Alpha

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux agentes d’élite formées pour tuer unissent leurs forces pour traquer un dangereux traître, les poussant en une série de séquences d’action brutales à travers le monde.

 

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Shiv Rawail

Genre(s)
Action
Origine(s)
Inde
Année : 2026 – Durée : 2 h 21 min
Langue(s)
V.o. : hindi; s.-t.a.
Alphā

Distribution
Imtiaz Mastan

Contact/Production
[ Yash Raj Films ]

Shiv Rawail
Crédit : @ Social News

Diffusion
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

Connemara

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Issue d’un milieu modeste, Hélène a quitté depuis longtemps les Vosges. À la quarantaine, un burn-out brutal l’oblige a quitter Paris, revenir là où elle a grandi. Un soir, sur le parking d’un restaurant franchisé, elle aperçoit un visage connu, Christophe Marchal, le bel Hockeyeur des années lycées.

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Élie Castiel

★★★

Tout bonnement, le sujet fait penser à certains films sentimentaux indiens, où danses, chansons et épreuves sportives (en Inde, c’est le cricket) font partie de l’équation.

Dans ce Connemara, ça sera, assez bizarrement, le hockey qu’a choisi Alex Lutz, plus comédien que réalisateur, à qui l’ont doit les réussis Le tableau volé et 5e set (preuves à l’appui, ici et ici). Serait-il fasciné par l’univers des compétitions sportives ? Après la Coupe mondiale qui bat son plein en ce moment ?

 

Ce lointain

objet du désir

 

Le roman éponyme de Nicolas Mathieu a résonné chez lui comme un beau sujet de film. À tel point que la production s’est retrouvée à Cannes dans la section ‘Cannes Première ». C’est quand même pas rien.

L’univers du hockey chez les jeunes en ville de province est bien reconstitué, le coach, ancien gloire de ce sport, incarné par le ténébreux et séduisant Bastien Bouillon, ser de fer de lance à cette histoire sentimentale où Hélène (comme toujours, Mélanie Thierry, qui obtient le plus d’attention) revoit son amour de jeunesse. Comme dans la mythologie grecque, la fille d’un certain Zeus, censée être la plus belle femme du monde, aux divers prétendants, ici par contre, un seul objet d’un ancien désir.

Et s’il était possible de tout recommencer ?

Si Connemara ne va pas aussi loin que les Grecs, puisqu’ici, c’est le monde réel, force est de souligner que la petite aventure amoureuse entre les deux anciens tourtereaux prend des allures de carte postale alors que Lutz tente par tous les moyens d’y échapper.

Peut-être bien que Connemara est bien plus du domaine de l’écrit que du visuel. En écriture, tout peut être inventé et on y croit. N’empêche que Lutz, prenant conscience, s’arrange pour que sa mis en scène, moyennant surtout ces rencontres familiales, parfois tendres, d’autre part, tendues, nous fassent penser à ces drames engageants d’où on ressort avec l’esprit apaisé et réconcilié, puisque la vie est faite de hauts et de beaucoup de bas.

Ce qui est d’autant plus déchirant que la revenue ne s’attendait pas à un tel revirement dans le domaine affectif. C’est une belle démarche scénaristique et le temps que ça dure on y croit.

[ … ] on a l’impression, finalement, que Lutz s’est contenté de tourner ce Connemara (dont on vous donne la très belle signification lors du générique final) dans une perspective personnelle où ses thèmes de prédilection, comme l’intimité partagée, sa vision du couple, la vie de famille, la possibilité de refaire sa parcours ou encore son art, sont autant de vérités qui valent la peine d’explorer.

Mais on a l’impression, finalement, que Lutz s’est contenté de tourner ce Connemara (dont on vous donne la très belle signification lors du générique final) dans une perspective personnelle où ses thèmes de prédilection, comme l’intimité partagée, sa vision du couple, la vie de famille, la possibilité de refaire sa parcours ou encore son art, sont autant de vérités qui valent la peine d’explorer.

On ne peut passer sous silence la très belle direction photo signée Éponine Momenceau (rappelez-vous de l’excellent Dheepan, de Jacques Audiard). Selon les lieux filmés, les tonalités chromatiques annoncent la nostalgie ou la mélancolie, ou encore, soulignent des notes d’espoir faussement lumineuses.

Il fut un temps où les petites histoires d’amour au lycée voulaient dire quelque chose et occupaient tout notre temps. Devenu adultes, la vie se charge de prendre le relais, pour le meilleur ou pour le pire.

