Umberto Eco :
La bibliothèque du monde

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 28 juillet 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
La bibliothèque privée d’Umberto Eco était un monde en soi : plus de 30 000 livres contemporains et 1 500 volumes rares et anciens. Visite de ce lieu de la mémoire.

 

CRITIQUE
Luc Chaput

★★★ ½

Dans le dédale

d’un esprit brillant

 

Un homme marche entre les étroites rangées de livres d’une bibliothèque. Il se rend dans une pièce et en choisit un.

C’est Umberto Eco, professeur, sémiologue, écrivain qui se meut ainsi dans son étude qui contenait plus de 30 000 livres et plus d’un millier de volumes rares sur des sujets souvent étranges. Le réalisateur convie les deux enfants et un collaborateur régulier à nous montrer cette caverne d’Umberto dans laquelle les livres ont été classés selon un système connu du maître décédé en 2016. De nombreux extraits d’entrevues, de conférences ou de colloques glanés de ci delà sont intercalés et montrent l’étendue des intérêts de cet intellectuel italien tout d’abord connu pour Le Nom de la Rose qu’il considérait comme le pire de ses six romans.

Entouré d’une partie de la mémoire du monde.

Le cinéaste met également en scène six acteurs dans divers lieux pour dire, lire ou réciter des extraits d’œuvres dans lesquelles les formulaires lapidaires et les jeux de miroirs se conjuguent dans un langage à la fois savant et compréhensible. Ces courts périples, accompagnés par la musique de Carl Orff, servent ainsi à mettre en évidence plusieurs de ces endroits silencieux dans lesquels les livres, gardiens de la mémoire végétale, sont conservés pour le plaisir et le bonheur des générations de lecteurs présents et futurs.

Ce long métrage, construit en chapitres et un épilogue, nous invite à un premier contact vivifiant avec ce penseur dont les opinions sur l’Internet et les théories conspirationnistes gardent une acuité encore nécessaire.

Ce long métrage, construit en chapitres et un épilogue, nous invite à un premier contact vivifiant avec ce penseur dont les opinions sur l’Internet et les théories conspirationnistes gardent une acuité encore nécessaire.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Davide Ferrario

Idée
Davide Ferrario

Direction photo
Andrea Zambelli

Andra Zanoli
Montage
Cristina Sardo
Musique
Fabio Barovero

Davide Ferrario

Genre
Documentaire
Origine
Italie

Année : 2022 – Durée : 1 h 20 min
Langue
V.o. : italien; s.-t.a. ou s.-t.f.

Umberto Eco: A Libary of the World
Umberto Eco : La biblioteca del mondo

 

Dist. [ Contact ] @
Enchanté Films
[ FilmsWeLike ]

Diffusion @
Cinéma du Musée
 Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon.★★★ Bon.
★★ Moyen.★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Fantasia 2023
< III >

ÉVÈNEMENT
[ Festival ]

texte : Luc Chaput

Hier,

aujourd’hui

et demain

Au coin d’une rue, en attente d’une lumière verte, des piétons tous sauf une affublés d’un système auditif entendent ou lisent des conseils sur leurs vies.

En 1978, George Lucas, pour garder dans le discours ambiant le film Star Wars sorti avec fracas l’été précédent, décide de produire un spécial télé pour le temps des fêtes qui permettra aussi de lancer les publicités pour les statuettes, jeux et autres produits dérivés à temps pour les emplettes de cadeaux de fin d’année. Le réseau CBS est choisi et les négociations débutent.

A Disturbance in the Force

Le documentaire A Disturbance in the Force nous rappelle cet événement et cette émission que Lucas et son équipe ont abhorrée et envoyée aux oubliettes. Kevin Smith, Seth Green et d’autres se souviennent quand et où ils ont vu le fameux spécial et comment ils ont tenté d’en avoir une copie. Le programme en entier se trouve facilement maintenant sur YouTube et le niveau n’est pas aussi mauvais qu’on le souligne. Les réalisateurs Jeremy Coon et Steve Kozak décortiquent la place de ces émissions spéciales de variétés dans le paysage audiovisuel américain et en montrent d’autres exemples plus bizarres. Par son ton primesautier, ses incursions dans les carrières de personnalités plus ou moins inconnues maintenant, ce documentaire rajoute une gargouille à la mythologie de cet empire multimédia maintenant détenu par Disney,

Sometimes I Think of Dying

Daisy Ridley est devenue célèbre dans le rôle de Rey dans la dernière trilogie cinématographique de cette entreprise tentaculaire qu’est devenu Star Wars. À l’opposé de son personnage volontaire et combatif, elle est Fran, une timide employée de bureau dans Sometimes I Think About Dying. Le film de Rachel Lambert est une adaptation du court métrage éponyme de Stefanie Abel Horowitz, lui-même inspiré de la pièce Killers,de Kevin Armento. L’ensemble prend les couleurs automnales d’une petite ville de la Côte Nord-Ouest des États-Unis et contient quelques moments bien campés. Toutefois, sans l’apport artistique de Ridley qui est aussi productrice et les belles interprétations de Marcia DeBonis en retraitée et de Dave Merheje en nouveau collègue, ce long métrage serait passé quasi inaperçu dans la pléthore des comédies dramatiques qui déferlent constamment sur nos écrans, petits et grands.

With Love and a Major Organ

Dans With Love and a Major Organ, Anabel n’emploie pas LifeZapp, cette application envahissante décrite dans la séquence au début. Elle continue de tenter d’être en phase avec ses émotions même si, en cet avenir pas si éloigné, le cœur est devenu un organe mécanique et électronique qui peut être remplacé. La mise en scène de Kim Albright emploie avec bonheur les divers lieux de l’action, bureaux, parcs et appartements pour illustrer comment la vie encore plus régie par l’électronique n’a pas tellement changé du moins extérieurement. Une rencontre fortuite avec George suscite des interrogations parallèles pour les deux protagonistes.

Un fil rouge vu dans les premières images mène l’action vers les relations familiales. Anna Maguire rend avec doigté les contradictions de son personnage, soutenu avec bonheur par l’habile interprétation de Hamza Haq, qui découvre que le cœur peut avoir ses raisons.

Par son angle oblique sur la société contemporaine, cette adaptation de la comédie dramatique quelque peu futuriste de Julia Lederer nous en dit encore mieux sur les relations interpersonnelles aujourd’hui que Sometimes I Think About Dying.

Fantasia 2023
du 20 juillet au 9 août

Un autre doublage, un autre ratage

TRIBUNE
Libre

texte
Sylvio Le Blanc

 

Je suis allé voir au cinéma la version doublée au Québec du dernier Tom Cruise : Mission : Impossible – Bilan mortel, première partie (Mission: Impossible – Dead Reckoning Part One)[1]. Cela peut sembler insolite, mais je n’y ai entendu qu’une seule voix professionnelle dans le lot, à savoir celle de Frédéric Desager[2] (né en Belgique), qui double Simon Pegg. Gilbert Lachance[3] et Yves Corbeil[4] y sont certes passables, mais leur voix sont si caractérisées et omniprésentes que vous me pardonnerez d’espérer en ouïr de plus discrètes.Suite

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