éparpillée;
< Muriel Robin, comme toujours, exemplaire de naturel et de sobriété;
< Écarts entre la littérature fantaisiste évoquée et le thème abordé.
[ ÉC ]
Cote : ★★ ½
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Lisa Azuelos

Lisa Azuelos
Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2023 – Durée : 1 h 38 min
Langue(s)
V.o. : français
La chambre des merveilles
Dist. [ Contact ] @
Axia Films
[ SND Films ]
Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex
Classement
Visa Général
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
PRIMEUR
Sortie
Vendredi 3 novembre 2023
COUP de ❤️
de la semaine
CRITIQUE
Élie Castiel
★★★★ ½
Témoins
à charge
Avec tout ce qui se passe aujourd’hui en matière d’évènements géopolitiques, sommes-nous en mesure de faire le rapprochement entre l’actualité et les faits illustrés dans Le procès Goldman, parmi les films les plus intéressants de Cédric Kahn.
Parce qu’il parle ouvertement de ses racines, sans complexe, tel que décrites par la voix du présumé coupable de la mort de deux pharmaciennes. Parce qu’il situe la judaïcité dans un contexte totalement intellectuel, philosophique, très éloigné de ces recours aux velleités bibliques dont elle est souvent associée.
Un choix de mise en scène qui établit presque la totalité du film à la salle d’audience, au procès en question. Une réalisation dont la froideur clinique, les témoignages de différents protagonistes souvent non concluants, les arguments féroces entre les avocats de la défense et ceux de la partie civile.
Et quelque chose d’épatant que procure le cinéaste, comme absorbé par une affaire de justice qu’il considère comme dépassant les simples annales. Alors que le présumé coupable de crime participe de ce jeu d’auto-défense avec un brio intellectuel qui dépasse l’entendement, un vocabulaire convaincant, un humour pince-sans rire, un cynisme inné et un goût du jeu d’interprétation. Le procès, en quelque sorte, vu comme une pièce de théâtre devant public.

Un face-à-face aussi cynique que relevant du discours philosophique.
Et sur ce point Arieh Worthalter est superbe, fantasmant entre le désir d’être et de paraître, vouant son personnage à une sorte de rapports de force qui se forme comme par enchantement, consciemment ou pas.
Le procès se passe au milieu des années 70, pas si éloignées de la fin de la Seconde Guerre mondiale. La France, certes, a changé, mais les incertitudes, les peurs, les frustrations et ce sentiment de culpabilité hérités de cette époque continuent à laisser des traces.
D’autant plus que nous apprenons qu’en plus d’être un professionnel dans les agissements de braquages à mains armées, Pierre Goldman est un homme de gauche, qui a longtemps combattu avec les représentants de cette idéologie dans certaines parties du monde.
Plus que tout, Le procès Goldman est un extraordinaire film d’écriture scénaristique. Des paroles qui ne passent pas par quatre chemins pour établir les assisses d’un mensonge ou d’une vérité. Au dernier Festival de Cannes, il a été présenté dans la section « Quinzaine des cinéastes », échappant injustement à la Compétition officielle.
Dans cette affaire, est-il question d’antisémitisme? De racisme? De xénophobie? D’une France incapable de composer avec un passé proche qu’elle tient à oublier? Cédric Kahn se jette dans cette fourmilière, résolu à prendre tous les coups. Encore une fois, sans doute, c’est là sa meilleure réalisation. Authentique.
D’autant plus que le film de Kahn, tout comme la Palme d’or, Anatomie d’une chute / Anatomy of a Fall, de Justine Triet, possède ce discours sur la notion du regard. Ne pas montrer les détails de ce à quoi on accuse le présumé coupable. Laissant le soin aux spectateurs de rallier ses fantasmes aux évènements racontés.
L’avocat de la défense est justement incarné avec justesse par Arthur Harari (compagnon dans la vie, et coscénariste de Triet, dans Anatomie d’une chute). Ce rapprochement est-il une coïncidence?
Qu’importe, puisque le film de Kahn montre jusqu’à quel point le cinéma narratif est conscient de ses limites, des concessions qui lui sont infligées ou qu’on s’inflige soi-même. Et sur ce point, le ratio 1 :33 fonctionne à merveille. Un écran plus ample n’aurait pas eu le même impact.
Goldman est un insoumis, un rebelle, une oisif, un révolutionnaire, mais tous ces tracas d’impuretés, possèdent, même si c’est dans l’ordre du psychanalytique, une sorte d’héroïsme urbain – dans la salle d’audience, ces fidèles défenseurs, tous et toutes réunis à la dernière rangée applaudissent ses interventions. On soulignera aussi, présente, Simone Signoret (bien entendu, campée par une comédienne non créditée) au premier siège du troisième rang. Elle et Yves Montant, étaient toujours audibles dans les causes politiques.
Dans cette affaire, est-il question d’antisémitisme? De racisme? De xénophobie? D’une France incapable de composer avec un passé proche qu’elle tient à oublier? Cédric Kahn se jette dans cette fourmilière, résolu à prendre tous les coups. Encore une fois, sans doute, c’est là sa meilleure réalisation. Authentique.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Cédric Kahn
Scénario
Nathalie Hertzberg
Cédric Kahn
Direction photo
Patrick Ghiringhelli
Montage
Yann Dedet
Musique
[ Sans bande sonore ]

Cédric Kahn
Genre(s)
Drame judiciaire
Origine(s)
France
Année : 2023 – Durée : 1 h 55 min
Langue(s)
V.o. : français
Le procès Goldman
Dist. [ Contact ] @
FunFilm Distribution
[ Moonshaker / Charades ]
Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex
Classement
Visa Général
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]