Rocky Elghalaba

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une jeune femme, garde du corps, est chargée de protéger un homme d’affaires important. Ensemble, ils traversent une série de situations palpitantes et comiques.

S A N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Ahmed El Gendy

Genre(s)
Comédie
Origine(s)
Égypte
Année : 2025 – Durée : 1 h 48 min
Langue(s)
V.o. : arabe; s.-t.a.
Rocky the Poor

Ahmed El Gendy

Distributeur @
Imtiaz Mastan

Contact @
[ El Sobki Productions ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

The History of Sound

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Pendant la Première Guerre mondiale, deux jeunes hommes, Lionel et David, entreprennent d’enregistrer les vies, les voix et la musique de leurs compatriotes américains.

Le FILM
de la semaine

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★★

Les écueils

de l’amour

Une relation naît entre deux hommes, comme un coup de foudre ; amorcée par une chanson folk entonnée par l’un d’eux, comme ça, fortuitement, comme si le scénario écrit par Ben Shattuck avait tout manigancé. Un précipice amoureux entre deux jeunes gens dans une Amérique des années 20 du siècle dernier. Le premier, issu d’un milieu rural, l’autre, un universitaire, quelque part dans le Maine. Un attrait immédiat, justement grâce à un air folk que David (Josh O’Connor, épatant) entonne accompagné lui-même du piano et qui rappelle la même chantée par le père de Lionel, lui, un Paul Mescal livrant une performance faite de nuances et de saisissements de toutes sortes. Mais entre les mains d’Oliver Hermanus, toutes faites de subtilités, surtout ne pas se laisser emporter par les larmoiements.

Car c’est de cela que se construit la mise en scène, sans doute fidèle à la nouvelle de Ben Shattuck, également scénariste du film. Le tout est plus suggéré qu’illustré, comme des détails d’un tableau qui auraient pris vie le temps d’un court dialogue, d’une escapade amoureuse, des rapprochements des corps masculins de quelques secondes de bonheur partagée. Des films LGBT, The Sound of Silence est celui qui nous paraît l’un des plus achevé. L’idée derrière l’esprit de Oliver Hermanus n’est pas de convoquer l’attention des spectateurs hétérosexuels, pas nécessairement excités à voir « encore » un film sur la question, mais au contraire les discipliner à assister à une histoire d’amour comme toutes les autres histoires d’amour.

Nous ne vieillirons pas ensemble.

Une attirance, un coup de foudre presqu’annoncée, une relation physique, mais tout cela dans la simplicité des gestes. Faut-il souligner qu’ils sont tous les deux masculins, n’ont rien à se reprocher et Oliver Hermanus filme leur attrait mutuel avec le plus grand naturel. La question de leur orientation, entre eux, bien entendu, ne se pose même pas. Quant aux autres, autour d’eux, on n’en parle pas.

Le but de ces deux jeunes gens, enregister des chansons du répertoire folk américain, pour l’Histoire de la musique, des chansons inventées au gré du temps, des travaux et des jours et du temps qui passe, inlassablement.

Au cinéma depuis toujours, les homosexuels masculins, ceux qui ne feignent pas, agacent certains hétéros, sans doute parce qu’ils craignent probablement le syndrome du « What If… ». Mais le film est autre chose, surtout autre chose où le vécu de chacun des protagonistes impliqués dans ce récit ne réagissent que par les sentiments qu’ils éprouvent et les situations qu’ils traversent. Le but de ces deux jeunes gens, enregister des chansons du répertoire folk américain, pour l’Histoire de la musique, des chansons inventées au gré du temps, des travaux et des jours et du temps qui passe, inlassablement.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Oliver Hermanus

Scénario : Oliver Hermanus. Direction photo : Alexander Dynan. Montage : Chris Wyatt. Musique : ‘O salutaris hostia’ et autres pièces du répertoire classique et populaire d’époque.

Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h 07 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
L’histoire du son
Le son des souvenirs

Oliver Hermanus

Distributeur @
Film Service Supérieur

Contact @
[ MUBI / Film4 ]

Diffusion @
Cinéma du Parc
 Cinémathèque québécoise
 Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Une dernière cicatrice

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un musicien enseignant revient sur son combat face à un choc post-traumatique.

Le regard introspectif.

ANGLE DE
| PERSPECTIVE |
Luc Chaput

★★ ½

Héritages

complexes 

Un voyageur regarde, du haut des falaises en craie blanche de Douvres, la côte française. Yvon Rioux, musicien interprète, parolier, compositeur et enseignant, a été témoin en janvier 2014 d’une intervention policière à un établissement scolaire de Sainte-Adèle qui a entraîné un choc post-traumatique. La caméra de Serge Desrosiers accompagne Yvon dans son processus parsemé d’embûches de compréhension et de reconstruction, le montrant dans ses autres activités à son studio de musique. Il donne la parole à des membres de sa famille, une psychologue et un psychiatre après qu’un rapide montage rende compte de sa notoriété ancienne.

La caméra de Serge Desrosiers accompagne Yvon dans son processus parsemé d’embûches de compréhension et de reconstruction, le montrant dans ses autres activités à son studio de musique.

Le périple en Europe, dans lequel la visite au camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne, malgré les interventions pertinentes d’une accompagnatrice, prend une place trop importante dans le montage du réalisateur et agit en contrepoint de l’histoire de la mère d’Yvon, Alice Quirion, orpheline de Duplessis car enfermée à sept ans dans un asile. Son témoignage à la fois sobre et prenant, qui fut aussi le sujet d’un livre de Pauline Gill, permet d’ancrer l’histoire familiale dans la découverte de traumatismes enfouis. L’importance de l’entraide de cette parentèle et du lien d’Yvon avec son grand-père, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, rend encore plus étonnante la fin abrupte de ce long métrage au bord de la Manche puisqu’Yvon ne marche pas ensuite dans les pas de cet homme âgé aux souvenirs assurément douloureux qui l’avait si bien accueilli.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Philippe Gagnon

Scénario : Philippe Gagnon, Yvon Rioux. Direction photo : Serge Desrosiers. Montage : Philippe Gagnon. Musique : Yvon Rioux.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 10 min
Langue(s)
V.o. : français
La dernière cicatrice

Philippe Gagnon

Distributeur @
Vital Distribution

Contact @
[ Vital Productions ]

Diffusion @
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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