Uma Musume: Pretty Derby – Beginning of a New Era

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 27 février 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Nées avec des noms venus d’autres mondes, parfois chargés d’histoires étranges, parfois glorieuses, ces jeunes femmes nées pour courir héritent de l’âme nécessaire pour atteindre l’invisible.

SANS
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FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Ken Yamamoto

Genre(s)
Animation
Origine(s)
Japonais
Année : 2024 – Durée : 1 h 47 min
Langue(s)
V.o. : japonais; s.-t.a.
Uma musume puritīdābī: shin jidai no tobira

Dist.
A-Z Films
Contact & Prod.
[ Buena Vista International]

Diffusion
cpx

Ken Yamamoto

Classement
Visa GÉNÉRAL

Viyaah Kartaare Da

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 27février 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Kartar rêve d’épouser l’amour de sa vie, Nimmo. Mais quand son père, un policier autoritaire, tombe dans le coma, Kartar profite de la situation pour monter une supercherie afin de sécuriser son avenir… et son mariage.

SANS
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FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Smeep Kang

Genre(s)
Comédie
Origine(s)
Inde
Année : 2026 – Durée : 2 h
Langue(s)
V.o. : punjabi; s.-t.a.
Kartar’s Wedding

Dist.
Imtiaz Mastan
Contact & Prod.
[ Dharma Productions ]

Smeep Kang

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

Oscars 2026
Du côté des courts

 ÉVÉNEMENT
[ Courts métrages ]

 

Plusieurs

appelés,

trois élus

 

À Atlanta, en Georgie, avant le lever du jour, la responsable de la sécurité d’une clinique féministe, prépare sa journée et en explique ensuite les différentes étapes. Toute la logistique interne et externe avec ses échanges verbaux avec les opposants qui importunent le flot de patientes est approfondie par cette entremise. Deux visions de la foi chrétienne, du pardon et de la vie s’incarnent spécialement dans l’éloquence tranquille de cette Tracii dans The Devil is Busy. Les réalisatrices Christalyn Hampton et Geeta Gandbhir y démontrent directement l’effet du renversement de l’arrêt Roe vs Wade sur la diversification des embûches légales au libre choix et donc sur de nombreuses existences.

Un jeune réalisateur américain, Craig Renaud, rend un hommage touffu mais étayé à son frère aîné reporter tué en Ukraine montrant, avec l’aide de Juan Arredondo, un ami caméraman, l‘impact de cette vie trop courte dans Armed Only with a Camera: The Life and Death of Brent Renaud. Le deuil est aussi le sujet d’All the Empty Rooms avec ces parents de régions différentes gardant intactes les chambres d’Hally, Jackie et Gracie, leurs enfants fauchés lors de tueries dans des écoles. Joshua Seftel accompagne le journaliste de CBS Steve Hartman et le photographe Lou Bopp dans leurs rencontres avec ces familles pour pérenniser avec doigté par le biais d’images fixes ces artefacts divers, signes de leurs joies, de leurs espoirs et de leurs peines.

The Devil is Busy (États-Unis / Documentaire)

Des individus hommes et femmes présentent régulièrement depuis mars 2025 chacun une grande photo d’un des milliers d’enfants de 0 à 5 ans tués durant les opérations militaires de Tsahal à Gaza. La manifestation est silencieuse comme une marche subséquente et les réactions à Tel Aviv de certains invectivant illustrent bien les divisions internes de la société israélienne que constate Children No More: “Were and Are Gone” de la réalisatrice Hilla Medalia.

Bien loin, dans le désert d’Atacama au Chili, trois ânes cheminent et s’approchent de plus en plus de l’observatoire astronomique de La Silla. Leurs oreilles sur certains plans ont l’apparence de sémaphores captant et transmettant des données à l’extérieur de ce lieu hyper-technologique comme le décrit tout au long la fine cinématographie de Nicolas Canniccioni. Alison McAlpine avec son Perfectly a Strangeness, suite en mineur de son Cielo, réussit au moins à nous intriguer.

