Sarpanch

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 10 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux frères, Fateh et Rajveer, vivent paisiblement jusqu’à ce qu’ils décident de s’attaquer à la corruption systémique qui ronge leur village depuis plus de vingt ans.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mandeep Benipal

Genre(s)
Drame politique
Origine(s)
Inde
Année : 2026 – Durée : 2 h 24 min
Langue(s)
V.o. : punjabi; s.-t.a.
Village Chief

Distribution
A-Z Films

Contact info.
[ Ohri Productions ]

Mandeep Benipal
Crédit : @ MovieBuff

Diffusion
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Sorda

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 10 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Angela est sourde, Hector est entendant. Ils forment un couple épanoui et heureux malgré leur différence. Mais la naissance de leur premier enfant inquiète Angela : saura-t-elle créer un lien avec sa fille ?

 

Le Film
| de la semaine |


ANGLE

| CRITIQUE |

texte : Élie Castiel

★★★★

 

Ces silences, dans le cas de Sorda, que nous préférons désigner dans sa langue d’origine, sont ceux d’une invisibilisation, une absence de voix, une expression marginalisée. Une sorte de dépendance narrative où la principale protagoniste dépend d’autres facteurs de communication, la plupart du temps proférés dans le silence.

 

Les silences de la voix

 

Et qui, pour Eva Libertad, s’articule autour d’une mise en scène formelle sophistiquée, hors du commun, assujettie à des mouvements de caméra inhabituels. Sur ce point, la directrice photo Gina Ferrer, compatriote de Libertad, rejoint cet état d’esprit particulier où le spectateur ne cesse de se demander, dans ses divers moments de silence total, si en fait ce n’est pas la fiction qui dirige l’œil vigilant de la caméra, ou au contraire se manifeste du coup une sorte d’interdépendance des plus rarement vues au cinéma. Ou bien s’agirait-il d’une approche subjective du sujet traité ? Tout le laisse croire.

La musique même, celle étrange de Aránzazu Calleja parvient à amalgamer adroitement une absence de son, métaphoriquement lorsque le silence parle, et une prise de conscience de la réalité.

Une libération teintée d’espoir.

Dans ces mouvements alternatifs entre la réalité narratif et les silences de plusieurs puisqu’il n’est pas seulement question de Ángela, la principale protagoniste dans cette histoire, mais des amies qui sont aussi dans le même état d’âme et physique.

Libertad se base sur son court métrage éponyme inspiré de l’histoire personnelle de la réalisatrice et de sa sœur, actrice sourde, qui tient ici le rôle principal. D’ailleurs, les deux se ressemblent à s’y méprendre.

La mise en abyme dont il est question affiche sa luminosité foudroyante malgré ce qu’elle comporte comme drame humain, d’apprentissage et de multiples gestuelles. Dans une scène qui revient parfois dans le film comme une sorte de rappel, les époux sont entrelacés dans un rapport charnel dans le silence, un manière de renforcer le but de la proposition initiale, pourquoi ne pas dire une épiphanie entre deux êtres amoureux, le mari entendant, la femme sourde.

Sorda, un film pudique autant qu’il transforme notre regard confortable et j’irai même jusqu’à dire, passif, de spectateur. C’est une œuvre accomplie faite de bruit invisible et de fureur étanche, intériorisée. Jusqu’à une conclusion qu’il conviendra à chacun de nous d’évaluer.

Cette entente devient un des moteurs du film. Mais vite estropié dans la vie réelle lorsque Ángela est incapable de communique avec son premier enfant, née finalement entendante, un miracle en soi. et que Son mari Héctor (exceptionnel Álvaro Cervantes) prend le relais pour s’occuper de la petite, ne se rendant pas compte que cette situation voit émerger une crise identitaire chez Ángela.

Sorda, un film pudique autant qu’il transforme notre regard confortable et j’irai même jusqu’à dire, passif, de spectateur. C’est une œuvre accomplie faite de bruit invisible et de fureur étanche, intériorisée. Jusqu’à une conclusion qu’il conviendra à chacun de nous d’évaluer.

À la Berlinale, en 2025, Sorda est sorti dans la presque indifférence. À notre tour de constater qu’un certain cinéma ibérique sort de ses ornières. Et si ce vent de renouveau venait en fait de la Catalogne ?

