Lightyear

P R I M E U R
[ En Salle ]
Sortie
Vendredi 17 juin 2022

SUCCINCTEMENT.
Les aventures intersidérales d’un pilote américain d’aéronef.

 CRITIQUE.

★★★

texte
Luc Chaput

Buzz, pilote d’un vaisseau spatial, doit trouver un moyen pour corriger l’erreur qui a mené à la colonisation accidentelle d’une planète dans laquelle se trouvent des créatures hostiles.

Le cycle de l’espace-temps

En 1995, le grand film d’animation en images de synthèse Toy Story (Histoire de jouets), de John Lasseter, nous introduisit à la vie de plusieurs figurines-jouets dont l’astronaute Buzz Lightyear. Ce jouet serait donc un produit dérivé d’un film mettant en vedette Buzz qui se déroulerait en 3091 avec l’approche de science-fiction des années 1990. Le scénario d’Angus MacLane et Jason Headley intègre donc des éléments d’anticipation technologique sur les robots mais aussi sur les mœurs comme le fit entre autres la télésérie Star Trek1. Alisha, la patronne et amie de Buzz est ainsi une lesbienne ayant une famille.

Le robot-chat super intelligent, un compagnon fortement utile.

Le moteur essentiel de l’intrigue est donc cette faculté de Buzz, auquel la voix de Chris Evans donne un bel allant, à recommencer jusqu’à plus soif ses tentatives. Il veut démontrer que le carburant sous formes de cristaux énergétiques est à point. Le temps passe pour lui moins vite puisqu’il approche de la vitesse de la lumière mais normalement pour ses collègues et amis qu’il voit vieillir à grandes enjambées. Cette déclinaison de l’espace-temps donne lieu à de courts épisodes de qualité inégale jusqu’à ce qu’un vaisseau ennemi aux relents de Star Wars vienne changer la donne. Les recrues, alors dirigées à son corps défendant par Buzz, ajoutent des moments plus amusants et périlleux mais l’affrontement final a un goût de déjà-vu.

Le scénario d’Angus MacLane et Jason Headley intègre… des éléments d’anticipation technologique sur les robots mais aussi sur les mœurs comme le fit entre autres la télésérie Star Trek1. Alisha, la patronne et amie de Buzz est ainsi une lesbienne ayant une famille.

L’environnement technique en animation est de haute qualité et le robot-chat super intelligent est un compagnon fortement utile pour Buzz. L’ensemble toutefois est d’un niveau bien inférieur à plusieurs des productions Pixar. De toute façon, l’histoire de Woody avait connu une conclusion bien tournée dans l’épisode Toy Story 4 et ne nécessite assurément pas une autre mouture.

 1 La relation amoureuse entre Uhura, une spécialiste noire des communications et le capitaine Kirk était aussi éloquente en 1968 pendant la lutte pour les droits civiques.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Angus MacLane

Scénario
Jason Headley
D’après les personnages de John Lasseter
Pete Docter, Andrew Stanton
& Joe Ranft

Direction photo
Jeremy Lasky

Ian Megibben

Montage
Anthony J. Greenberg

Musique
Michael Giacchino

Genre(s)
Animation

Origine(s)
États-Unis

Année : 2021 – Durée : 1 h 45 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Lightyear

Dist. [ Contact ] @
Walt Disney Studios

Classement
Visa GÉNÉRAL

Diffusion @
Cineplex

[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]