P R I M E U R [ En Salle ] Sortie Vendredi 17 juin 2022
SUCCINCTEMENT. Après un hiver particulièrement rude, Brian sombre dans une profonde dépression; complètement isolé et sans personne à qui parler, il décide alors de construire un robot.
P R I M E U R [ En Salle ] Sortie Vendredi 17 juin 2022
SUCCINCTEMENT. Le court séjour à Montréal de la légende du baseball Jackie Robinson est un prétexte pour raconter l’histoire de citoyens ordinaires de la Petite Bourgogne, la première communauté noire de Montréal.
CRITIQUE.
★★★★
texte Luc Chaput
Fresques
Une murale rendant hommage à une pianiste professeure est visible dans le quartier de la Petite-Bourgogne. Elle est un signe tangible de la continuation historique de cette communauté que décrit Henri Pardo.
Ce quartier, sis à l’ouest du centre-ville près des deux gares Windsor et Centrale, était le lieu de résidence de ces porteurs noirs de bagages des voyageurs qui y trouvaient un endroit propice à y élever une famille. Des organisations communautaires y virent le jour enclenchées et soutenues par l’implication de ses membres. Une église, vivier du chant gospel, un centre communautaire et d‘autres organismes permirent de renforcer ce tissu social. Henri Pardo en décline tous les aspects par des entrevues de personnes de tous âges dont Ivan Livingstone, athlète professionnel puis professeur.
Une prise de conscience identitaire essentielle.
Une lettre au fameux numéro 41, la vedette de baseball Jackie Robinson, sert de trame littéraire à ce long métrage. Par ce moyen, le cinéaste montre la différence de traitement entre ce joueur choyé et ses compatriotes vivant bien loin de lui. Des témoignages poignants illustrent le racisme de certains membres de la police de Montréal et des intervenants en donnent un portrait glaçant.
Pour la beauté de sa cinématographie, pour l’étendue et la variété de ces propos révélateurs, cette fresque cinématographique méritait amplement le prix Magnus-Isacsson décerné aux derniers RIDM.
Des extraits du courts métrage Golden Gloves (1961) de Gilles Groulx nous introduisent à la famille de Ronald Jones, témoins des changements du quartier au temps du fameux club de jazz Rockhead Paradise et de la construction de l’autoroute Ville-Marie qui créa une balafre dans ce tissu urbain. Pour la beauté de sa cinématographie, pour l’étendue et la variété de ces propos révélateurs, cette fresque cinématographique méritait amplement le prix Magnus-Isacsson décerné aux derniers RIDM.
P R I M E U R [ En Salle ] Sortie Vendredi 17 juin 2022
SUCCINCTEMENT. Les aventures intersidérales d’un pilote américain d’aéronef.
CRITIQUE.
★★★
texte Luc Chaput
Buzz, pilote d’un vaisseau spatial, doit trouver un moyen pour corriger l’erreur qui a mené à la colonisation accidentelle d’une planète dans laquelle se trouvent des créatures hostiles.
Le cycle de l’espace-temps
En 1995, le grand film d’animation en images de synthèse Toy Story (Histoire de jouets), de John Lasseter, nous introduisit à la vie de plusieurs figurines-jouets dont l’astronaute Buzz Lightyear. Ce jouet serait donc un produit dérivé d’un film mettant en vedette Buzz qui se déroulerait en 3091 avec l’approche de science-fiction des années 1990. Le scénario d’Angus MacLane et Jason Headley intègre donc des éléments d’anticipation technologique sur les robots mais aussi sur les mœurs comme le fit entre autres la télésérie Star Trek1. Alisha, la patronne et amie de Buzz est ainsi une lesbienne ayant une famille.
Le robot-chat super intelligent, un compagnon fortement utile.
Le moteur essentiel de l’intrigue est donc cette faculté de Buzz, auquel la voix de Chris Evans donne un bel allant, à recommencer jusqu’à plus soif ses tentatives. Il veut démontrer que le carburant sous formes de cristaux énergétiques est à point. Le temps passe pour lui moins vite puisqu’il approche de la vitesse de la lumière mais normalement pour ses collègues et amis qu’il voit vieillir à grandes enjambées. Cette déclinaison de l’espace-temps donne lieu à de courts épisodes de qualité inégale jusqu’à ce qu’un vaisseau ennemi aux relents de Star Wars vienne changer la donne. Les recrues, alors dirigées à son corps défendant par Buzz, ajoutent des moments plus amusants et périlleux mais l’affrontement final a un goût de déjà-vu.
Le scénario d’Angus MacLane et Jason Headley intègre… des éléments d’anticipation technologique sur les robots mais aussi sur les mœurs comme le fit entre autres la télésérie Star Trek1. Alisha, la patronne et amie de Buzz est ainsi une lesbienne ayant une famille.
L’environnement technique en animation est de haute qualité et le robot-chat super intelligent est un compagnon fortement utile pour Buzz. L’ensemble toutefois est d’un niveau bien inférieur à plusieurs des productions Pixar. De toute façon, l’histoire de Woody avait connu une conclusion bien tournée dans l’épisode Toy Story 4 et ne nécessite assurément pas une autre mouture.
1La relation amoureuse entre Uhura, une spécialiste noire des communications et le capitaine Kirk était aussi éloquente en 1968 pendant la lutte pour les droits civiques.