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Eva Libertad

Scénario : Eva Liberted, avec les conseils de Clara Serrano Horens. Direction photo : Gina Ferrer. Montage : Marta Velasco. Musique : Aránzazu Calleja.

Genre(s)
Drame familiale
Origine(s)
Espagne
Année : 2025 – Durée : 1 h 39 min
Langue(s)
V.o. : espagnol, catalan; s.-t.f. & s.-t.a.
Sourde
Deaf

Distribution
A-Z Films

Contact info.
[ Latido Films ]

Eva Libertad
Crédit : @ Wikipédia

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Vivaldi et moi

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 10 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
La rencontre entre une orpheline violoniste et un célèbre compositeur.

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Luc Chaput

★★★ ½

 

Introduite dans un hospice, une femme présente la moitié du gage qu’elle avait cousu aux langes du bébé qu’elle avait déposé dans un dispositif construit à cet effet dans un des murs de l’institution. La directrice prend le gage et va le vérifier dans la pièce contenant sous clef tous les répertoires de ces existences.

Une jeune femme assiste à la scène. Elle a le prénom prédestiné de Cecilia, patronne des musiciens. Elle est comme les autres orpheline ou abandonnée par ses parents dans cette organisation de la Pietà. Sise près de la place Saint-Marc à Venise, elle est en concurrence avec d’autres églises et hospices pour récolter des dons.

 

La musique

comme

clef de sortie

 

Le scénario du réalisateur et de Ludovica Rampoldi adapte librement le Stabat Mater de l’écrivain vénitien contemporain Tiziano Scarpa. Cecilia est le moi du titre de cette coproduction française dont le libellé original est Primavera, le printemps des Quatre saisons d’Antonio Vivaldi.

La cinématographie de Daria D’Antonio privilégie les clairs-obscurs dans cet orphelinat aux règles strictes. Cecilia, interprétée avec une poignante sensibilité par Tecla Insolia, trouve un moyen d’échapper par ses lettres à sa mère à cette quotidienneté toujours renouvelée. Son talent de musicienne la fait remarquer par le nouveau maître de musique.

Une sorte d’entente professionnelle particulière.

Vivaldi auquel Michele Riondino apporte une fébrilité intérieure, est un mélodiste brillant et un compositeur polyvalent. Ce prêtre asthmatique aux cheveux roux devient donc la pierre de taille du renouveau financier du Pio Ospedale della Pietà. L’orchestre féminin caché derrière une grille dans les hauteurs de l’église attire ainsi les regards qui montent aussi vers Dieu. Leurs prestations enchantent littéralement les fidèles qui paient ensuite pour des concerts privés.

Le metteur en scène reconnu d’opéra Damiano Michieletto élabore ainsi par petites touches incidentes ou non un portrait critique d’une société dans laquelle les nantis et titrés ont bien plus que le haut du pavé en regard des autres casés au plus près des canaux humides. La musique de Vivaldi retrouve ainsi son terreau fertile et l’apport essentiel de ces instrumentistes longtemps relégués sur les bas-côtés.

Ces incursions dans la Sérénissime ville des doges sont captées dans une luminosité plus grande, interrompue par entre autres une scène de boucherie qui relie la couleur du sang à d’autres rouges et des irruptions de violence.

Le metteur en scène reconnu d’opéra Damiano Michieletto élabore ainsi par petites touches incidentes ou non un portrait critique d’une société dans laquelle les nantis et titrés ont bien plus que le haut du pavé en regard des autres casés au plus près des canaux humides. La musique de Vivaldi retrouve ainsi son terreau fertile et l’apport essentiel de ces instrumentistes longtemps relégués sur les bas-côtés.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Damiano Michieletto

Scénario : Damiano Michieletto, Ludovica Rampoldi; d’après le roman de Tiziano Scarpa, Stabat mater. Direction photo : Dario D’Antonis. Montage : Walter Fasano. Musique : Fabio Massimo Capogrosso.

Genre(s)
Drame d’époque
Origine(s)
Italie / France
Année : 2025 – Durée : 1 h 51 min
Langue(s)
V.o. : italien; s.-t.f.
Primavera

Distribution
K-Films Amérique

Contact info.
[ Memento Film International ]

Damiano Michieletto
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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