Une fois n’est pas coutume, c’est du cinéma grand public de qualité.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Alex Lutz

Scénario : Alex Lutz, Amélie Guyader, Hadrien Bichet; d’après le roman éponyme de Nicolas Mathieu. Direction photo : Éponine Momenceau. Montage : Margot Meynier. Musique : Vincent Blanchard.

Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
France
Année : 2026 – Durée : 2 h 21 min
Langue(s)
V.o. : français.
Connemara

Distribution
TVA Films

Contact/Production
[ StudioCanal ]

Alex Lutz
Crédit : @ Kinorium

Diffusion
Cinéma-Cinéma</
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Romería

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas.

 

Le Film
| de la semaine |

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Élie Castiel

★★★★

 

En français, le titre espagnol signifie « pèlerinage », tout à l’honneur et en symbiose avec le film de Carla Simón, un film plus sur les silences que sur les aveux ou autres confessions. Pour Marina, très habitée Llúcia Garcia en dépit de l’effet de distanciation qu’exige la mise en scène de Simón, ce pèlerinage n’a rien de sa signification religieuse, comptant sur un retour aux sources qui, délaissant un tant soit peu les véritables intentions, s’avère une profonde réflexion sur les racines familiales.

 

Mise en abyme

 

Malgré ce qu’on peut découvrir, les malentendus, des révélations à compte-goutte poussant la principale intéressée à une profonde réflexion sur elle-même.

Et, à un moment donné, promet une des séquences les plus révélatrices au sommet d’un grand immeuble, sorte de Goliath, entouré de petites maisons de cet endroit sur la côte atlantique. Car tout bien considéré, Romería est un film sur le lieu, les racines, l’enracinement qui ne tient pas à perdre de son autorité, comme un début du monde.

On pourrait prétendre que Carla Simón évoque des cinéastes qui, comme elle, ont filmé, à leur façon, les lieux du commencement, mais force est de souligner que la réalisatrice catalane, la même que du magnifique Alcarràs, possède son propre rythme, sa faconde, même muette, dans l’élaboration des enjeux mis en cause, poussant le spectateur à rendre lui-même son verdict.

Surtout que Romería, tout bien considéré, est une mise en abyme autobiographique qui se passe de toute exagération. Au contraire, la cinéaste tourne des plans courts, des petits recueils en mouvement, évitant la mise en scène classique pour mieux structurer le médium qu’elle professe.

Les gestes dissimulés des secrets occultés.

Non pas par snobisme, notamment par les temps qui courent où le film, autrefois dit « d’auteur » a de plus en plus de mal à s’en sortir, le public cinéphile devenant plus restreint, mais en connaissance de cause.

À y voir de près, on prend conscience qu’il s’agit d’une œuvre lumineuse, les lieux, à prendre au sens propre, sont aussi ces découvertes de soi, des vérités qui jalonnent une expérience de vie.

[ … ]  il y a surtout un objet purement cinématographique où ce formel prend une place prépondérante, c’est volontaire, pensé, structuré à la minute près. Comme si entre la vie et le cinéma, il serait toujours possible de conjuguer les deux pour parvenir à un entendement du monde et l’historique de ses multiples récits.

Cette bourse d’études que cherche Marina, se transforme alors en un enjeu secondaire, une excuse, l’interrelation entre les êtres, surtout au sein d’une même famille, prenant par conséquent des proportions gigantesques – après tout, c’est en territoire ibérique que nous sommes.

Et il y a surtout un objet purement cinématographique où ce formel prend une place prépondérante, c’est volontaire, pensé, structuré à la minute près. Comme si entre la vie et le cinéma, il serait toujours possible de conjuguer les deux pour parvenir à un entendement du monde et l’historique de ses multiples récits.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Carla Simón

Scénario : Carla Simón, et les lettres de Neus Pipó Simón. Direction photo : Hélène Louvart. Montage : Sergio Jiménez, Ana Pfaf. Musique : Ernest Pipó.

Genre(s)
Chronique familiale
Origine(s)
Espagne / Allemagne
Année : 2025 – Durée : 1 h 52 min
Langue(s)
V.o. : espagnol, catalan; s.-t.a./s.-t.f.
Romería

Distribution
Echanté Films

Contact/Production
[ FilmsWeLike ]

Diffusion
Cinémathèque québécoise

Carla Simón
Crédit : @ IMDb

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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