Silent Night, Deadly Night

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 décembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un enfant est traumatisé après avoir vu ses parents se faire tuer par un homme déguisé en Père Noël. Des années plus tard, il prend à son tour ce déguisement afin de se venger.

ANGLE
| CRITIQUE |
Pascal Grenier

 

Le père Noël

est une redite

 

On savait déjà que Hollywood n’avait plus grand-chose à dire, mais ce Silent Night, Deadly Night de Mike P. Nelson (The Domestics) — un deuxième remake du film de Charles E. Sellier de 1984 — vient confirmer que la machine à remâcher des idées mortes tourne encore plus vite que le traîneau du Père Noël sous amphétamines.

C’est du matériel de streaming pur et simple : un produit calibré, prémâché, sans âme, pensé pour être englouti d’un œil en scrollant TikTok de l’autre. Nelson se contente de recycler quelques scènes clés du classique maudit de 1984 avec un vernis résolument contemporain. Ainsi, on calque la posture pseudo-psychologique à la Dexter, on ajoute une once d’antihéros habité par une force obscure façon Venom, et hop, on obtient une relecture moderne, vidée de sa substance et content de faire semblant. 

Un traitement déloyal du genre.

Pour les amateurs de slashers, oui il y a du gore et beaucoup de meurtres. Mais c’est du gore paresseux, mécanique et sans la moindre inventivité.  On sent la volonté très claire d’imiter la franchise Terrifier, mais sans l’énergie, sans l’excès barbare, sans la moindre passion — bref, sans rien de ce qui rend Terrifier intéressant justement.

En fin de compte, ce reboot de Silent Night, Deadly Night n’est qu’une preuve supplémentaire que Hollywood ne sait plus que ‘refaire pour plaire’, et surtout pour plaire à une génération qu’il croit séduire alors qu’il ne fait que l’insulter avec des produits recyclés, tièdes et spectaculairement inutiles.

Et surtout, cette tentative pathétique d’ajouter une touche de surnaturel ridicule, comme si une entité vengeresse allait rendre le remake pertinent par magie. En comparaison, même la version de 2012 (Silent Night) du tâcheron Steven C. Miller, pourtant loin d’être un chef-d’œuvre, avait plus de respect pour le matériau d’origine que cette nouvelle mouture opportuniste.

En fin de compte, ce reboot de Silent Night, Deadly Night n’est qu’une preuve supplémentaire que Hollywood ne sait plus que ‘refaire pour plaire’, et surtout pour plaire à une génération qu’il croit séduire alors qu’il ne fait que l’insulter avec des produits recyclés, tièdes et spectaculairement inutiles.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mike P. Nelson

Scénario : Mike P. Nelson. Direction photo : Nick Junkersfeld. Montage : Geoff Klein. Musique : Blitz//Berlin.

Genre(s)
Suspense d’épouvante
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 37 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Silent Night, Deadly Night

Mike P. Nelson

Dist.
V V S Films
Contact / Prod.
[ Sixth Dimension ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence / Horreur ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Cover-Up

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 05 décembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
La carrière du légendaire journaliste d’investigation Seymour Hersh, dont les reportages ont révélé plusieurs affaires étouffées, de My Lai à Abou Ghraib.

Suite

Dalloway

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 05 décembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu…

 

ANGLE
| CRITIQUE |

★★ ½

Élie Castiel

 

On aurait aimé être convaincu du bien-fondé de cette proposition soutenue par l’auteur de Boîte noire, film plus ambitieux. Cette virée dans le territoire IA nous paraît un peu trop alambiqué et d’autant plus complexe qu’elle a lieu pendant la pandémie.

 

Huis clos

existentiel

sous contrôle IASuite

1 98 99 100 101 102 959