Manicouagan

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 6 juin 2025

 

RÉSUMÉ SUCCINCT
Remontée de la route 389 pour découvrir les lieux et les êtres de cette région de la Côte Nord.

Une dignité à toute épreuve.

B R E F S
APERÇUS

| Exploration de sa région natale par la réalisatrice par le biais du passage des saisons ;

| Témoignages diversifiés de résidents de la région rendant compte entre autres de la perte de leurs territoires ancestraux par les Innus et de la fin d’une ville ;

Rencontres émouvantes avec des membres fondateurs dont Michel Denis de l’association des amis des monts Groulx-Uapishka.

| Photographie englobante par la réalisatrice et son conjoint Christian Mathieu Fournier ;

| Rencontres émouvantes avec des membres fondateurs dont Michel Denis de l’association des amis des monts Groulx-Uapishka ;

| Pour apprécier la dualité du temps géologique et des constructions humaines sous un ciel étoilé loin de la pollution lumineuse ;

| Pour continuer de suivre le parcours,  à l’aune de la transmission, de la coréalisatrice de La fille du cratère.

[ LC ]
Cote : ★★★

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nadine Beaudet

Scénario : Nadine Beaudet. Direction photo : Nadine Beaudet. Montage : Anne Gabrielle Lebrun Harpin. Musique : Martin Lizotte.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2024 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : mixte; s.-t.f.
Manicouagan

Nadine Beaudet

Dist. [ Contact ] @
SPIRA Films
[ Les vues du fleuve ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cinémathèque québécoise

Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

The Phoenician Scheme

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 6 juin 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un multimillionnaire, accompagné de sa fille religieuse novice, tente de réunir les fonds pour un projet moyen-oriental gigantesque.

 

CRITIQUE
Luc Chaput

★★★

Famille

recomposée

Dans une grande pièce d’un palais, un homme mature et une jeune femme sont assis à une très longue table. Dans un coin près d’une porte, un jeune homme assis attend.

Ces trois personnages sont les principaux protagonistes de cette comédie dramatique sis dans le milieu international des affaires dans les années 50. Anatole Zsa-Zsa Korda est un entrepreneur, surnommé Monsieur 5 %, qui survit à intervalles réguliers à des tentatives d’assassinat. Le long métrage commence d’ailleurs par une bombe dans un avion. Zsa-Zsa décide donc d’appeler près de lui sa fille Liesl pour renouer des liens distendus par divers facteurs. Korda a d’ailleurs un sens différent de la famille qu’il compartimente comme ses entreprises représentées dans ce projet phénicien par une succession de boîtes. Le scénario du cinéaste et de son collaborateur habituel Roman Coppola contient une mise en abyme puisqu’un producteur de cinéma indépendant monte souvent par des accords secondaires le budget d’un film en tablant que cela tiendra jusqu’à la sortie.

Conseil de famille pour petits et grands.

Le parcours du combattant de ce trio incongru se déroule dans une succession de séquences dans laquelle la cinéphilie de Wes Anderson ressort. Les scènes oniriques en noir et blanc ressemblent à du Paradjanov. L’apparence de Nubar rappelle celle d’Arkadin dans le long métrage d’Orson Welles (1955) et relie le tout à Calouste Gulbenkian, spécialiste des transactions énergétiques et grand collectionneur d’art. La mise en scène d’Anderson reconfigure à peine ses maisons de poupée habituelles, ses maquettes et son application à la symétrie des cadres dans une aventure dans laquelle la violence surgit à intervalles réguliers dans un camaïeu d’humour noir. Mais la transformation des rapports entre les membres de ce trio est si progressive qu’il tarde à séduire les spectateurs.

L’interprétation pince-sans-rire de Benicio del Toro qui trouve, en Mia Threapleton, une partenaire de jeu apte à lui répondre avec grâce et la transformation rapide de Michael Cera, d’intellectuel benêt en garde du corps, aident à accepter leurs mutations subséquentes dans ce périple qui égratigne à peine les ultrariches et leurs pratiques.

La mise en scène d’Anderson reconfigure à peine ses maisons de poupée habituelles, ses maquettes et son application à la symétrie des cadres dans une aventure dans laquelle la violence surgit à intervalles réguliers dans un camaïeu d’humour noir.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Wes Anderson

Scénario : Wes Anderson, d’après un récit de Roman Coppola. Direction photo : Bruno Dalbonnel. Montage : Barney Pilling. Musique : Alexandre Desplat.

Genre(s)
Comédie fantaisiste
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f. & Version français
Le complot phénicien

Wes Anderson

Dist. [ Contact ] @
Universal Pictures
[ American Empirical Pictures ]

Diffusion @
Cinéma du Parc
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

The Ritual

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 6 juin 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux prêtres, l’un remettant en question sa foi et l’autre devant faire face à son pass, doivent mettre de côté leurs différences pour sauver une jeune femme possédée à travers des exorcismes.

Face à l’horreur de l’abomination.

B R E F S
APERÇUS

| Qu’en sera-t-il de ce troisième long métrage de David Midell, après Night Lights (2014) et The Killing of Kenneth Chamberlain (2019), apparemment bien accueillis, du moins par le public ;

| Les films d’exorcisme sont depuis longtemps monnaie courante chez nos voisins du sud ; un de plus ne dérange personne, d’autant plus que le premier rôle masculin est tenu par un Al Pacino transformé (vieilli) pour la circonstance ;

| Si David Midell opte pour une certaine distanciation, prenant ses sources à partir d’un fait vécu dans l’Amérique profonde en 1928, il ne réussit guère sa mise en scène, plutôt chaotique ;

Quant à l’exorciste en question, Pacino se croit dans une pièce dramatique de Shakespeare, rendant son personnage d’exorciste peu crédible. Le célèbre acteur ne peut s’empêcher de montrer ce qu’il est capable de réussir le mieux dans d’autres circonstances, et non dans ce scénario bancal, rendant le film monotone.

| Chose bizarre, au cinéma les exorcismes sont pratiqués presqu’exclusivement sur des femmes, comme si elles étaient possédées par le Diable. Les hommes, eux, de par leur sexe biologique, ne subissent pas, en général, les tentations du Mal. Le sexisme légendaire se maintient toujours vivant. Mais bon, il s’agit d’un cas réel ;

| Dans le rôle de la « possédée » Abigail Cowen s’en tire du mieux qu’elle peut ;

| Quant à l’exorciste en question, Pacino se croit dans une pièce dramatique de Shakespeare, rendant son personnage d’exorciste peu crédible. Le célèbre acteur ne peut s’empêcher de montrer ce qu’il est capable de réussir le mieux dans d’autres circonstances, et non dans ce scénario bancal, rendant le film monotone.

[ ÉC ]
Cote : ½

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
David Midell

Scénario : David Midell, Enrico Natale. Direction photo : Adam Biddle. Montage : Enrico Natale. Musique : John Lazarus, Joseph Trapanese.

Genre(s)
Épouvante
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 38 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Le rituel

David Midell

Dist. [ Contact ] @
V V S Films
[ XYZ Films ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Horreur ]

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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