Chronique d’une ville

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Parcours imaginatif dans l’humanité singulière et semblable de trois métropoles.

 

Polyphonie

urbaine

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

 

Un chercheur américain arpente les champs, les prés et les régions maraîchères du district fédéral de Mexico, cherchant les pistes que les pas de l’homme incrustent sur le sol pour se rendre au plus près ou plus loin. Voilà un des nombreux protagonistes de ce long métrage documentaire à l’allure par moments plus poétique.

La cinématographie d’Alexandre Lampron réussit à rendre perceptibles les différences entre le diverses conurbations visitées que ce soit Montréal, Mexico ou Tokyo. Le montage par association ou opposition de Myriam Magassouba amène le spectateur à considérer les ressemblances inhérentes à ces présences d’individualités, d’édifices et de voies de communications qui font avec le désir et la peur les éléments constitutifs de ces agglomérations de plus en plus importantes. Certaines de ces super-villes deviennent difficiles à gérer et cherchant à avoir de plus grands pouvoirs.

C’est par la récolte d’opinions, de réflexions que la cinéaste Nadine Gomez affirme la place de la personne dans ces multitudes. Que ce soit la Mexicaine à vélo, le duo de Nippons habillés à l’identique dans une mode du début du XXe siècle déambulant dans des petites rues de la capitale japonaise ou des Mexicains âgés admirant certains immeubles ou la femme de chambre d’un hôtel montréalais, chaque personne ainsi présentée acquiert une individualité et un droit furtif au chapitre. Les autobus dans lesquels des touristes prennent de nombreux clichés qu’ils reverront avec intérêt ou non après leurs voyages sont aussi présentés, ainsi qu’un quidam âgé regardant d’autres visiteurs parcourant des ruines industrielles.

Le montage par association ou opposition de Myriam Magassouba amène le spectateur à considérer les ressemblances inhérentes à ces présences d’individualités, d’édifices et de voies de communications qui font avec le désir et la peur les éléments constitutifs de ces agglomérations de plus en plus importantes. 

Le travail, le labeur sous plusieurs formes prend aussi sa place majeure dans cette polyphonie visuelle dans laquelle des passants nombreux attendent à une intersection et d’autres établissent une gestuelle commune dans une chorégraphie ancestrale et que des couples virevoltent en d’autres danses plus récentes. Par ce long métrage aux multiples facettes, la cinéaste continue son œuvre urbanophile commencée dans son court Métro .

Un regard désinterressé vers l’ailleurs.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nadine Gomez

Scénario : Nadine Gomez. Direction photo : Alexandre Lampron. Montage : Myriam Magascouba. Musique : Jérémi Roy.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada
Année : 2025 – Durée : 1 h 16 min
Langue(s)
V.o. : multilingue; s.-t.a. & s.-t.f.
Chronicle of a City

Nadine Gomez

Dist.
Les Films du 3 mars
Contact & Prod.
[ Nemesis ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée ]
Cinémathèque québécoise

Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Dead Man’s Wire

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
L’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures.

 

Une satire

mi-figue

mi-raisin

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

 

Du moins si l’on retient l’interprétation physique et le charisme de l’interprète Bill Skarsgård, dans l’une de ses meilleures prestations.

Gus Van Sant, absent depuis plus de cinq ans, revient avec un récit classique qui vaut son pesant d’or. Que reste alors du Van Sant original dont la plupart de ses films dépassent de loin la mise en scène classique ?

Cette longue absence l’a sans doute solidifier dans son travail de cinéaste ; il s’est sans doute abreuver de ce nouveau cinéma indie américain d’aujourd’hui qui, tout en résistant aux récits conventionnels rejoignent un plus large public en proposant des films plus proches des récits linéaires tout en leur insufflant des mises en scène dépassant le côté conventionnel.

Surtout, ne pas céder.

Ici, on songe bien entendu au Dog Day Afternoon / Un après-midi de chien, de Sidney Lumet avec Al Pacino dans le rôle principal (également présent ici dans un rôle restreint – hasard ou coïncidence ?).

De Van Sant, on constatera l’atmosphère de cette époque du milieu des années 70 où la violence dans la Grande Pomme opère comme façon de vivre. D’où ce grain dans la pellicule employée, ces couleurs criardes, les atmosphères glauques et dans le même temps enivrantes sont monnaie courante.

Et dans l’esprit de Gus Van Sant, une satire de cette époque où la justice et l’injustice se caresse l’épaule selon les circonstances.

En espérant que le cinéaste de Drugstore Cowboy ou encore de Elephant renoue avec son cinéma des origines.

Mais où le public de masse, en privé, est parfois du côté des criminels, considérés comme des héros qui osent braver les conventions sociales et la corruption de certains élus ou financiers. Mais Van Sant ne va pas aussi loin que ça, préférant insister sur le côté formel, cet aspect du film brillamment réussi.

Retour au présent sans doute dans un film sur un passé lointain, mais dont la morale de l’histoire demeure sans doute le portrait d’une Amérique divisée, fracturée par ses nombreuses défaites, blessures et divisions, à l’instar d’un présent irrespirable et désolant.

En espérant que le cinéaste de Drugstore Cowboy ou encore de Elephant renoue avec son cinéma des origines.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Gus Van Sant

Scénario : Austin Kolodney. Direction photo : Arnaud Potier. Montage : Shar Klein. Musique : Danny Elfman.

Genre(s)
Chronique sociale
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 45 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
La corde au cou

Gus Van Sant (au centre)

Dist.
Métropole Films
Contact & Prod.
[ Mongrel Media ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Happy Patel: Khatarnak Jasoos

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Espion maladroit, mais plein d’enthousiasme, Happy Patel est entraîné dans une série d’aventures aux conséquences inattendues.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Vir Das
Kavi Shastri

Genre(s)
Comédie
Origine(s)
Inde
Année : 2025 – Durée : 1 h 59 min
Langue(s)
V.o. : hindi; s.-t.a.
Happy Patel: Dangerous Spy

Vir Das (haut)
& Kavi Shastri

Dist.
SPV Inc.
Contact & Prod.
[ Aamir Khan Productions ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

1 80 81 82 83 84 959