P R I M E U R [ En salle ] Sortie Mercredi 30 juin 2021
SUCCINCTEMENT. Pendant trois ans, les réalisatrices Émilie Perreault et Monic Néron ont analysé et décortiqué le parcours de victimes qui ont choisi la voie judiciaire dans la foulée du mouvement #MoiAussi. En résulte une remise en question des méthodes d’un système réfractaire aux changements.
P R I M E U R [ En salle ] Sortie Vendredi 25 juin 2021
SUCCINCTEMENT. À Téhéran, des enfants embrigadés dans du travail clandestin fréquentent l’école du Soleil qui leur offre une porte de sortie.
LE FILM |de la semaine
CRITIQUE.
★★★★
texte Luc Chaput
Un pré-ado croise une plus jeune fille qu’il connaît et qui vend à la sauvette des colifichets dans le métro de Téhéran.
Zahra est la sœur aînée d’Abolfazi, d’une famille afghane en situation irrégulière. Ali, qui s’occupe de sa mère hospitalisée, est le chef du quatuor qui comprend également Mamad, le plus costaud, qui est en situation tendue avec son père. Ces enfants sont donc portés à commettre de menus ou grands larcins pour des organisations criminelles afin de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs proches. Le scénario du réalisateur Majid Majidi et de son confrère Nima Javidi nous promène dans cette dense conurbation qu’est la capitale iranienne, s’immisçant par le regard et le dialogue dans certains aspects moins connus de cette ville.
Le soleil peut-être
au bout du tunnel
Roohollah Zamani dans le rôle de l’ingénieux Ali. Un jeune comédien confirmé.
Ali rencontre dans le cadre de ses activités le propriétaire d’une volière de pigeons voyageurs. Le quatuor est alors incité par un subterfuge à fréquenter l’école du Soleil, privée, irrégulière et non subventionnée où ils croisent d’autres enfants dans la même situation. Ils découvrent ainsi les devoirs, les leçons, les joies, les peines d’un lieu qui les traite comme des individualités et Reza y confirme ses qualités de footballeur.
La mise en scène de Majidi, soutenue par la caméra souvent à l’épaule de Hooman Behmanesh, oppose plusieurs séquences de poursuite dans un riche centre d’achat, dans les transports en commun et à travers les rues et ruelles de ces vieux quartiers de la métropole à celles plus posées dans l’école. Une tension certaine y sourd due en partie à la situation financière précaire de cette école au service des enfants de la rue. Le récit prend alors plusieurs venelles vers un issue étonnante.
Le cinéaste Majid Majidi confirme, bien après Les enfants du ciel (Bacheha-ye Asemān), son talent à plaider pour les droits des enfants dans un registre maintenant plus dramatique.
Rafie, un éducateur, interprété avec un aplomb ironique par Javad Ezzati, est un partenaire de jeu impeccable de ces jeunes acteurs nouveaux venus dont Roohollah Zamani dans le rôle de l’ingénieux Ali et Shamila Shirzad dans celui de la sérieuse Zahra ressortent facilement du lot. L’engagement de toute l’équipe est communicatif spécialement dans les scènes de foule. Le cinéaste Majid Majidi confirme, bien après Les enfants du ciel (Bacheha-ye Asemān), son talent à plaider pour les droits des enfants dans un registre maintenant plus dramatique.
P R I M E U R [ En salle ] Sortie Vendredi 25 juin 2021
SUCCINCTEMENT. Lorsqu’un projet de pipeline crée des hostilités entre les résidents d’une petite ville, un garde forestier nouvellement arrivé doit maintenir la paix après qu’une tempête de neige a confiné les habitants dans un ancien pavillon.
CRITIQUE.
★★ ½
texte Luc Chaput
Dans un village médiéval, autour d’un feu, des personnes discutent pour savoir laquelle d’entre elles est un loup-garou dans ce jeu vidéo d’Ubisoft sorti fin 2016. Grâce à son succès, la compagnie a décidé d’en produire une adaptation cinématographique.
L’action se déroule maintenant à l’époque contemporaine dans un village montagneux américain, Beaverfield, centre de villégiature où un hôtel est distant du village. Une grosse tempête de neige a bloqué les routes extérieures et plusieurs villageois se retrouvent donc dans ce lieu clos. L’intrigue reprend les tropes du tueur éliminant des individus comme dans le célèbre And Then There Were None d’Agatha Christie, maintes fois adapté au cinéma.
L’humain est un
loup-garou pour
ses semblables
Un nouveau garde forestier noir et plutôt timide devient, par sa fonction, le meneur de jeu contesté par l’escalade des tensions dues à la découverte de corps déchiquetés. L’hypothèse du loup-garou est lancée et les insultes et autres vannes fusent. Sont ici réunies ces personnalités qui sont plutôt des types, le riche couple gai flamboyant, le promoteur du pipeline millionnaire et grand chasseur, la scientifique paranoïaque, le couple de commerçants du village, la propriétaire de l’hôtel, la gentille postière et le garde. Les impulsions du scénario de Mishna Wolff (sic) vers la caricature sont renforcées par le jeu plutôt large des acteurs sauf dans le cas de Sam Richardson et Milana Vayntrub.
La mise en scène de Josh Ruben amène quelques secousses mais trop facilement désamorcées par les rires subséquents. La solution apparaîtra évidente à certains. Mais encore une fois après Assassin’s Creed de Justin Kurzel, la réussite filmique n’est pas au rendez-vous pour cette entreprise d’images de synthèse.
… après Assassin’s Creed de Justin Kurzel, la réussite filmique n’est pas au rendez-vous pour cette entreprise d’images de synthèse.
Un nouveau garde forestier noir et plutôt timide devient, par sa fonction, le meneur de jeu contesté par l’escalade des tensions dues à la découverte de corps déchiquetés.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Josh Ruben
Scénario Mishna Wolff
Direction photo Matt Wise
Montage Brett W. Bachman
Musique Anna Drubich
Josh Ruben.
Genre(s) Comédie d’épouvante
Origine(s) États-Unis
Année : 2021 – Durée : 1 h 37 min
Langue(s) V.o. : anglais Werewolves Within
Dist. [ Contact ] Cinéma du Parc [ @ IFC Films ]
Classement (suggéré) Interdit aux moins de 13 ans
En salle(s) @
ÉTOILES FILANTES ★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★Mauvais. 0 Nul. ½ [ Entre-deux-cotes ]