Michael

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait cinématographique de la vie de l’un des artistes les plus influents de notre époque, Michael Jackson, selon une perspective que la plupart des critiques trouve biaisée.

 

Tout ou

presque (?)

sur Michael 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★ ½

 

Le grands gourous de la critique, notamment ceux de Rotten Tomatoes et de Metascore, les Saints-des-Saints de la profession, surtout si on se base sur ces institutions surestimées pour être convaincu du bien-fondé ou du ratage d’un film s’en sont pris à cette biographie de Michael Jackson, évitant intentionnellement de couvrir certains enjeux compromettants de la vie du légendaire chanteur.

Soit qu’il en a été ainsi par pudeur, même si parmi le grand public, tout le monde sait très bien ce qui s’est passé, soit d’un autre côté pour donner une image angélique de l’artiste. C’est très possible.

Mais les individus, en général, qu’il s’agisse de ceux qui donnent leur point de vue analytiques sur une œuvre artistique, ou du commun des mortels, occultent mal leur obsession maladive pour les situations scabreuses, notamment lorsque le sexe est impliqué.

Si Antoine Fuqua, plus habitués aux productions viriles où il trouve en toujours chaussure à son pied, fait un pari risqué ici, faisant confiance au scénario de John Logan, artisan convenable, à qui l’on doit l’écriture réussie de Corolianus (2019, de et avec Ralph Fiennes).

Jaafar Jackson (Michael), une prestation magistrale.

Si la saga familiale, dans l’ensemble, particulièrement en ce qui a trait à la violence physique du père, campé par un Colman Domingo, comme toujours, souverain, parfois même dans le cas qui nous intéresse, jetant une certaine autodérision dans son jeu, le reste demeure éparpillé.

Pour calmer l’esprit de ceux qui attendaient une exploration sur la vie complexe du chanteur, on vise sur un tour de chant des grands succès, intenses moments que le travail à la caméra du Sud-africain Dion Beebe (Memoirs of a Geisha, de Rob Marshall) rend d’une spectacularité époustouflante.

Si la saga familiale, dans l’ensemble, particulièrement en ce qui a trait à la violence physique du père, campé par un Colman Domingo, comme toujours, souverain, parfois même dans le cas qui nous intéresse, jetant une certaine autodérision dans son jeu, le reste demeure éparpillé.

Le dernier plan indique ‘This story continues’ (ce récit continue), voulant dire que la proposition est telle que montrée, signalant que tout cinéaste doit croire en son propre travail, quitte à se tromper.

Accusation de pédophilie, mariages arrangés, semblant de parentalité pour taire les mauvaises langues et tenir la presse à scandale tranquille. On n’en parle pas.

Qu’importe puisque dans le Michael d’Antoine Fuqua, à voir de près et sentir à fond certaines séquences, la violence du père envers le benjamin des enfants, on peut nourrir que cette agression a certainement eu une grande influence sur celui qu n’a jamais voulu grandir. Le reste, un formidable tour de chant qui énergise notre esprit et nous donne très certainement envie de danser ou du moins, bouger.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Antoine Fuqua

Scénario : John Logan. Image : Dion Beebe. Montage : Conrad Buff, Tom Cross, John Ottman, Harry Yoon. Musique : Lior Rosner.

Genre(s)
Drame biographique
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h 08 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Michael

Antoine Fuqua

Dist.
Cineplex Pictures
Contact/Prod.
[ Lionsgate ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Mother Mary

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
La relation complexe entre une musicienne et une créatrice de mode.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
David Lowery

Genre(s)
Drame psychologique
Origine(s)
Allemagne / États-Unis
Grande-Bretagne / Irlande
Année : 2025 – Durée : 1 h 52 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Mother Mary

David Lowery

Dist.
V V S Films
Contact/Prod.
[ A24 ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Nina Roza

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un professionnel du milieu artistique doit se rendre en Bulgarie.

 

Le FILM
| de la semaine |

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

Partir, revenir

 

Arrivé dans un village agricole, un visiteur se fait chambrer par des gens attablés à la terrasse d’un estaminet.

Mihail est un commissaire d’exposition montréalais venu dans cette région de la Bulgarie pour jauger la valeur intrinsèque des œuvres de Nina, qu’une vidéo a rendu célèbre. Le scénario de Geneviève Dulude-De Celles inscrit ce travail personnel dans un retour incertain au pays natal de cet homme qui a atteint au Canada un statut professionnel reconnu.

La cinématographie d’Alexandra Nour Desjardins est plus factuelle dans les intérieurs que ce soit au Québec ou à Sofia. Elle embrasse par des panoramiques les champs, les montagnes de cette contrée slave de l’Est de l’Europe. Deux séquences se répondent, une initiale en plein jour où une jeune femme est isolée dans une fête d’un groupe par des effets caméra et l’autre dans laquelle Mihail se retrouve à prendre part de plus en plus à une soirée arrosée près d’un feu de camp dans ce village qui l’a accueilli. De cette manière, Roza, sa fille et le père au loin sont réunis.

Après Une colonie, la cinéaste confirme son talent pour tisser une trame complexe sur les relations interpersonnelles dans ce film sur la nécessité de l’accompagnement soutenu dans le domaine culturel.

Les rencontres avec Nina, interprétée avec aplomb par les jumelles Ekaterina et Sofia Stanina, détaillent l’approche entre les deux puis le parcours plein d’embûches de cet enfant si son talent est reconnu. Le montage de Damien Keyeux parsème avec doigté les scènes de rêves ou de souvenirs mus entre autres par l’emploi judicieux de musiques populaires du lieu.

Le regard détourné vers un ailleurs recomposé.

L’acteur et metteur en scène bulgare vivant en France, Galin Stoev rend sensible, par son utilisation quelquefois incertaine de sa langue maternelle et par sa dégaine qui se modifie selon les événements, la tension interne qui l’habite dans ce voyage toujours repoussé dans ce pays. Il y a connu des joies et des peines actualisées par une rencontre dans un logement de Sofia.

Après Une colonie, la cinéaste confirme son talent pour tisser une trame complexe sur les relations interpersonnelles dans ce film sur la nécessité de l’accompagnement soutenu dans le domaine culturel.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Geneviève Dulude-De-Celles

Scénario : Geneviève Dulude-De-Celles. Image : Alexandre Nour Desjardins. Montage : Damien Keyeux. Musique : Joseph Marchand.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Belgique / Bulgarie
Canada / Italie
Année : 2026 – Durée : 1 h 44 min
Langue(s)
V.o. : multilingue; s.-t.a. / s.-t.f.
Nina Roza

Geneviève Dulude-De-Celles

Dist.
Entract Films
Contact/Prod.
[ Colonelle Films ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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