SUCCINCTEMENT Premier long métrage de Bob l’Éponge entièrement créé en images de synthèse (CGI). Après l’enlèvement de son compagnon Gary l’escargot, Bob l’Éponge et Patrick s’embarquent dans une aventure épique qui les mènera jusqu’à la cité perdue d’Atlantic City pour ramener Gary à la maison.
SANS
COMMENTAIRES.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Paul Tibbitt Des McAnuff
Genre(s) Animation
Origine(s) États-Unis Corée du Sud
Année : 2020 – Durée : 1 h 31 min
Langue(s) V.o. : anglais / Version française Bob l’éponge le film : Éponge en fuite
SpongeBob Square Pants 3
SUCCINCTEMENT Un homme récemment divorcé se rend à la maison de son ex-femme avec la ferme intention de venger sa rupture. Après son délit…
BRÈVE.
texte Élie Castiel
★★
Amok, folie meurtrière
D’une violence extrême, repoussante, grand-guignolesque le plus souvent, n’hésitant pas une seconde à émoustiller nos sens les plus perfides, introvertis, repoussés par notre pouvoir inné (grâce à Dieu) de la socialisation. Une caméra semblant jouir de ces moments de pure folie dévastatrice – plans serrés des visages, cascades gratuites au service du cinéma sensationnaliste – déshumanisante, intentionnellement prise par un excès d’aliénation.
Et Russell Crowe, physiquement transformé pour la circonstance, prisonnier d’un jeu dramatique qui n’en est pas un ; plutôt un rendez-vous avec un personnage atypique, qui ne varie pas tout au cours du film. C’est voulu, volontairement assumé.
Il est évident qu’avec moins d’opportunisme, Borte est certainement en mesure de construire quelque chose de plus solide. On ne peut que le lui souhaiter, car il y aura une prochaine fois.
Mais de la part de Derrick Borte – The Joneses / La famille Jones (2009) – un je-m’en-foutisme hallucinant, un risque avec la liberté d’expression visuelle, même si celle-ci est vouée aux extrêmes les plus pervers.
Ça dérape, ça sautille. Va dans tous les sens avec une finale qui remet les choses à sa place, les pendules presqu’à l’heure. Il est évident qu’avec moins d’opportunisme, Borte est certainement en mesure de construire quelque chose de plus solide. On ne peut que le lui souhaiter, car il y aura une prochaine fois.
SUCCINCTEMENT De nombreuses femmes d’un peu partout à travers le monde s’expriment devant l’objectif de la caméra des deux signataires de ce long métrage documentaire inusité.
CRITIQUE.
texte Élie Castiel
★★★½
La femme à travers le monde
Le plan fixe assume son autorité, son panache, parfois, rarement entrecoupé par une image imposée peut-être par telle ou telle répondante, sans doute voulant mieux exprimer le fond de sa pensée. Les cosignataires de ce beau poème dédié à la « parole-femme », parfois mené par une approche angélique, n’en demeurent pas moins convaincus d’un projet qui leur tenait à cœur. À l’heure des post-#MeeToo de ce monde, le discours est moins militant si l’on en juge par les propos de ces mères, femmes, épouses, amantes, d’ici et d’ailleurs. L’Asie et l’Afrique tenant lieu de centres privilégiés – et c’est tant mieux ainsi.
Rébarbatif parfois tout en conservant la noblesse du geste, conscient que la caméra est prête à tout capter, Woman se distingue par son côté dualiste ; deux cinéastes signent, la première femme, l’autre homme. Prêts à dialoguer en usant de leur art.
Les liens sont ainsi tissés. Opportunisme politique ? Commandite venant de quelconques organismes sociaux ? Toujours est-il que le tout fonctionne à merveille, l’image demeure limpide, douce, apaisante. Les sujets, eux, varient entre la sexualité qui éclate d’un coup, qui s’incruste au corps sans crier gare et qu’on découvre entre le plaisir, la curiosité et la gêne ; il est aussi question de la prise de conscience de son statut de femme, l’amour d’appartenir au genre qui crée la vie. Et dans leurs rapports aux hommes, à ces autres, ceux du genre masculin qui souvent n’ont pas compris, une ouverture au dialogue, un contact humain, une symbiose qui s’empêche d’éclater.
Le procédé cinématographique est impeccable, curieux, au service de tous ces discours toujours pertinents. Au service du cinéma. Encore une fois, le plan fixe, intime, cautionne sa supériorité
Rébarbatif parfois tout en conservant la noblesse du geste, conscient que la caméra est prête à tout capter, Woman se distingue par son côté dualiste ; deux cinéastes signent, la première femme, l’autre homme. Prêts à dialoguer en usant de leur art.