Les immortelles

P R I M E U R
Sortie

Vendredi 17 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
1992. Sud de la France. Charlotte et Liza, 17 ans, sont inséparables depuis l’enfance. Elles partagent leur adolescence rebelle, leur passion pour la musique pop et leur désir de vivre à Paris. Mais un drame les sépare.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★

 

Entre nous

 

Elles sont à la dernière année de leur adolescence, 17 ans, rebelles, adorent la musique populaire. Elles ont font, durant leur temps libre. L’une d’elle ressent en profonde amitié pour l’autre ; l’autre, un amour qui ne sera révélé qu’après un drame dont on ne vous dira rien.

Au départ un court, Les immortels est devenu un long, comme si la description plus élaborée de ces années 1990 obtenait un nouveau souffle.

Sur ce point, le critique est en droit de se demander qu’elle est l’engouement, pour certains cinéastes, d’avoir recours aux années d’autrefois – critique de notre époque, perdue, faut-il le rappeler par ces changements radicaux dans tous les domaines ? – le passé, la nostalgie, sont des critères qui nous procure ce sentiment lumineux et curatif qui s’appelle mélancolie.

La musique, n’importe où !

Ex-épouse de Philippe Garrel – est-il essentiel de vous dire qui il est ? – Caroline Derouas Garrel ou Caroline Deruas Peano, comme vous le désirez, signe ici un récit linéaire, grand public intelligent, sans se poser des questions philsophiques, mais vouant aux images en mouvement ce côté simple des choses sont pour autant les coincer sur le n’importe-quoi.

Et même si le genre a été maintes fois abordé, à toutes les sauces, dans tous les pays, on garde, dans le film de Derouas Garrel, ce quelque chose de beauté diaphane. Est-ce par la direction photo, un montage adroit, une interprétation sentie ? Bref, tout ce qui donne à certains films leur originalité.

La cinéaste filme l’intime, mais pas celui qui garde des secrets (bien que…), au contraire caressant les moments de la vie comme ces secondes qui ne reviennent pas, savourant les instants qui passent à une vitesse incontrôlable.

Les immortelles, c’est un film sur le coming-of-age (ce passage à l’âge adulte ou à la maturité) et que pendant quelque temps encore, on conserve malgré soi pour voir que le temps s’est arrêté, alors que d’un coup, sans qu’on s’y attende, on reprend ses esprits.

Et même si le genre a été maintes fois abordé, à toutes les sauces, dans tous les pays, on garde, dans le film de Derouas Garrel, ce quelque chose de beauté diaphane. Est-ce par la direction photo, un montage adroit, une interprétation sentie ? Bref, tout ce qui donne à certains films leur originalité.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Caroline Deruas Peano

Scénario : Maude Ameline, Jihane Chouaib, Caroline Deruas, Victoria Kaario. Direction photo : Vincent Biron. Montage : Mirenda Ouellet. Musique : Calypso Valois.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France / Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 30 min
Langue(s)
V.o. : français
Les immortelles

Caroline Deruas Peano

Dist.
A-Z Films
Contact/Prod.
[ Coop Vidéo ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Marc by Sofia

P R I M E U R
Sortie

Vendredi 17 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une cinéaste rend visite à son ami créateur de modes.

 

Tissés

serrés

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★

 

Un styliste passe en revue des échantillons de divers produits, les soupesant et posant des questions en vue de son prochain défilé.

La cinéaste Sofia Coppola inclut dans chacun de ses longs métrages au moins une séquence ayant trait aux vêtements. Marie-Antoinette, film sur la représentation et l’enfermement, en regorge d’ailleurs. Ainsi dans Priscilla, Elvis amène la jeune femme dans un magasin de modes féminines et critique avec son entourage les choix de sa fiancée. Elle était donc toute désignée pour tourner ce portrait amical du couturier new-yorkais Marc Jacobs.

Une petite équipe dont son frère Roman à la caméra l’accompagne dans les bureaux de l’entreprise. Malgré son accès privilégié, la réalisatrice ne semble pas portée à fureter dans les recoins pour en comprendre l’organisation. Les divers membres importants de l’entourage de Marc n’ont même pas droit à une bio succincte, aimantée qu’elle est par le charisme de cet homme qu’elle connaît depuis longtemps et pour laquelle elle réalisa des courts publicitaires. L’entrevue tournée sur un pied d’égalité et dans un cadre assez resserré contient pourtant quelques moments plus émouvants

Le maître-couturier et son entourage.

Orphelin dans sa septième année d’un père agent d’artiste mort subitement à trente-deux ans, Jacobs rend hommage à sa grand-mère vivant à Manhattan et douée d’un grand sens de la mode. Le montage de Chad Sipkin permet aussi de revenir sur son parcours scolaire et professionnel et sur ses propositions de créations spécifiques auprès de marques connues avant sa consécration. La cinéphilie commune des deux amis est soutenue dans des hommages à Elizabeth Taylor, Fassbinder ou Bob Fosse qui tissent un canevas entre divers moments de défilés antérieurs.

La réalisatrice n’aura malheureusement pas réussi à égaler, avec cette vieille connaissance, malgré quelques perles, les documentaires sur Yves St-Laurent, McQueen et autres sommités qui existent déjà dans ce domaine maintenant presque pléthorique.

