Visions du Réel 2020

ÉVÉNEMENT
[ Programmation numérique ]

texte
Luc Chaput

En tant que critique de cinéma, j’ai couvert, depuis au moins une vingtaine d’années, de nombreux festivals, surtout à Montréal. En tant que membre de la FIPRESCI, j’ai aussi participé à ces jurys locaux ou internationaux qui décernent des prix de la critique dans de nombreuses manifestations cinématographiques. Ce fut là l’occasion de voyages, rencontres, visionnements, discussions et événements divers. La pandémie actuelle a changé complètement la donne. Certains festivals montréalais comme le FIFA et Vues d’Afrique (voir ici et ici) se sont adaptés optant pour la version numérique en ligne. Et somme toute, avec un succès certain.

Un festival au loin

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Vues d’Afrique 2020 – Afrique noire, Antilles, Océan indien

Sarah Maldoror
@ archive personnelle Sarah Maldoror

 

ÉVÈNEMENT
[Programmation numérique]

texte
Luc Chaput

 

Sarah Maldoror, la grande réalisatrice française d’origine antillaise est décédée juste avant ce festival. Pour son œuvre et pour son couple avec l’homme politique angolais Mário Pinto de Andrade avec qui elle travailla notamment sur Sambizanga, qu’elle soit grandement remerciée.

À la mémoire de

Sarah Maldoror

Un poète haïtien âgé se promène dans sa ville natale, Port-au-Prince. Il est de nouveau de retour après un exil au Québec où il travailla en communication en plus d’écrire un œuvre substantielle célébrée par plusieurs prix importants. Le réalisateur et producteur Arnold Antonin, après plusieurs portraits d’autres auteurs de son pays, rend ainsi hommage à Anthony Phelps dans ce long métrage où les entrevues même contradictoires d’amis et de spécialistes se répondent dans un périple dans les Antilles et au Québec où l’on peut être surpris d’entendre le nom d’Yves Thériault à côté de celui de Gaston Miron. Les poèmes sont dits, déclamés, étudiés dans ce film qui porte très bien son nom, Anthony Phelps : à la frontière du texte.Suite

Vues d’Afrique 2020

ÉVÈNEMENT
[ Programmation numérique ]

texte
Élie Castiel

Pandémie oblige, Vues d’Afrique adopte cette année une approche virtuelle, étalant sa programmation du 17 au 26 avril 2020, chaque film pouvant être vu à l’intérieur d’un maximum de 48 heures, selon les jours programmés.

Magnifique cuvée que celle de 2020. Imagination, créativité, intérêt accru pour les causes sociales et une position innovatrice, quoique prudente, en faveur de l’islam laïc émerge des films provenant du Maghreb. Ces territoires nationaux changent à un vitesse de croisière extraordinaire, dirigeant certains récits de fictions ou réalités documentaires vers des sphères à la fois poétiques ou revendicatrices. Une nouvelle génération de cinéastes hommes et femmes bouleversent sans gêne les mécanismes traditionnels pour donner libre cours à leurs interrogations. Les sujets courts et moyens dominent, laissant tout de même de la place à quelques longs métrages, si peu soient-ils, pour ne pas perdre les bonnes habitudes, pour que la tradition persiste.

Afrique(s)… ou

la tentation de l’altéritéSuite

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