RÉSUMÉ SUCCINCT
Correspondant à l’étranger, Ma Xiao, son épouse Pan Wenjia et l’ingénieur Miao Feng se rendent sur place pour réparer une station de base. Mais tous trois sont enlevés par une organisation extrémiste.
RÉSUMÉ SUCCINCT Un New-yorkais découvre qu’il a un certain talent de conteur à propos de ses déboires personnels.
ANGLE | CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★
Faire face
à la musique
de la vie
Un homme, devant un club à Manhattan, découvre qu’il ne paie pas de droit d’entrée s’il s’inscrit comme monologuiste amateur sur cette petite scène. Alex vit maintenant dans un appartement de cette île pendant que sa femme et ses deux garçons continuent à habiter un bungalow en grande banlieue. Le scénario, inspiré de l’histoire vraie d’un humoriste britannique d’ailleurs coproducteur, a été écrit à six mains.
Le titre fait à la fois référence à l’interrogation d’un artiste à propos du micro quand il n’ y a pas de réaction du public et à celle d’un membre d’un duo sur le statut de celui-ci. L’intrigue navigue entre ces deux configurations de la vie urbaine faites de trajets vers les écoles des enfants, de discussions entre amis connus à l’université ou dans d’autres circonstances et de visites des garçons chez le paternel.
La cinématographique de Matthew Libatique, en caméra à l’épaule, accompagne de plus près les prestations inégales d’Alex dans ce club renforçant le caractère intime du projet, bien loin des déploiements de A Star is Bornet Maestro. Seuls deux spectacles scolaires en ouverture et fin apportent une modulation plus fastueuse à l’ensemble. Une camaraderie entre ces praticiens du stand-up qu’ils soient professionnels ou très amateurs s’installe dans ce lieu réputé de la scène new-yorkaise.
Essayer des trucs pour appréhender la vie.
Will Arnett, également coscénariste, offre un mélange de fragilité et d‘assurance dans ce type de rôle qu’il connaît bien et son interaction complexe avec Laura Dern dans le rôle de Tess, son épouse en pause de relation, est belle à observer. Le réalisateur se donne un rôle d’acteur supplétif de théâtre à la limite inférieure de la caricature qu’il défend du mieux qu’il peut dans cette charmante comédie dramatique sur les remue-ménages familiaux.
La cinématographique de Matthew Libatique, en caméra à l’épaule, accompagne de plus près les prestations inégales d’Alex dans ce club renforçant le caractère intime du projet, bien loin des déploiements de A Star is Born et Maestro.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Bradley Cooper
Scénario : Bradley Cooper, Will Arnett, Mark Chappell. Direction photo : Matthew Libatique. Montage : Charlie Greene. Musique : James Newberry.
Genre(s) Comédie dramatique Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 2 h 01 min Langue(s) V.o. : anglais; s.-t.f. Est-ce que ça fonctionne ?
RÉSUMÉ SUCCINCT
Fatima, 17 ans, est la petite dernière. Elle vit en banlieue avec ses sœurs, dans une famille joyeuse et aimante. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s’émancipe de sa famille et ses traditions. Fatima se met alors à questionner son identité. Comment concilier sa foi avec ses désirs naissants ?
CHOIX | de la semaine |
ANGLE | CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★ ½
Le regard cinématographiquemaghrébin
s’ouvre-t-il aux homosexualités ?
Si c’est vraiment le cas, il était temps puisque, particulièrement , dans ces contrées qui constituent l’Algérie, la Tunisie et surtout le Maroc (preuves à l’appui), l’homosexualité non-assumée existe depuis toujours et pratiquée plus ou moins en catimini. Mais perdure aussi ce paradoxe existentiel la concernant « du moment où je… je ne…, je ne suis donc pas homosexuel ». Territoires de paradoxes où certains enjeux sociaux sont, pratiquement, de l’ordre de la débrouille individuelle.
Fin de ce petit prélude de sociologie du comportement.
Le nouveau Hafsia Herzi rappelle en quelque sorte la Palme d’Or cannoise de 2013, La vie d’Adèle, de son confrère franco-tunisien ; ici, elle aborde le rare sujet des amours homosexuelles féminines dans la maghrébité.
Un film qui se veut un regard féminin, et qui essaie par tous les moyens, regrettablement, sans toujours y arriver, les corps, par exemple, filmés par l’objectif de Jérémie Attard (Mektoub, My love – Canto Uno), toujours de Kechiche, selon une vision masculinisée, sans oublier ces quelques détails appuyés sur certains fétiches pratiqués, en ce qui nous concerne, gratuits ; pour se racheter, se rendant compte que le film est réalisé par une femme, il s’appuie sur l’esthétique du film, en particulier le choix des couleurs, plus proche de la sensibilité féminine.
Passer inaperçue comme pour déjouer le hasard.
Comme une critique de film, nous l’avons maintes fois dit, n’est pas une étude de texte, nous vous laissons le soin de découvrir les détails narratifs, sauf qu’il est question, essentiellement, de silences qui en disent beaucoup, d’homophobie incontrôlable, de liens familiaux où des choses nous échappent et de rapports ambivalents entre religion et orientation sexuelle (sur ce plan, excellente séquence entre Fatima et l’imam de la Mosquée).
La petite dernière est un film simple, déchirant, sincère, ouvrant finalement le regard maghrébin sur le cinéma queer. Reste à savoir comment il pourra survivre dans un contexte d’homophobie galopante au sein de ces différentes communautés.
Et contrairement au Kechiche de La vie d’Adèle qui s’achève sur un plan bouleversant qui laisse certains doutes sur la proposition du réalisateur, ici, l’ultime image proposée demeure l’extraordinaire dualité (le film et le privé) du plan : d’une part, le triomphe de la volonté ; de l’autre, la mise en exergue de l’excellente actrice Nadia Melliti, image qu’a probablement retenue le Jury pour lui accorder le Prix de la meilleure actrice à Cannes.
La dernière séquence, d’une rare émotion, là où le dialogue entre Fatima et sa mère se limitent à quelques brèves paroles, Herzi privilégiant les regards, c’est à ce moment précis que la cinéaste assume entièrement le caractère féminin du projet.
Et contrairement au Kechiche de La vie d’Adèle qui s’achève avec un plan bouleversant qui laisse certains doutes sur la proposition du réalisateur, ici, l’ultime image proposée demeure l’extraordinaire dualité (le film et le privé) du plan : d’une part, le triomphe de la volonté ; de l’autre, la mise en exergue de l’excellente actrice Nadia Melliti, image qu’a probablement retenue le Jury pour lui accorder le Prix de la meilleure actrice à Cannes.
Scénario : Hafsia Herzi; d’après le roman éponyme de Fatima Daas. Direction photo : Jérémie Attard. Montage : Géralding Mangenot. Musique : Amin Bouhafa.
Genre(s) Drame Origine(s) France / Allemagne Année : 2025 – Durée : 1 h 53 min Langue(s) V.o. : français La petite dernière
Der jüngste Tochter
Hafsia Herzi
Dist. Entract Films Contact / Prod. [ Elevation Pictures ]