Platonov Amour Haine et Angles morts
CRITIQUE.
[ SCÈNE ]
★★★★ ½
texte
Élie Castiel
L’apothéose
des vivants
À 18 ans, Tchekhov rédige Platonov, un âge où tout est permis, où l’adrénaline intellectuelle remplit le cerveau et se dirige dans toutes les directions, où toutes les audaces sont permises et les enjeux sociaux et amoureux multipliés.
Aujourd’hui, époque des relectures, des adaptations au diapason de leur temps. Et toujours le même combat sur les relations du couple, sur la sexualité qu’on refuse, justement en l’expérimentant, sur les rapports hommes-femmes, toujours aussi tendus, sur l’ambiguïté de l’orientation sexuelle, sur les rapports amour-argent entre les conjoints de fait, une véritable aventure économique. Également, sur les crimes de la passion. Tous ces éléments qui, mis ensemble, ne sont que la lutte pour la survie. Exister selon ses propres valeurs.

Samuel Côté, Violette Chauveau, Renaud Lacelle-Bourdon, Marie-Laurence Moreau
Des rapprochements distants.
Crédit : Vivien Gaumond
