Chronique d’une crise

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 8 août 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Sarah et Simon, un couple de jeunes trentenaires montréalais font face à la reprise de leur appartement en plein cœur d’une crise du logement. Ensemble, ils entreprennent de documenter leur quotidien au travers de ce parcours parsemé d’embûches.

S A N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Simon Larochelle

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2024 – Durée : 1 h 09 min
Langue(s)
V.o. : français
Chronique d’une crise

Simon Larochelle

Distributeur @
Funambules Média
Contact @
[ Funambules Média,
Coopérative de travail ]

Diffusion @
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

Freakier Friday

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 8 août 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Ches les Coleman, Anna est devenue mère à son tour. Elle a une fille et s’apprête à avoir une belle-fille également. L’histoire continue.

S A N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nisha Ganatra

Genre(s)
Comédie fantaisiste
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 51 min
Langue(s)
V.o. : français &
Version française
Un vendredi encore plus dingue

Nisha Ganatra

Distributeur @
Buena Vista Canada
Contact @
[ Walt Disney Studios ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

Shook

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 8 août 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Ash est pris entre deux mondes, celui d’un écrivain en herbe à Toronto et celui de sa famille immigrée dans la banlieue de Scarborough.

 

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★

Tout sur

mon nom

On l’a souvent répété: face au délire québécois de maintenir la première place dans le palmarès de l’industrie cinématographique canadienne – car jusqu’à preuve du contraire, les films québécois sont encore des films canadiens – le reste du territoire fédéral peine à se trouver une place de choix dans la menue industrie, faut-il le rappeler. Les Egoyan, Rozema et autres important d’antan se font rares.

Toujours est-il que contrairement au Québec où les cinéastes issus de l’immigration sont enclins à difficilement se mesurer face une profession protectionniste – langue et historique à l’appui, mais pas seulement – le reste du Canada peut compter, progressivement, sur ces talents venus d’ailleurs poussés par ce vent de changement, mais plus que tout, cette envie de percer dans le métier quoi qu’il en coûte. Et eux aussi sont confrontés, parfois, à des poussées discriminatoires.

Si l’on se fie à la première incursion dans le long métrage de fiction d’Amar Wala, Shook, une prolongation de son court éponyme signé en 2018, force est de souligner que le propos tient la route – comment un jeune homme venu d’ailleurs arrive à choisir un métier axé principalement sur l’écriture (et que ses parents, divorcés, défendent). Mais au-delà de ce détail, Wala pose principalement son regard sur le nom de ce héros malgré lui.

L’épisode au Café du coin où la préposée (elle, blanche) lui demande son nom et qu’il répond par un nom typiquement Blanc, elle ne le croit pas. Un épisode à la fois drôle, totalement invraisemblable, mais en même temps poussé à un extrême qui pousse le spectateur à deviner que sera la suite.

Shook (variation intentionnel de Shock – que le titre de la version française reprend correctement par Choc) est un bon film, mais pas une grande réussite à proprement parler.

Tel père, autre fils.

Si le propos est presque atteint, force est de souligner que des situations se créent et finissent non pas par se résoudre quel que soit le résultat, mais disparaissent sans laisser de traces.

Il y a, dans Shock, un incessant et irritant va-et-vient entre le personnage principal, de pratiquement toutes les scènes, et son entourage, son père, atteint du Parkinson, sa mère qui vient de se trouver un nouvel amant, lui, Blanc. La préposée du Café qui s’entiche de Ash (son vrai prénom), justifiant une relation à laquelle on ne croit pas un instant.

Somme toute, Shock est un récit où le nom d’emprunt se dispute celui d’appartenance, métaphore quand même singulière sur ces sacrés accommodements raisonnables.

Et une finale inattendu, non pas par ce qu’elle montre, mais parce ce qu’elle montre est atteint d’un vide existentiel qui soit, nécessite une suite à ce récit, mais si ce n’est pas le cas, laisse chez le spectateur un sentiment de gêne, mêlé d’un échec, sans doute provisoire, que, cette fois-ci, l’anti-héros de cette histoire doit subir.

En attendant, les prises de vue de Toronto, sont, elles, superbes, roulant le tapis rouge d’une métropole canadienne qui, dommage, a supplanté l’intérêt que tous avaient autrefois pour Montréal, notre capitale économique et culturelle que nous chérissons toujours.

Quant à Saamer Usmani (Ash) et Bernard White (le père de Ash), ils sont tous les deux solides et tout à fait crédibles.

Somme toute, Shock est un récit où le nom d’emprunt se dispute celui d’appartenance, métaphore quand même singulière sur ces sacrés accommodements raisonnables.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Amar Wala

Scénario : Amar Wala, Adnan Khan. Direction photo : Peter Hadfield. Montage : Shawn Rykiss. Musique : Kalaisan Kalaichelvan.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Canada
Année : 2024 – Durée : 1 h 54 min
Langue(s)
V.o. : anglais &
Version française
Choc

Amar Wala

Distributeur @
Entract Films
Contact @
[ Elevation Pictures ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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