Amants

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 04 mars 2022

SUCCINCTEMENT.
Lisa et Simon s’aiment depuis leur adolescence, mais lorsque les choses tournent mal pour Simon lors d’une soirée, il décide de fuir et ne revient jamais. Trois ans plus tard…

CRITIQUE.

★★★

texte
Élie Castiel

Nicole Garcia est une romantique née car quel que soit le genre ou la pluralité des genres abordés dans ses films, demeure cette idée du rapprochement des corps, des ruptures qui s’ensuivent, de ces malaises, soit provisoires, en transitions ou qui se déclarent impuissants.

Chez la grande comédienne, devenue également cinéaste par conviction, le couple, c’est l’hétéronormativité des relations. Pourquoi pas? C’est ce qu’elle connaît, comme la très grande majorité.

Et pourtant, nonobstant les contours de tel ou tel scénario, demeure toujours cette « guerre des sexes », cette ambigüité à assumer l’idéal. Le point de vue de l’homme et différent de celui de la femme; constatation simplement dite, mais qui dans le cas de ce dernier opus, Amants, s’incruste avec passion (souvent distante, mais présente) dans le cliché du triangle amoureux.

Un romantisme

mâtiné de complexités

Équivalent en quelque sorte à luttes de pouvoir, narcissisme, plongée dans des voies par le fait même, discordantes. Ils s’aiment, c’est-à-dire que Lisa (vulnérable et son contraire Stacy Martin) aime Simon (Pierre Niney, érotiquement physique). Elle travaille dans un hôtel. Il deale de la drogue aux plus offrants. Impasse. On ne vous dira rien. Sauf que Simon fuit.

Lisa fait la connaissance d’un homme qui aurait pu être son père en quelque sorte, mais n’est-ce pas là une loi pérenne des relations hommes-femmes qui n’a jamais cessé d’exister? Laissons de côté l’analyse freudienne.Suite

Ella and the Little Sorcerer

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 04 mars 2022

SUCCINCTEMENT.
Lorsque le prince Alex est emprisonné dans le corps d’une souris, Ella et ses amis partent en voyage pour trouver les ingrédients de la potion magique qui peut le faire redevenir comme avant.

SANS
COMMENTAIRES.

Suite

Gangubai Kathiawadi

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 04 mars 2022

SUCCINCTEMENT.
La vie de la jeune Ganga, qui s’est enfuie de sa petite ville de Kathiawad pour réaliser son rêve de devenir une star de cinéma.

CRITIQUE.

★★★★

texte
Élie Castiel

Le nouvel opus cinématographique de Sanjay Leela Bhansali, probablement le plus important des cinéastes contemporains de la scène bollywoodienne, affirme et surtout assume ses diverses complexités narratives : usage intentionnel d’un humour camp, qu’on retrouve en général dans les films LGBT, goût prononcé pour les inserts chorégraphiques d’une majestuosité incomparable; mais surtout, et ça a été la cause de plusieurs débats en Inde, donner le rôle d’une patronne de bordel transsexuelle à un acteur, à priori, hétéro.

Il s’agit de Vijay Raaz, l’immense comédien de ce cinéma national qui jouait Aftab Shakir Ahmed dans l’excellent Gully Boy (2019) de la cinéaste Zoya Akhtar – Là aussi, on retrouvait également la fiévreusement compétente Alia Bhatt, personnage principal dans Gangubai Kathiawadi qui s’arrange pour unir adéquatement ses aptitudes physiques à ses talents d’interprète. Mais la collaboration de Raaz est ici une sorte de déclaration (en anglais, le terme est plus catégorique, statement); en quelque sorte, transgresser en partie les codes d’un genre populaire, principalement, hétéronormatif dans son illustration des relations humaines et des enjeux sociaux et donner un nouveau souffle à une industrie bollywoodienne, parfois sclérosée.

Histoires de femmes libres

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