One Battle After Another

POUR DES RAISONS HORS DE NOTRE CONTRÔLE, LE DISTRIBUTEUR DU FILM NE
NOUS PERMET PLUS D’ASSISTER AUX AVANT-PREMIÈRES OU AUX PROJECTIONS
DE PRESSE. C’EST CE QUI EXPLIQUE NOTRE RETARD À PUBLIER LA CRITIQUE.

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 26 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un ancien révolutionnaire désabusé part à la recherche de sa fille enlevée.

 

ANGLE
CRITIQUE
Luc Chaput

★★★★

Au bout

de la route

 

Bob appelle d’un téléphone public le numéro d’un groupe clandestin dont il faisait partie. Des difficultés à se faire reconnaître l’horripilent comme cela arrive souvent à plusieurs lors de contacts avec des gouvernements ou des compagnies. L’entrée en matière de ce western picaresque contemporain, adapté librement de Vineland de Tomas Pynchon, déroule de manière extrêmement vivante les agissements d’un groupe qui libère les immigrants clandestins d’un centre urbain de détention. À cette occasion, la rencontre entre un homme et une femme produit des flammèches et une relation enflammée qui amène la naissance d’une fille dont Bob s’occupe beaucoup plus que Perfidia. Celle-ci est toujours obnubilée par l’action directe et ses conséquences délétères qui la mettent directement sous le regard insistant de l’officier militaire Lockjaw auquel Sean Penn donne à la fois un aspect reptilien et robotique.

La cinématographie de Michael Bauman définit habilement les lieux et les temps de cette chronique échevelée, insérant de nombreuses images qui pourraient devenir iconiques. Les vocables dont s’affublent les diverses organisations de gauche ou suprématistes-blanc sont à la fois ostentatoires et opaques. Cela rajoute au plaisir de ce scénario qui, rattachant les fils de cet écheveau de rencontres inusitées ou banales, s’étend pendant plus de quinze ans. Paul Thomas Anderson embrigade divers endroits connus ou reculés de sa Californie que ce soient les grandes villes, les bourgades, les pâturages ou les paysages désertiques.

Quel que soit le défi.

Il y donne une autre vie à la technique du parkour et insuffle dans la première partie et la dernière, deux remarquables courses-poursuites en auto si différentes par leur essence.

Par ce long métrage rempli de chemins de traverse, d’envolées et de descentes en enfer, Paul Thomas Anderson, après entre autres There Will Be Blood, (Il y aura du sang), démontre encore une fois sa capacité à discourir avec habileté sur des situations actuelles complexes dans un long métrage profondément divertissant.

Le cinéaste compte de plus sur un quintette d’acteurs qui incarnent avec véracité et un talent de tous les instants ses protagonistes que ce soit Leonardo DiCaprio en paternel obligé de se reprendre en main, Teyana Taylor en Perfidia qui lance le bal, Sean Penn déjà remarqué et Benicio Del Toro en Sensei, chicano à la zénitude enjouée.

La nouvelle venue Chase Infiniti est à jeu égal avec ses collègues par sa prestation toujours sur la bonne note. Par ce long métrage rempli de chemins de traverse, d’envolées et de descentes en enfer, Paul Thomas Anderson, après entre autres There Will Be Blood, (Il y aura du sang), démontre encore une fois sa capacité à discourir avec habileté sur des situations actuelles complexes dans un long métrage profondément divertissant.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Paul Thomas Anderson

Scénario : Paul Thomas Anderson; d’après le roman Vineland, de Thomas Pynchon. Direction photo : Michael Bauman. Montage : Andy Jurgensen. Musique : Jonny Greenwood.

Genre(s)
Comédie satirique
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 2 h 42 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f. & Version française
Une bataille après l’autre

Paul Thomas Anderson

Distributeur @
/
Contact @
/

Diffusion @
Cinéma du Parc
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Out Standing

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 26 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Rappel des embûches dans la carrière et de la résilience de l’officier Sandra Perron.

L’esprit toujours en éveil.

ANGLE de
PERSPECTIVE
Luc Chaput

★★★

Changement

de regard

En ex-Yougoslavie en 1993, un reporter demande à une officière canadienne de la force des Nations Unies de participer à une entrevue pour la télé nationale. La réaction muette de ses collègues militaires pendant le tournage est au moins teintée d’ironie. Adapté du livre autobiographique Outstanding in the Field: A Memoir by Canada’s First Female Infantry Officer de Sandra Perron, le scénario par Martine Pagé et la réalisatrice déroule dans de multiples flash-back le parcours de combattante et les diverses brimades et avanies qu’a dû subir, de la part des cadres et des simples soldats, cette enfant de troupe et fille de capitaine pour devenir la première femme officier de notre armée.

