RÉSUMÉ SUCCINCT
Simone, une flic aux idées conservatrices, est infiltrée dans un collectif féministe qu’elle suspecte de complicité de meurtre. À leur contact, elle s’ouvre progressivement à leurs idées..
B R E F S APERÇUS
| De Michel Leclerc, nous avions apprécié La lutte des classes, et bien auparavant Le nom de gens. Cette fois-ci, un film sur les rapports hommes-femmes dans le milieu policier, rien de plus rassurant !, quitte à se laisser emporter par les situations, parfois décalées ;
| Un film « pas si pire », comme nous disons ici, puisque tous les comédiens et la principale comédienne s’en donnent à cœur joie dans ce mélange de situations sympa et de bizarreries, compte tenu de notre époque, faussement plus émancipée et où le personnage tenu par Benjamin Lavernhe, impeccable, fait figure de ovni ;
| Virginie Despentes, la muse-culte française de l’excès fait une apparition hâtive et transforme le film, ne serait-ce que pour quelques courtes minutes, en un moment authentiquement essentiel et vraiment, rêvé.
| La prémisse, groupe militant féministe et une infiltrée des forces de l’ordre pour résoudre le problème dans une affaire d’assassinat conjugal. Léa Drucker joue Simone, la policière en question. Efficace du mieux qu’elle peut, même si parfois…
| Virginie Despentes, la muse-culte française de l’excès fait une apparition hâtive et transforme le film, ne serait-ce que pour quelques courtes minutes, en un moment authentiquement essentiel et vraiment, rêvé.
[ ÉC ] Cote : ★★ ½
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Michel Leclerc
Scénario : Michel Leclerc, Baya Kasmi. Direction photo : David Cailley. Montage : Christel Dewynter. Musique : Vincent Delerm.
Genre(s) Comédie Origine(s) France Année : 2024 – Durée : 1 h 42 min Langue(s) V.o. : français Le mélange des genres
Michel Leclerc
Distributeur @ Axia Films Contact @ [ Agat Films ]
RÉSUMÉ SUCCINCT
Quatre ans après sa malencontreuse altercation avec la mafia russe, Hutch doit toujours 30 millions de dollars à la redoutable organisation et s’efforce de rembourser en enchaînant sans répits les contrats d’une liste de criminels à abattre, aussi interminable qu’internationale.
CRITIQUE Pascal Grenier
★★★
Pas de
vacances
pour Hutch
Après le succès-surprise du premier Nobody, il fallait bien s’attendre à ce qu’Hollywood sorte l’artillerie lourde pour un deuxième tour de piste. Mais plutôt que de rejouer la même carte, les producteurs ont décidé de donner un coup de soleil à la franchise : Nobody 2 se transforme ainsi en véritable comédie de vacances, tout en restant bourré d’action pour rassurer les amateurs de films de pétage de gueule.
Derrière la caméra, on passe le flambeau au surdoué Timo Tjahjanto, petit maître du cinéma d’action indonésien. Oui, il livre la marchandise, mais on sent que les studios lui ont mis des gants blancs : sa violence graphique, habituellement bien saignante, est ici polie, calibrée pour le grand public. Reste que son sens du rythme et sa chorégraphie frénétique parviennent à percer, notamment dans une finale à la MacGyver jouissive, où un parc d’attractions se transforme en champ de bataille improvisé.
Une violence graphique saignante, ne serait-ce qu’un peu.
La grande force du film, c’est sa légèreté assumée : 89 minutes au compteur, peu de temps mort, et une énergie qui ne retombe jamais. Bob Odenkirk reprend son rôle avec aplomb et un humour pince-sans-rire irrésistible, prouvant encore qu’il est aussi à l’aise avec un pistolet qu’avec une réplique assassine. Et que dire de Sharon Stone ? Elle s’éclate en Lendina, méchante cruelle et délicieusement théâtrale, à mi-chemin entre Cruella et une cheffe mafieuse qui aurait trop écouté de vieux tubes disco.
La grande force du film, c’est sa légèreté assumée : 89 minutes au compteur, peu de temps mort, et une énergie qui ne retombe jamais. Bob Odenkirk reprend son rôle avec aplomb et un humour pince-sans-rire irrésistible, prouvant encore qu’il est aussi à l’aise avec un pistolet qu’avec une réplique assassine.
En somme, Nobody 2 ne réinvente pas la roue, mais la fait rouler vite, fort, et avec un sourire complice. Un divertissement estival sans prétention, comme un cocktail glacé : on le savoure sur le moment, sans trop se demander ce qu’il y a dedans.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Timo Tjahjanto
Scénario : Derek Kolstad, Aaron Rabin; d’après un récit et des personnages de Derek Kolstad Direction photo : Callan Green. Montage : Elisabet Ronalsdóttir. Musique : Dominic Lewis.
Genre(s) Action Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 1 h 29 min Langue(s) V.o. : anglais & Version française Moins-que-rien 2