La préparation de celui de la Fashion Week 2024 constitue l’autre pan de cette incursion tournée sur une douzaine de semaines. Des décisions innombrables quelquefois contradictoires ou renversées plus tard sont prises en vue d’une mise en scène d’un spectacle de sept minutes dans lequel décors, accessoires, maquillages, longueurs des faux cils et perruques bouffantes se conjuguent. S’y promènent des robes et autres vêtements dont on ne sait ce qu’il adviendra dans le prêt-à-porter car aucune information n’est donnée à ce sujet à la suite de cette journée trop remplie.

La réalisatrice n’aura malheureusement pas réussi à égaler, avec cette vieille connaissance, malgré quelques perles, les documentaires sur Yves St-Laurent, McQueen et autres sommités qui existent déjà dans ce domaine maintenant presque pléthorique.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sofia Coppola

Idée : Sofia Coppola. Direction photo : Roman Coppola, Jenna Rosher, Shane Sigler. Montage : Chad Sipkin. Musique : À partir du répertoire des années 1990, reflétant la ville de New-York.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 27 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Marc by Sofia

Sofia Coppola

Dist.
Exempté
Contact/Prod.
[ A24 ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée ]

Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Météors

P R I M E U R
Sortie

Vendredi 17 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Trois amis inséparables. Tony est devenu le roi du BTP, Mika et Dan les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance.

 

Le Film
de la semaine

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★★

Les pieds

nickelés

 

En fait, pas vraiment si on les observe de près, quoi que, le cinéaste Hubert Charuel nous imposant une aventure du regard : observer bien ce qui passe à l’écran, mesurer les paroles qui se disent, comprendre jusqu’au fond les situations qui s’inventent d’elles-mêmes.

Idir Azougli (Daniel) domine de loin la distribution, ce qui n’empêche pas Paul Kircher (Mika) et Salif Cissé (Tony) d’être à la hauteur. De Charuel, on se souviendra de l’excellent Petit paysan. Comme dans ce précédent film, les origines « agricoles » du cinéaste en sont pour quelque chose dans la création de protagonistes fabriqués en béton, concrets, durs, ne recevant de leçons de personne.

Cette approche donne lieu à un film plus rude, grave dans son propos, mais lieu également d’une certaine tendresse qui s’échappe par-ci, par-là sans s’annoncer. Certains pourront penser que dans le rapport entre Daniel et Mika, une sorte de relation fusionnelle, quasi incestueuse et qui, à la longue, pourrait se transformer, sans vraiment le vouloir, en une histoire d’amour homosexuelle. Après tout, n’est-ce pas courant actuellement ? Mais le cinéaste invente une autre fin où la lecture en voix off d’une lettre écrite adressée à Mika nous émeut au plus profond, d’une part pour le côté romantique que dresse son charme épistolaire et pour le rejet d’une possibilité qui préfère taire son nom.

Une sorte de rapport fusionnel qui dépasse la simple amitié.

Ici, le buddy movie, genre américain par excellence, entre les mains d’un Français, reçoit un autre traitement, s’infiltrant comme par magie, dans le social, allant même jusqu’à l’excès, comme le travail qu’ils effectuent dans une poubelle nucléaire, donnant au film son côté interventionniste, dont le caractère sociopolitique n’est que plus clair.

Bien avant, les trois amis doivent affronter la justice, les mauvais boulots, qui paient à peine, prenant conscience ou pas d’une société actuelle vautrée sur le profit, au détriment du reste de la société, et plus particulièrement une jeunesse qui se cherche.

Autant la critique sociale, car chacun des trois a un destin différent, que celle des changements énergétiques actuels Autant critique sociale, car chacun des trois a un destin différent, que celle s’appuyant sur les changements énergétiques actuels dont on entend parler quotidiennement par les temps qui courent, Charuel poursuit une œuvre marquée du sceau de l’observation humaine.

Avant, chacun son menu job (ici, on dirait jobine), le projet nucléaire les réunit sans qu’ils sachent à quoi s’attendre. Météors, ce n’est pas seulement un titre de film, mais ce sont ces trois paumés de la vie qui, en fin de compte réalisent que ce n’est qu’en se quittant, que les choses pourraient, dans un sens, changer. Filant comme un météore.

Cette conclusion de la part de Charuel est d’autant plus picaresque, son côté littéraire se prononçant presqu’à chaque séquence, la magnifique lettre de la fin confirmant cette approche.

Autant critique sociale, car chacun des trois a un destin différent, que celle s’appuyant sur les changements énergétiques actuels dont on entend parler quotidiennement par les temps qui courent, Charuel poursuit une œuvre marquée du sceau de l’observation humaine.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Hubert Charuel

Scénario : Hubert Charuel, Claude Le Pape. Direction photo : Jacques Girault. Montage : Julie Picouleau. Musique : Maxime Denuc, Matthieu Gasnier.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : français
Météors

Dist.
FunFilm Distribution
Contact/Prod.
[ Domino Films ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]

Classement
Visa GÉNÉRAL

★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

1 28 29 30 31 32 959