P R I M E U R Date de sortie prévue [ Sujette à changement ] Vendredi 21 juin 2024
RÉSUMÉ SUCCINCT. Un homme suicidaire possédé par quatre fantômes est obligé d’exaucer leurs vœux et, ce faisant, son propre souhait de fonder une famille se réalise.
P R I M E U R Date de sortie prévue [ Sujette à changement ] Vendredi 21 juin 2024
RÉSUMÉ SUCCINCT. Manon, adolescente introvertie de 16 ans, se voit obligée de cohabiter avec sa grand-mère Yvonne, une ex-militante féministe atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Je suis prête, quel que soit le verdict.
B R E F S APERÇUS
< La maladie d’Alzheimer ou la perte d’autonomie, une galère pour les proches parents qui n’attendent que la personne atteinte trouve un centre d’accueil. Thème plutôt dramatique que la jeune Française Élodie Lélu transforme en comédie (dramatique) dans ce premier long métrage de fiction ;
< Avant cela, quelques documentaires de moyens et longs métrages, dont Theo Angelopoulos, réalisateur grec : Le voyage intérieur (mm / 2008) et Lettre à Théo (lm / 2019), toujours sur Angelopoulos. Des courts aussi qui n’annoncent pourtant pas ce premier dans le domaine de la fiction ;
< Entre un Olivier Gourmet un peu absent et une jeune Fanny Harduin quand même irrésistible même à l’intérieur d’un personnage coincée qui soudain, retrouve les joies et les velléités amoureuses de son âge, la présence d’Hélène Vincent (chez Chéreau, Téchiné et autres Dupontel ) qui, sans voler la vedette, se permet, comme d’habitude un petit tour de force ;
< Quelques secrets de familles, des séquences drôles, d’autres dramatiques qui arrivent à susciter notre émotion et une finale lumineuse, magnifique métaphore du temps qui passe et sans que cela soit nécessairement angoissant. Et la vie continue.
[ ÉC ] Cote : ★★★
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Élodie Lélu
Scénario : Élodie Lélu, Jean-Claude Van Rijckeghem Direction photo : Denis Jutzeler Montage : Mathieu Bouchard-Malo Musique : Gaëtan Gravel
Genre(s) Comédie dramatique Origine(s) Belgique / France / Canada [Québec] Année : 2024 – Durée : 1 h 27 min Langue(s) V.o. : français Rétro thérapie
Élodie Lélu
Dist. [ Contact ] @ Filmoption International [ Be for Films ]
P R I M E U R Date de sortie prévue [ Sujette à changement ] Vendredi 21 juin 2024
RÉSUMÉ SUCCINCT. Dans un bar de la ville, Kathy, jeune femme au tempérament bien trempé, croise Benny, qui vient d’intégrer la bande de motards des Vandals, et tombe aussitôt sous son charme. À l’image du pays tout entier, le gang, dirigé par l’énigmatique Johnny, évolue peu à peu…
CRITIQUE Pascal Grenier
★★★ ½
Chrome
et
vestes de cuir
Avec The Bikeriders, le scénariste et réalisateur Jeff Nichols (Take Shelter, Mud) revient au cinéma avec un nouveau long métrage depuis Loving (2016). Ce drame de mœurs propose un regard intimiste sur un gang de motards dans les années 60. Né après la fin du mouvement des films de motards des années 1960 et 1970, Nichols s’est inspiré du livre-photo éponyme du photographe et journaliste Danny Lyon, qui a lui-même passé plusieurs années au sein du Chicago Outlaw Motorcycle Club.
Ainsi, l’histoire débute sous la forme d’une interview qu’une femme (l’anglaise Jodie Comer, excellente) donne à un jeune journaliste à propos de comment elle a rencontré et est tombée amoureuse d’un jeune marginal (Austin Butler, avec son look qui rappelle à la fois James Dean et un jeune Brad Pitt) et hors-la-loi du gang criminalisé The Vandals dirigé par son chef Johnny (Tom Hardy, en très grande forme).
Une sorte de complicité ambigüe décomplexée.
Les interviews vont défiler par intervalle comme effet de transition entre les différents chapitres du récit, alors que l’on suit le parcours de divers membres et la vie sauvage de ce gang de motards. Il y a d’abord le rassemblement, l’ascension et son inévitable chute alors que les années filent à une vitesse folle.
Alternant entre le drame intimiste et le film de genre, qui a brièvement fait les beaux jours à une époque lointaine,The Bikeriders est un film sans prétention, mais filmé avec modestie mais beaucoup de style. On est captivé par l’atmosphère qui se dégage et ça carbure à l’essence même de ses personnages. Avec sa distribution formidable, Nichols renoue avec notamment un de ses acteurs fétiches, Michael Shannon, relégué ici à un second rôle des plus colorés et malodorant.
Le réalisateur évite les pièges des films de bikesploitation en s’intéressant davantage à la quête de liberté et l’esprit de camaraderie. S’il n’évite pas quelques poncifs associés au genre du drame criminel, son récit bien qu’épisodique est limpide et les éléments d’exploitation sont réduits au minimum.
Alternant entre le drame intimiste et le film de genre, qui a brièvement fait les beaux jours à une époque lointaine,The Bikeriders est un film sans prétention, mais filmé avec modestie mais beaucoup de style.
On y retrouve plusieurs références à diverses oeuvres marquantes du passé (The Wild One, Hell Angels on Wheels en passant par l’emblématique Easy Rider) ; le film possède aussi sa propre identité, naviguant habilement avec l’étude de mœurs et captant les tensions entre les personnages qui oscillent pour la plupart entre individualisme et conformisme.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Jeff Nichols
Scénario : Jeff Nichols Direction photo : Adam Stone Montage : Julie Monroe Musique : David Wingo
Genre(s) Drame social Année : 2023 – Durée : 1 h 56 min
Origine(s) États-Unis Langue(s) V.o. : anglais ; s.-t.f. ou Version française Les motards