P R I M E U R
Sortie officielle Vendredi 09 octobre 2026
RÉSUMÉ SUCCINCT Un fantôme qui habite une maison depuis plus de 150 ans ne se laisse pas impressionner par Mathilde, une adolescente qui vient d’y emménager avec ses parents.
P R I M E U R
Sortie officielle Vendredi 09 octobre 2026
RÉSUMÉ SUCCINCT Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels !
ANGLE | CRITIQUE |
texte : Élie Castiel
★★★ ½
Miracle cinématographique, bouffée d’oxygène politique, Jim Queen, le film LGBTQ+ présenté en clôture du festival Fantasia, est arrivé à point nommé. Alors qu’une homophobie de plus en plus décomplexée gagne du terrain à Montréal, le temps d’une projection, une brèche s’est ouverte, laissant présager une ouverture d’esprit qu’on espère moins éphémère qu’elle n’y paraît. Œuvre nécessaire portée par un scénario en béton, le film pulvérise les préjugés et les relents homophobes qui gangrènent notre société, en égratignant au passage une France nostalgique d’une époque révolue.
L’orientation sexuelle
sort gagnante gaîment
L’intrigue est aussi savoureuse qu’audacieuse : Jim, icône sexy et absolue de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte « l’Hétérose », un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels. Rejeté par ses pairs et soudainement marginalisé, il ne peut plus compter que sur le soutien de Lucien, son tout premier admirateur et ultime abonné, un twink aventureux malgré ses airs fragiles.
Et si malgré tout, l’amour sincère était possible ?
Pour leur premier long métrage de fiction d’animation, le duo de cinéastes ose le tout pour le tout. En maniant avec brio un humour résolument camp, ils abolissent les barrières, exaltent un profond désir de liberté et font de l’homosexualité le territoire de tous les possibles. Pour autant, le film ne verse jamais dans l’hagiographie complaisante. Les réalisateurs décochent des flèches acérées contre les dérives matérialistes et comportementales d’une frange de la communauté queer : narcissisme exacerbé, culte de l’exhibitionnisme opportuniste, hypersexualisation, consumérisme affectif et incapacité chronique à bâtir des relations sincères. Autant de travers souvent associés à la culture LGBTQ+, mais que le film renvoie habilement en miroir à l’hétéronormativité. Après tout, ces tares sont-elles vraiment l’apanage d’une seule orientation ?
Tout compte fait, Jim Queen ne jure que par son irrépressible envie de provoquer sans jamais chercher à blesser. Le film remplit une fonction sociale essentielle en rappelant la permanence de l’homosexualité depuis la nuit des temps, tout en imposant une esthétique d’animation singulière que les nouvelles générations queer auraient tort de prendre pour acquise. Un grand moment de cinéma, aussi subversif que jubilatoire.
Projeté devant une salle comble à Fantasia — un événement d’envergure que l’on devine désormais plus poreux à la diversité —, Jim Queen a déclenché des tonnerres d’applaudissements et des cris de joie. Un enthousiasme débordant qui témoigne, on le souhaite, d’une véritable prise de conscience collective et non d’une simple catharsis passagère.
Pourtant, le réel rattrape vite la fiction. Trop frileux, les distributeurs traditionnels québécois ont boudé le film, forçant l’œuvre à passer sous la houlette d’un réseau de distribution alternatif. Preuve clinique que, derrière les beaux discours, les mentalités institutionnelles peinent à évoluer.
Tout compte fait, Jim Queen ne jure que par son irrépressible envie de provoquer sans jamais chercher à blesser. Le film remplit une fonction sociale essentielle en rappelant la permanence de l’homosexualité depuis la nuit des temps, tout en imposant une esthétique d’animation singulière que les nouvelles générations queer auraient tort de prendre pour acquise. Un grand moment de cinéma, aussi subversif que jubilatoire.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Nicolas Athané Marco Nguyen
Scénario : Nicolas Athané, Marco Nguyen, Simon Balteaux, Brice Chevillard. Animation : Stefan Thaler, Julien Licata, Estelle Antonini. Montage : Ivy Burette. Musique : KIROSEN, Benjamin Nakache, Mathieu Rosenzweig.
Genre(s) Animation Origine(s) Belgique / France Année : 2025 – Durée : 1 h 26 min Langue(s) V.o. : français ; s.-t.a. Jim Queen and the
Quest for Chloroqueer
Distributeur Film Service Supérieur Contact info. [ Photon Films ]
P R I M E U R
Sortie officielle Vendredi 09 octobre 2026
RÉSUMÉ SUCCINCT Farouk, gérant d’un supermarché absorbé par son travail, délaisse ses proches, jusqu’à ce que l’installation chez lui de son beau-frère chômeur ne bouleverse son quotidien.
SANS | COMMENTAIRES |
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Moataz El Tony
Genre(s) Comédie d’action Origine(s) Égypte Année : 2026 – Durée : 1 h 32 min Langue(s) V.o. : arabe ; s.-t.a. Family Wanted
Distributeur Imtiaz Mastan Contact info. [ Go Media ]