Raya and the Last Dragon

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 05 mars 2021

SUCCINCTEMENT
Jadis, humains et dragons vivaient en harmonie dans le royaume de Kumandra, oubliant la menace de forces mystérieuses. Pourront-ils compter sur l’aide de Sisu?

SANS
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation 

Carlos Lopez Estrada
Don Hall

Scénario
Qui Nguyen
Shannon Stein

Montage
Fabienne Rawley
Shannon Stein

Musique : James Newton Howard

Son : Nia Hansen

Genre(s) : Animation

Origine(s) : États-Unis

Année : 2021 – Durée : 1 h 47 min

Langue(s)
V.o. : anglais

Raya and the Last Dragon

Dist. @
Buena Vista Canada

Classement
Tous publics

En salle(s) @
[ Côte-des-Neiges ]

The Mauritanian

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 05 mars 2021

SUCCINCTEMENT
Après les attentats du 11 septembre 2001, le Mauritanien Mohamedou Ould Slahi se retrouve à Guantánamo Bay, à Cuba. Deux avocats américains vont l’aider.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Luc Chaput

Une avocate et son assistante doivent passer dans un dédale de requêtes et de réponses pour accéder au dossier de leur client. Finalement, elles découvrent dans cette pièce verrouillée à double tour que la plupart des documents sont caviardés.

La guerre contre le terrorisme, qui dure de manière plus évidente depuis une vingtaine d’années avec le traumatisme du 11 Septembre, a suscité de nombreuses œuvres écrites et des films qui apportaient un point de vue plus ou moins critique sur certains aspects des combats clandestins ou non et des opérations militaires. Dans les rafles qui suivirent certains attentats plus spectaculaires, les nasses se remplissent de personnes de diverses origines et idéologies alors suspectées. Des opérations policières menèrent aux transferts de ces suspects dans des prisons clandestines dans d’autres pays et leurs traces dans les documents officiels devinrent souvent ainsi plus floues et ardues à retrouver. Taxi to the Dark Side (Un taxi pour l’enfer) d’Alex Gibney, par son approche documentaire, en remontait déjà les mécanismes et a gagné à juste titre l’Oscar en 2008.

Tahar Rahim (Un prophète), par son Mohamedou complexe, sûr de ses droits, blagueur et empathique, plus tard subissant des séquences de tortures illustrées avec une forte concentration par la mise en scène alors étouffante de Macdonald, dont le diamant d’interprétation constitue le point central nécessaire de ce film sur un cas d’espèce maintenant célèbre d’habeas corpus et de justice pour tous.

Cas d’espèce

L’histoire d’une saga judiciaire.

Ici, le scénario d’un journaliste d’enquête et de deux auteurs britanniques est adapté du livre du protagoniste Mohamedou Ould Salahi qui est le Mauritanien du titre.  Trois fils narratifs se croisent pour échafauder l’histoire de cette saga judiciaire. Mohamedou est amené par des officiers de sa police nationale et disparaît dans des geôles. Une avocate américaine est amenée à s’intéresser à ce cas et a de grandes difficultés à obtenir les renseignements nécessaires à la défense de client potentiel qu’elle rencontre finalement à Guantánamo. Cette base militaire américaine sur l’île de Cuba sert de prison dans laquelle les détenus sont gardés dans des strictes conditions, que la direction artistique rend tangibles, et ainsi mis littéralement à l’ombre dans un lieu très ensoleillé au bord d’une plage.

Le procureur désigné par l’appareil judiciaire militaire américaine, bien droit dans ses bottes, est tout d’abord enclin à croire les pièces du dossier qu’on lui soumet.  Les difficultés qu’il rencontre avec sa hiérarchie et ses collègues pour confirmer certaines de ses découvertes le conduisent à prendre certaines décisions ayant effet sur sa future carrière.

Les révélations successives que les trois discours narratifs amènent lentement sont soutenus par une mise en scène serrée dans les immeubles où les trois acteurs principaux Benedict Cumberbatch  (Couch, le procureur) et Jodie Foster (Hollander, l’avocate) s’investissent complètement dans leurs personnages. C’est toutefois Tahar Rahim (Un prophète), par son Mohamedou complexe, sûr de ses droits, blagueur et empathique, plus tard subissant des séquences de tortures illustrées avec une forte concentration par la mise en scène alors étouffante de Macdonald, dont le diamant d’interprétation constitue le point central nécessaire de ce film sur un cas d’espèce maintenant célèbre d’habeas corpus et de justice pour tous.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kevin Macdonald

Scénario
Michael Bronner, Rory Haines
Sohrab Noshirvani
D’après Guantánamo Diary de Mohamedou Ould Slahi,
edité par Larry Siems

Direction photo : Alwin H. Küchler

Montage : Justine Wright

Musique : Tom Hodge

Son
Ben Barker, Nico Louw
Danny Freemantle, Dayo James
Robert Malone & Yves-Marie Omnen

Kevin Macdonald sur le plateau de tournage

Genre(s) : Drame biographique

Origine(s) 
États-Unis
Grande-Bretagne

Année : 2021 – Durée : 2 h 09 min
Langue(s)
V.o. : anglais, arabe, français ; s.-t.a.

The Mauritanian

Dist. @
Entract Films

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

En salle(s) @
Cineplex

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Chers camarades!

PRIMEUR
Sortie
vendredi 26 février 2021

SUCCINCTEMENT
1962, à Novotcherkassk, une ville de province au sud de l’URSS. À la suite d’une grève,  26 personnes sont tuées et 87 blessées. Lyudmila, dévouée au Parti Communiste et vétéran idéaliste de la Seconde Guerre mondiale voit les choses autrement jusqu’à ce que…

COUP DE CŒUR
de la semaine.

★★★★ ½

texte
Élie Castiel

Dès la première séquence, nous sommes emballés par sa sobriété. Un couple se réveille après, on suppose, une nuit d’amour. La femme se rhabille et s’en va. L’homme reste. Avant, quelques paroles échangées et on saura qu’il s’agit d’un homme et d’une femme qui se voient de temps en temps pour échanges affectifs et des rapports intimes. Pour une raison qui nous échappe, ou nous faisons semblant qu’elle nous échappe, notre regard se porte sur la femme.

Dissidents

et partisans

Bon réflexe de spectateur ou encore stratégie d’un cinéaste octogénaire qui évoque dans cette partie du film et celles qui suivront, entre autres le Jiri Menzel des premiers temps. Ces réalisations où le sérieux des sujets se heurte à la luminosité de l’environnement, parfois des journées ensoleillées dans un environnement hostile. Un aspect souvent constaté dans les cinémas d’un certain âge d’or. Impossible de se tromper, Chers camarades! (dont le point d’exclamation suggère un cri de ralliement) est tourné comme un film des années 60, à la soviétique, avec un ton brechtien qui ne dément pas. Le collectif s’impose ainsi avec une maestria théâtrale extraordinaire qui ne recule jamais tout le long de la projection.Suite

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