RÉSUMÉ SUCCINCT
Un jeune athlète prometteur est invité à s’entraîner avec la star d’une équipe bientôt à la retraite.
ANGLE DE | PERSPECTIVE | Élie Castiel
★★★
Le football
comme
un sport
d’arène
Justin Tipping a voulu misé haut, même très haut ; un scénario hors du commun où football américain, inscrit dans l’ADN de tout Américain normalement constitué, et horreur stylisée se rencontre dans un maelstrom où sang et horreur se distinguent dans un mélange de satire, de sérieux et de caricatural. Tipping et ses acolytes scénaristes sont tout à fait conscients que le résultat pourrait aboutir à quelque chose d’inachevé. Ils prennent le risque de s’aventurer dans une histoire farfelue qui, au préambule, laisse présager néanmoins quelque chose d’original.
Une masculinité virile poussée à l’extrême.
La caméra de Kira Kelly, fiévreuse, sensuelle, s’en allant de tout côté a parfois du mal a suivre le montage de Taylor Joy Mason, quasi éreinté devant tant de violence. Comme on peut s’y attendre, un certain homoérotisme traverse les corps de ces athlètes du sport national et sur ce point, Tyrik Withers, que nous avions remarqué dans le slasher I Know What You Did Last Summer prend conscience de son corps, du fait qu’il est la vedette principale et dans sa confrontation finale avec un Marlon Wayans, très bon, débarrassé de ses tics, son goût pour la violence extrême prend forme et promet une séquence culte, bien ficelée. Quant au résultat d’ensemble, soit qu’on demeure convaincu du bien fondé de l’entreprise ou, au contraire, on voit cet exercice multiforme comme un caprice vite oublié.
Tipping et ses acolytes scénaristes sont tout à fait conscients que le résultat pourrait aboutir à quelque chose d’inachevé. Ils prennent le risque de s’aventurer dans une histoire farfelue qui, au préambule, laisse présager néanmoins quelque chose d’original.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Les angoisses d’Alain, Montréalais d’origine libanaise sur le point de se marier avec Virginie. La journée sera grandiose, la journée sera parfaite et les tantes libanaises d’Alain parleront de cette noce pour des années à venir. Mais Alain a mal au ventre.
ANGLE | CRITIQUE | Élie Castiel
★★★ ½
Habibti…
je t’aime
En effet, dans les deux langues du titre, ça veut dire la même chose, mais en arabe, à l’instar de l’hébreu, c’est lorsqu’on s’adresse à une femme – deux langues qui se ressemblent, toutes les deux sémites, et qui ne semblent pas s’entendre, alors que tout ou presque les assemblent. Mais ça, c’est une autre histoire.
Un grand film ce Mille secrets mille dangers, adaptation du roman éponyme d’Alain Farah ? Pour le grand public, très certainement, puisque la mise en scène de Philippe Falardeau renvoit à ce rapprochement entre des situations vécues par plusieurs qui leur « parlent ».
Comme cette maladie héréditaire qui frappe Alain, jeune, le fils de famille, montrée avec un naturel rarement vu au cinéma. On sourit de la situation, empathise avec le moment et mine de rien, peut nous rappeler certains épisodes embarrassants.
Mais le film se concentre surtout sur la préparation du mariage d’Alain, de parents Chrétiens originaires du Liban et d’Égypte et qui parlent le français avec l’accent, disons, de… Dalida. Tout l’exotisme, l’exubérance et la mélodie de la langue sont là.
Est-ce donc assez pour un grand ou bon film ? Les critiques seront partagés mais nous restons convaincus que la plupart des médias traditionnels seront dithyrambiques pour deux raisons fondamentales : Philippe Falardeau au gouvernail et le fait de parler d’une des communautés qui nous entourent, chose rare dans le cinéma québécois.
Et si on remettait tout ça à plus tard !
Passons donc aux choses sérieuses. La mise en scène de Falardeau, visiblement plus atteinte par le roman, même si elle permet quelques petites trouvailles, un montage fougueux passant d’une époque à l’autre sans vraiment s’annoncer, émerveillée devant le fourre-tout à la fois charmant, mais désorientant qui rappelle sans doute le roman, s’inscrit dans ce rapport au cinéma où pris par les personnages et le sujet en question, le cinéaste se laissait emporter par leur enthousiasme sans qu’il s’en rende compte.
Neil Elias, d’origine algérienne, conquiert le personnage principal (Alain), objet de tous les secrets et dangers en y ajoutons un quelque chose de véritablement méditerranéen, offrant un jeu à la fois dramatique est nécessairement ambivalent. L’élue de son cœur, c’est Virginie, que la comédienne Rose-Marie Perreault rend vulnérable, forte également et qui finit par tenir les rênes de cette situation.
La mise en scène de Falardeau, visiblement plus atteinte par le roman, même si elle permet quelques petites trouvailles, un montage fougueux passant d’une époque à l’autre sans vraiment s’annoncer, émerveillée devant le fourre-tout à la fois charmant, mais désorientant qui rappelle sans doute le roman, s’inscrit dans ce rapport au cinéma où pris par les personnages et le sujet en question, le cinéaste se laissait emporter par leur enthousiasme sans qu’il s’en rende compte.
Mais de tout ce casting, pour le grand public, rêvé, le pater familias se révèle le plus puissant, un charme, une humanité désopilante, un charisme dont il n’est même pas conscient, et surtout une philosophie de vie qu’il détient en quelques mots lors de l’hommage qu’il rend à son fils lors de la réception de mariage, et qui devrait nous rendre tous et toutes jaloux. Georges Khabbaz (Elias – c’est le véritable prénom du signataire de ces lignes) est simplement parfait et bouleversant. Tout bonnement, je n’avais pas l’intention d’en parler trop sur ce film, mais en cours d’écriture, mes doigts ont suivi une certaine cadence et le résultat en est ainsi.
Il faut également souligner tout ce tralala publicitaire qui fait maintenant partie du socle cinématographique québécois où les tapis rouges dominent et les médias dits de poids ont droit à la grosse part du gâteau.
En ce qui nous (me) concerne, l’important c’est qu’il est temps que le cinéma québécois s’intéresse aux autres cultures (à Montréal, pourcentage quand même élevé), du moins en y incluant des personnages dans leurs fictions contemporaines sises dans la métropole.
Un oubli à signaler, la présence de l’humoriste Mackbouba, dont le vrai nom est Hassan Mahbouba, d’origine libanaise, dans le rôle d’Édouard, tout à fait génial, comme ils disent.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Philippe Falardeau
Scénario : Philippe Falardeau, Alain Farah. Direction photo : André Turpin. Montage : Elric Robichon. Musique : Martin Léon.
P R I M E U R
Sortie [ Confidentielle ] Vendredi 19 septembre 2025
RÉSUMÉ SUCCINCT
Palestine, 1936. La grande révolte arabe, destinée à faire émerger un État indépendant, se prépare alors que le territoire est sous mandat britannique.