Les interprétations, sentie de Nina Kiri dans le rôle de l’héroïne, complexe de Vincent Leclerc dans celui de son instructeur jusqu’au-boutiste et d’Enrico Colantini en policier militaire, aident à rehausser le niveau de ce long métrage aux allures de téléfilm qui a bénéficié du soutien logistique du ministère de la Défense, heureux de montrer que les choses et mentalités ont évolué.

Le récit sous forme d’enquête, alterne le présent et le passé dans des séquences quelquefois répétitives où l’exaction centrale est malheureusement éventée pour que son effet détonnant agisse pleinement. La musique trop présente souligne lourdement certains passages alors qu’un silence grêlé de bruits ambiants eut pu frapper plus l’imaginaire. Les interprétations, sentie de Nina Kiri dans le rôle de l’héroïne, complexe de Vincent Leclerc dans celui de son instructeur jusqu’au-boutiste et d’Enrico Colantini en policier militaire, aident à rehausser le niveau de ce long métrage aux allures de téléfilm qui a bénéficié du soutien logistique du ministère de la Défense, heureux de montrer que les choses et mentalités ont évolué.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mélanie Charbonneau

Scénario : Mélanie Charbonneau, Martine Pagé; inspiré de l’autobiographie de Sandra Perron, Out Standing in the Field. Direction photo : Ariel Methot-Bellemare. Montage : Isabelle Malenfant. Musique : Antoine Rochette.

Genre(s)
Chronique biographique
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 46 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f & Version française
Seule au front

Mélanie Charbonneau

Distributeur @
Sphēre Films
Contact @
[ GPA Films ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Plainclothes

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 26 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Années 90. Un officier d’infiltration chargé de piéger et d’appréhender des homosexuels se retrouve attiré par l’une de ses cibles.

Le regard furtif de l’assentissement.

ANGLE de
PERSPECTIVE
Élie Castiel

★★★ ½

 

La drague entre hommes

n’est jamais de tout repos

 

Tom Blyth, qu’on a vu, entre autres, dans The Hunger Games: The Ballad of Songbirds & Snakes (Hunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur) n’est pas gay. Russell Tovey, son partenaire dans le film, l’est ouvertement. Pourquoi ce détail ? Pour la simple raison qu’il peut déterminer le degré de conviction qu’il peut engendrer chez les deux personnages en question. Si le thème a déjà été exploité avec les controverses de l’époque dans Cruising, de William Friedkin, Carmen Emmi, dont c’est ici le premier long métrage de fiction, opte pour l’histoire d’amour entre l’agent infiltré et sa victime. Mais bientôt, une relation faite d’attrait, de sensualité partagée par étapes et mine de rien, d’un renversement des rôles qui définissent, en quelque sorte, la dimension psychologique de la drague homosexuelle qui n’a pas changé depuis toujours entre en ligne de compte. Le sexe, le reste, on verra, selon les circonstances.

Quelques faiblesses dans l’écriture du scénario et des effets de style se voulant marqueurs d’une époque peuvent paraître prétentieux, mais il n’en demeure pas moins que Emmi se veut aussi prêt d’un temps autre, très peu favorable envers la communauté gaie de l’époque. Les quelques brèves scènes sensuelles sont montrées avec une délicatesse exquise.

Blyth est un acteur formidable et son rôle de jeune homme, policier de métier, et agent surveillant dans les milieux du dragage externe homosexuel le pousse, avec le temps, à reconnaître sa vraie orientation sexuelle. Quelques faiblesses dans l’écriture du scénario et des effets de style se voulant marqueurs d’une époque peuvent paraître prétentieux, mais il n’en demeure pas moins que Emmi se veut aussi prêt d’un temps autre, très peu favorable envers la communauté gaie de l’époque. Les quelques brèves scènes sensuelles sont montrées avec une délicatesse exquise. Mais ce que le film dit sans vraiment le montrer, et j’espère avoir raison, c’est que la sexualité masculine, qu’on soit hétéro ou gai, est différente de celle de la femme (est-ce que je risque quelque chose en disant cela ?). Elle est externe, souvent prête à exploser, toujours dans l’esprit et ne dure que quelques secondes. Cela ne l’empêche pas de vaquer à ses autres occupations. Comme faire la guerre, ce qui est le cas de nos jours. Mais dans ce film, la fin est une guerre personnelle, intérieure.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Carmen Emmi

Scénario : Carmen Emmi. Direction photo : Ethan Palmer. Montage : Erik Vogt-Nilson. Musique : Emily Wells.

Genre(s)
Drame de mœurs
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 1 h 36 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Plainclothes

Carmen Emmi

Distributeur @
Enchanté Films
Contact @
[ filmswelike ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Érotisme ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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