Histoires boliviennes

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 09 septembre 2022

SUCCINCTEMENT.
Portraits d’habitants de La Paz et de la culture aymara.

CRITIQUE.
★★★

texte
Luc Chaput

Effervescence

d’une métropole

Sur un trottoir d’une rue secondaire de La Paz, Anita prépare des petits déjeuners chaque matin de 6 h à midi. Elle subvient aux besoins de sa famille de cette manière.

Le réalisateur québécois Guy Simoneau (Plusieurs tombent en amour, Desplazados) a participé dans les dernières années aux activités de la télévision bolivienne PlurinacionalTV dans sa capitale, la plus haute au monde. Muni d’une petite caméra, il a ainsi pu visiter cette ville tentaculaire s’intéressant plus au quartier bien nommé de l’Alto, maintenant desservi par un téléphérique ultramoderne. Une animatrice et enseignante, Sonia Siyani Callisaya, lui sert de personne-ressource, expliquant les changements dans la population autochtone spécialement depuis l’élection d’Evo Morales en décembre 2005. Des séquences servent de vignettes illustratrices aux propos éclairants de la communicatrice sur les petits métiers, les organisations et la place des femmes dans la société.

Près de là, un téléphérique ultramoderne.

Un court épisode se passe à la Porte du Soleil de Tiwanaku, lieu inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’équipe du film ne sort à peine de La Paz qu’à cette occasion. N’évoquant Sucre, la capitale constitutionnelle et judiciaire du payas que par un libellé sur un autocar, ce périple très concentré ne nous permet pas d’appréhender les autres régions de cette contrée enclavée d’Amérique du Sud. Des commentaires écrits en bas d’écran ou dits auraient pu relier ces courts portraits de personnes ou de groupes à l’Histoire complexe du pays.

Le long métrage prend une autre allure à compter des préparatifs à l’élection présidentielle d’octobre 2019, pendant son déroulement et ses suites chaotiques. La caméra se met plus au centre de l’action, les positions des uns et des autres sont mieux détaillées et alors l’Histoire est en train de se dérouler sous nos yeux et la vie d’une population que l’on a découverte par bribes avant s’en trouve ainsi bouleversée. Le temps a accompli son œuvre devant le regard d’un documentariste attentif.

Des séquences servent de vignettes illustratrices aux propos éclairants de la communicatrice sur les petits métiers, les organisations et la place des femmes dans la société.

 

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Guy Simoneau

Recherche
Guy Simoneau

Direction photo
Guy Simoneau

Montage
Guy Simoneau

Musique
Alain Auger

Guy Simoneau, cinéaste.
S’intéresser aussi à l’ailleurs.

Genre(s)
Documentaire

Origine(s)
Canada [Qc]

Année : 2022 – Durée : 1 h 49 min

Langue(s)
V.o. : espagnol, s.-t.f.

Historias bolivianas

Dist. [ Contact ] @
K-Films Amérique

Classement
Visa GÉNÉRAL

Diffusion @
Cinéma Beaubien

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Je vous salue, salope :
La misogynie au temps du numérique

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 09 septembre 2022

SUCCINCTEMENT.
Plongée dans un récit composé de plusieurs femmes victimes d’agression.  Elles ont décidé de ne plus se taire.

CRITIQUE.

★★★

texte
Élie Castiel

 

Femmes au bord

de la crise

d’intimidation

Les deux réalisatrices ont choisi quatre femmes pour appuyer leur thèse, pas nouvelle dans la sphère publique, mais d’autant plus essentielle qu’encore aujourd’hui, les questionnements qu’elle soutient sont encore d’actualité; situation qui empiré au cours des quatre années de Trump au pouvoir.

Il y a Laura Boldrini, première femme nommée à la chambre des députés en Italie. Puis Kiah Morris, de Chicago, installée avec mari et enfants dans une petite ville du Vermont, représentante au Congrès.

Plus près de nous, Laurence Gratton, suivant des cours de pédagogie dans un établissement universitaire pour ensuite enseigner au primaire. Et puis, la Française Marion Séclin, qui propose un niveau discours sur le féminisme, travail comme vidéaste aidant.

Comme dénominateur commun aux quatuor : les violences verbales de toutes sorties, les messages de possible agression, le racisme ordinaire. Surtout et avant tout parce qu’elles sont des femmes qui détiennent (ou détiendrons) une certaine forme de pouvoir.

Une idée sexiste sur la réverbération des mots.

Pour certains hommes d’aujourd’hui qui ne se reconnaissent plus face aux divers mouvements d’émancipation de la femme, les réseaux sociaux sont une arme à double tranchant; d’une part, leur permettant de réduire la femme au rang des pires salopes (d’où le vocable dans le titre français du film); de l’autre, le accusant de les avoir détrôner.

Le système patriarcal n’est pas prêt à s’écrouler. On aurait cependant voulu que Léa Clermont-Dion et Guylaine Maroist réagissent aussi face à ces femmes qui défendent ce sexisme, comme celles qui ont voté massivement pour Trump. Dans un sens, le film de Clermont-Dion et Maroist oscille entre diverses couches narratives, ne sachant pas toujours quel point de vue prendre.

Télévisuelle comme approche cependant, fortement appuyé par les réseaux impliqués dans la production qu’on constate dans le générique de fin. Conclusion : essentiel et stimulant.

Le discours de Kiah Morris nous a semblé le plus poignant parce que la protagoniste entretenant ses propos avec une force d’évocation pénétrante. Le mari, lui, avoue sa tristesse face aux harcèlement dont elle est victime. Elle se bat, il la suit dans cette bataille.

Visuellement, rien de vraiment neuf dans le genre documentaire, même si quelques sophistications bienvenues s’infiltrent par-ci, par-là. Télévisuelle comme approche cependant, fortement appuyé par les réseaux impliqués dans la production qu’on constate dans le générique de fin. Conclusion : essentiel et stimulant.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Léa Clermont-Dion
Guylaine Maroist

Scénario
Léa Clermont-Dion
Guylaine Maroist

Direction photo
Louis-Vincent Blaquière

Fabien Côté
Steeve Desrosiers

Montage
Jean-François Lord
Éric Ruel

Musique
Antoine Rochette

Genre(s)
Documentaire social

Origine(s)
Canada [Qc]

Année : 2022 – Durée : 1 h 21 min

Langue(s)
V.o. : anglas, français; s.-t.a. ou français

Backlash : Misogyny in the Digital Age

Diffusion @
Les Productions de la Ruelle

Classement
Visa GÉNÉRAL

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Parc
Cinémathèque québécoise

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Lifemark

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 09 septembre 2022

SUCCINCTEMENT.
La mère biologique de David revient dans sa vie, 18 ans après la naissance de celui-ci.

S A N S
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kevin Peeples

Genre(s)
Drame

Origine(s)
États-Unis

Année : 2022 – Durée : 2 h

Langue(s)
V.o. : anglais

Lifemark

Dist. [ Contact ] @
Cineplex Entertainment

[ Fathom Events ]

Classement
Visa GÉNÉRAL

Diffusion @
Cineplex

[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

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