Du Canada également, et de l’ONF, une animation de marionnettes dans des décors précis évocateurs du siècle passé nous emmène de Montréal à Paris dans un conte aux échos de ceux d’Hans Christian Andersen emmitouflé par la musique de Patrick Watson. La misère, les ressources insoupçonnées de l’humain, la rapacité de certains et la relation entre un homme âgé et sa petite-fille sont les trames de cette Jeune fille qui pleurait des perles. Chris Lavis et Maciek Szczerbowski y confirment s’il en était encore besoin leurs talents déjà remarqués dans Madame Tutli-Putli. Ils ont un concurrent très sérieux dans Papillon de Florence Miailhe qui trace ce portrait biographique à peine décalé d’un nageur olympique français issu d’Afrique du Nord au temps de l’avènement du nazisme et de ses conséquences effroyables. L’emploi de la peinture sur verre et du sable permet des effets aux accents impressionnistes d’une fluidité étonnante dans ce récit de courage, d’abnégation, de solidarité et de mémoires revivifiées.

La jeune fille qui pleurait des perles (Canada / Animation)

Forevergreen est un projet personnel de Nathan Engelhardt et Jeremy Spears, deux employés de Disney qui, avec l’aide de collègues et d’amis, ont concocté à grand renfort d’animation générée par ordinateur une gentille parabole écologique. Konstantin Bronzit dans Three Sisters oppose d’une façon minimaliste le demi-cercle d’une île au triangle de voiles dans cette courte chronique humoristique des effets que l’arrivée d’un marin cause sur trois sœurs.

La simplicité du dessin imitant la bande dessinée en conflit grandissant avec les termes de la narration dite par Domnhall Gleason rend la pertinence ironique du propos de Retirement Plan de John Kelly encore plus patente. Un autre court irlandais Eiru de Giovanna Ferrari a été rajouté pour amener la durée du programme à 90 minutes. Un tirage au sort entre les dix œuvres non choisies aurait été plus équitable dans ce contexte.

The Butcher’s Stain (Israël / Fiction)

Dans un grand magasin parisien, une nouvelle vendeuse s’occupe avec empressement d’une riche cliente habituée à tous les égards. La scène se passe pourtant dans une dystopie puisque dans ces temps et lieu, il est interdit d’embrasser sur la bouche et le paiement implique de recevoir des gifles sur les joues. Les prénoms des protagonistes annoncent d’ailleurs comme Malaise une humeur. La magnifique cinématographie en noir et blanc de Two People Exchanging Saliva transforme la ville-lumière en un autre espace dans lequel on peut déceler plusieurs ressemblances thématiques avec le Carol de Todd Haynes. Isabelle Huppert et Julianne Moore sont productrices exécutrices de cet ofni élégamment déroutant créé par le couple Natalie Musteata and Alexandre Singh.

Des prénoms d’une originalité attendue affublent également les protagonistes de la pochade britannique futée qui égratigne la pudibonderie victorienne, Jane Austen’s Period Drama de Steve Pinder et Julia Aks. La finesse de l’interprétation conjointe de Myriam Margolyes et d’Alistair Nwachukwu apporte un supplément à cette historiette sur le partage d’une passion pour les arts qu’est A Friend of Dorothy du Britannique Lee Knight. Butcher’s Stain de Meyer Levinson-Blount déroule avec sobriété son enquête criminelle en milieu alimentaire israélien.

Une nouvelle de l’écrivain russe Ivan Tourgueniev a servi de point de départ au réalisateur américain Sam A. Davis, également cameraman et monteur pour Singers, son croquis d’une soirée dans un bar enfumé et sombre à l’occasion d’un concours de chant impromptu lancé par le gérant. Les interprètes ont été trouvés par le cinéaste selon leurs prestations sur Internet et un large éventail de tessitures et de styles apporte une chaleur inattendue à ce havre dans lequel la musique bien employée peut adoucir les mœurs.

Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc ]
Dès le vendredi 27 février 2026
1 7 8 9 10 11 1,400